Microsoft de plus en plus dépendant de son cloud

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La plate-forme d'informatique à distance Azure, produit phare de Microsoft dans le cloud, en concurrence frontale avec Amazon Web Services, a vu des ventes bondir de 93% sur le premier trimestre.
La plate-forme d'informatique à distance Azure, produit phare de Microsoft dans le cloud, en concurrence frontale avec Amazon Web Services, a vu des ventes bondir de 93% sur le premier trimestre. (Crédits : © Lucy Nicholson / Reuters)
Le groupe informatique Microsoft a publié jeudi des résultats trimestriels meilleurs que prévu, portés notamment par l'informatique dématérialisée, le "cloud".

Déjà colonne vertébrale de la rentabilité d'Amazon, le cloud computing, ou informatique en nuage, est aussi la principale raison de la bonne santé de Microsoft.

Le groupe de Redmond a publié les résultats financiers du troisième trimestre de son exercice décalé qui confirment cette montée en puissance. Au global, l'entreprise connue pour ses solutions logicielles Windows, a dégagé un bénéfice net en hausse de 35% à 7,4 milliards de dollars (6,1 milliards d'euros). Ajusté de certains éléments exceptionnels et rapporté par action, la référence en Amérique du Nord, le bénéfice ressort à 95 cents, soit 10 cents au-dessus des attentes des analystes. Le chiffre d'affaires est ressorti à 26,8 milliards (22,2 milliards d'euros), en hausse de 16%, là aussi meilleur qu'anticipé puisque les marchés tablaient sur un milliard de moins.

Le cloud tire la croissance du groupe

L'essentiel de la croissance du groupe a été le fait de ses activités cloud ces dernières années, à la faveur de la tendance des entreprises à vouloir baisser leurs coûts liés au stockage des données.

"Nos résultats trimestriels illustrent la confiance que les gens et les organisations placent dans Microsoft Cloud", a commenté le patron du groupe Satya Nadella, cité dans le communiqué. Microsoft rivalise sur le marché du "cloud" avec Amazon, qui a également publié jeudi des résultats trimestriels en forte hausse.

La branche "Intelligent Cloud" a en effet vu son chiffre d'affaires augmenter de 17%, à 7,9 milliards de dollars. Le segment "More Personal Computing", qui recouvre notamment les activités historiques Windows, les consoles de jeu ou les tablettes Surface, a connu une hausse de 13% de son chiffre d'affaires, à 9,9 milliards.

"Grâce à des investissements cohérents et à des ventes solides ce trimestre, nous avons fait mieux que prévu dans toutes les activités", a ajouté Amy Hood, directrice financière de Microsoft, citée dans le communiqué.

Microsoft n°1 mondial du cloud, Azure n°2 des infrastructures cloud

La plateforme d'informatique à distance Azure, produit phare de Microsoft dans le cloud, en concurrence frontale avec Amazon Web Services, a vu ses ventes bondir de 93% sur le premier trimestre.

La montée en puissance d'Azure permet à Microsoft de revendiquer la deuxième place du marché de l'IaaS (Infrastructure as a Service), avec une part de marché de 14%, derrière les 32% d'Amazon Web Services, selon le cabinet Canalys.

Le chiffre de la division productivité et "process" pour les entreprises, qui inclut Office 365, a augmenté de 17%, à 9 milliards de dollars (7,4 milliards d'euros) alors que les analystes financiers avaient anticipé 8,73 milliards, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. Pour le cloud en général (infrastructure + logiciels cloud), Microsoft est désormais le numéro un mondial.

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Commentaires
a écrit le 29/04/2018 à 11:22 :
Maintenant que grâce à windows 10 microsoft a pompé toutes nos données ils vont pouvoir les revendre dans leurs objets connectés.
a écrit le 29/04/2018 à 9:54 :
Oui, Microsoft et Oracle se livrent à une compétition dans les nuages, où informaticiens et internautes y perdent leur latin dans des labyrinthes ésotériques virtuels... Par ailleurs Microsoft qui IMPOSE sa connexion au logiciel SKYPE, fera perdre à ce dernier les nombreux internautes qui refusent d'ouvrir un compte chez Microsoft.
De fait, et obligés de se connecter avec Microsoft pour accéder à SKYPE, des milliers de comptes, voire bien plus, qui seront abandonnés. C'est un préjudice que SKYPE aura du mal à digérer, à moins qu'il ne revienne rapidement à sa connexion autonome...

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