5G : en Espagne, Vodafone sera le premier à dégainer

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Pour déployer son réseau 5G, Vodafone a fait appel à deux équipementiers : le suédois Ericsson, et le chinois Huawei.
Pour déployer son réseau 5G, Vodafone a fait appel à deux équipementiers : le suédois Ericsson, et le chinois Huawei. (Crédits : Suzanne Plunkett)
Le géant britannique des télécoms a affirmé qu’il serait le premier opérateur à lancer la prochaine génération de communication mobile en Espagne. Le groupe chinois Huawei, dont les équipements suscitent la méfiance de nombreux pays européens, lui a fourni une partie de son réseau.

En Espagne, Vodafone va quitter les starting-blocks. Le géant britannique des télécoms a annoncé lundi 10 juin qu'il serait le premier opérateur du pays à lancer la 5G, la prochaine génération de communication mobile. Ce service sera disponible à partir de samedi. « L'Espagne sera à l'avant-garde de l'implantation de la 5G en Europe, a déclaré Antonio Coimbra, le PDG de Vodafone, lors d'une présentation à Madrid. Nous commençons dans 15 villes et nous arriverons dans d'autres. » Dans un communiqué, Vodafone précise que les usagers de son réseau 5G pourront dans un premier temps atteindre des volumes de téléchargement allant jusqu'à 1 gigabyte/seconde, et jusqu'à 2 gigas d'ici à la fin de l'année. C'est-à-dire dix dois la rapidité du réseau 4G actuel.

Pour déployer son réseau 5G, Vodafone a fait appel à deux équipementiers : le suédois Ericsson, et le chinois Huawei. Ce dernier essuie actuellement les foudres de Washington, qui l'a banni et veut l'empêcher de s'approvisionner en technologies américaines, sur fonds de soupçons d'espionnage pour le compte de Pékin. En Europe, de nombreux pays, dont la France et la Grande-Bretagne, s'en méfient. À travers une proposition de loi sur la sécurité des réseaux mobile, Paris souhaite ainsi, a minima, limiter son influence dans les réseaux 5G.

Une loi à la formulation « confuse »

Ce lundi, un haut responsable de Huawei est d'ailleurs revenu, devant des parlementaires britanniques, sur une loi chinoise qui fait jaser en Europe. Il s'agit d'un texte de 2017 qui oblige les entreprises chinoises à collaborer avec les services de renseignement de Pékin. Mais pour John Suffolk, le chef de la cybersécurité de Huawei, ces soupçons seraient sans fondement. « Il n'y a aucune loi en Chine qui nous oblige à travailler avec le gouvernement chinois sur quoi que ce soit », a-t-il déclaré devant la commission des Sciences et de la technologie de la Chambre des Communes.

À l'en croire, la formulation « confuse » de cette législation a poussé Huawei à consulter ses avocats chinois, mais aussi le cabinet londonien Clifford Chance. « De nombreux pays produisent des lois qui ne sont pas claires, et nous avons dû passer par une période de clarification avec le gouvernement chinois », a poursuivi John Suffolk. Selon lui, au terme de cette « période de clarification », « il ressort clairement qu'il n'y a pas d'obligation pour les entreprises », a-t-il indiqué.

Lire aussi : Huawei au cœur d'une nouvelle guerre froide technologique

(avec AFP)

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