Maroc Télécom préparerait un plan social touchant 1.500 à 2.000 postes
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Maroc Telecom, filiale de Vivendi et premier opérateur du marché marocain, a lancé un plan de départs volontaires dans le but de réduire ses effectifs d'au moins 11% pour tenter d'améliorer ses marges, affirme mercredi l'agence Reuters en citant « deux sources proches de l'entreprise. » Ce projet de plan social concernerait « majoritairement les activités au Maroc » et viserait avant tout « à convaincre des salariés proches de la retraite de partir. » Selon les analystes, ce plan de départs volontaires pourrait générer des économies d'au moins 300 millions de dirhams (27 millions d'euros) sur la base de 1.500 à 2.000 départs pour un effectif total de 13.700 personnes. Maroc Telecom n'était pas joignable pour commenter ces informations.
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Les salaires seraient le plus gros poste de dépense
Vivendi, qui détient 53% du capital de l'opérateur marocain, a lui-même annoncé début juillet un projet de plan de départs volontaires chez son offre filiale télécoms SFR en France, qui sera détaillé à l'automne. De sources syndicales, on évoque entre 800 et 1.200 suppressions de postes. « Maroc Telecom met en ?uvre une stratégie plus large de Vivendi pour réduire ses coûts. Le marché marocain des télécoms est en train d'arriver à maturité, donc les coûts d'exploitation doivent être réduits pour protéger les intérêts des actionnaires », a commenté un analyste de Casablanca cité par Reuters. « Les salaires sont de loin le plus gros poste de dépenses de Maroc Telecom et le plan de réduction des effectifs devrait permettre à Maroc Telecom de maintenir sa marge nette à 40% », a-t-il ajouté. A contrario, en France, Bouygues Telecom a indiqué que les coûts salariaux représentaient 12% de l'ensemble de sa structure de coûts. Les prix de détail dans la téléphonie mobile ont chuté de 25% en 2011 au Maroc. L'opérateur historique marocain, dont l'Eta marocain détient encore 30% du capital, a enregistré un repli de 5,2% de son chiffre d'affaires en 2011 (-4,4% à taux de change constant) à 2,7 milliards d'euros. Son bénéfice opérationnel a plongé de 15,2% à 1,08 milliard d'euros, soit un taux de marge proche de 40%, sous l'effet d'un durcissement de la concurrence.
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