Le maire de Nice est, avec Anne Hidalgo, l'une des rares personnalités politiques à avoir quitté X pour Threads. Il explique sa démarche.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Le 15 décembre dernier, vous avez annoncé publiquement votre décision de quitter X, pourquoi ce choix ?
CHRISTIAN ESTROSI - Ce réseau social est devenu une zone de chaos gangrené par la désinformation et par la haine. J'ai de l'admiration pour Elon Musk, mais quand il s'est emparé de Twitter, il a supprimé des milliers d'emplois, ce qui a donné lieu à une absence totale de modération. C'est une démarche qui est, selon moi, parfaitement amorale. Par ailleurs, chez X, c'est désormais impossible d'avoir des interlocuteurs quand des plaintes pour harcèlement sont déposées, ils ne coopèrent plus avec les services de l'État pour mener à bien les enquêtes et retrouver les harceleurs. C'est aussi un choix personnel, mes proches et moi-même avons été menacés de mort, donc je pense à ma sécurité, à celle de ma famille et de mes collaborateurs.
Pour autant, vous n'avez pas supprimé votre compte, vous pensez y revenir ?
J'ai laissé mon compte ouvert pour que les gens puissent voir la publication dans laquelle j'annonce quitter X, mais je le désactiverai prochainement, je n'ai pas vocation à y revenir.