Déploiement de la 5G : les opérateurs redoutent l’hostilité des maires
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les encheres pour les frequences 5g debuteront le 29/09 en france
TINGSHU WANG
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les encheres pour les frequences 5g debuteront le 29/09 en france
TINGSHU WANG
Jamais le lancement d'une technologie de réseau mobile n'a suscité autant la polémique. De nombreux élus écologistes et de gauche redoutent les effets néfastes de la 5G sur l'environnement et la santé. Dimanche dernier, dans une tribune parue dans le JDD, 70 d'entre eux ont appelé à un moratoire sur cette technologie « au moins jusqu'à l'été 2021 ». Mais lundi, dans la foulée, Emmanuel Macron a balayé cette perspective, comparant ces élus à des « Amishs » désireux de « revenir à la lampe à huile ». Pour l'exécutif, pas question de reporter l'arrivée de la 5G. La France doit s'y convertir sans traîner puisque « les impacts sanitaires et environnementaux sont bien documentés et maîtrisés », a jugé Cédric O, le secrétaire d'Etat en charge de la transition numérique, au Monde ce mardi.
Mais les opérateurs seront-ils en mesure de lancer correctement la 5G ? Pas si sûr. Pour déployer cette technologie, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free ont besoin de deux choses. Ils doivent d'abord acheter de nouvelles fréquences. Celles-ci seront mises en vente par l'Etat à partir du 29 septembre, lors d'une enchère. Une fois qu'ils en disposeront, les opérateurs pourront, s'ils le souhaitent, lancer leurs services 5G fin novembre ou début décembre. Mais Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free doivent aussi modifier leurs réseaux, remplacer des antennes et en déployer de nouvelles. Pour ce faire, ils ont besoin d'autorisations des collectivités. Or certaines freinent déjà des quatre fers.
À lire également
C'est ce que constate l'état-major d'Orange. Aujourd'hui, l'opérateur historique dispose de 400 à 500 antennes 5G sur le territoire. Celles-ci ont été installées dans les villes où il a mené, ces dernières mois, différents tests, notamment à Lille, Nantes, Marseille, Montpellier et Paris. Orange prépare aujourd'hui certains sites d'antennes mobiles pour accueillir des équipements 5G. Or « dans certains cas, les municipalités sont pas très volontaires pour nous donner des autorisations », affirme Marc Blanchet, directeur technique d'Orange, à La Tribune. Pour autant, il ne tire pas - encore - la sonnette d'alarme. « Nous comprenons qu'il y a un débat sur l'usage du mobile, poursuit-Marc Blanchet. C'est à la société de se positionner. Nous travaillons de manière pragmatique : nous ne nous sommes jamais battus contre des élus. Nous n'allons pas entrer en guérilla pour installer nos antennes de force. » Si certaines municipalités s'opposent durablement à la 5G, dit-il, l'opérateur reverra ses plans, et mobilisera ses troupes dans d'autres villes plus accueillantes.
Un incident majeur toutes les deux heures : les risques cyber explosent dans la finance européenne
448 TWh d'électricité par an, 4.500 milliards de litres d’eau : les coûts cachés de la révolution de l’IA
Meta recule sur son outil de surveillance des salariés pour entraîner son IA
Bruxelles dévoile son grand plan pour la souveraineté technologique, avec des instruments encore timides