Le grand chantier de la fibre semble tenir ses promesses. Malgré la crise du Covid-19, le déploiement de cette technologie qui vise, à travers le plan France Très haut débit, à apporter un Internet ultra-rapide à tous les Français à l'horizon 2022, se porte bien. L'un des objectifs du plan, dont le coût avoisine aujourd'hui les 35 milliards d'euros, est de couvrir 80% de la population française en fibre d'ici à la fin de l'année prochaine. A Saint-Etienne ce mercredi, lors de l'« Université du très haut débit », un événement annuel rassemblant la filière, Cédric O, le secrétaire d'Etat en charge du Numérique, a souligné que cette promesse serait tenue. « Aujourd'hui, 60% des foyers sont raccordables à la fibre », s'est-il félicité. Et au rythme où vont les choses, « nous serons sans doute à plus de 85% d'ici la fin de l'année prochaine », affirme Etienne Dugas, le président d'InfraNum, qui rassemble les industriels du secteur.
Les derniers chiffres de l'Arcep, le régulateur des télécoms, confirment cette accélération. Au 30 juin dernier, quelque 27 millions de locaux étaient éligibles à la fibre. Cela constitue « une augmentation de 30% en un an », se félicite le gendarme des télécoms. Bref, les voyants sont au vert. D'autant que certaines mesures vont permettre de doper la cadence des déploiement. Cédric O a notamment annoncé qu'un accord venait d'être trouvé ce mardi afin que les acteurs qui installent la fibre puissent utiliser, dans certaines campagnes, près de 5 millions de poteaux d'Enedis. Il s'agissait d'une vieille demande du secteur des télécoms.
Pour le gouvernement, le plan France Très haut débit est crucial, à l'heure où disposer d'une bonne connexion Internet est devenu aussi essentiel pour les Français qu'accéder à l'eau ou à l'électricité. Emmanuel Macron en a fait une des priorités de son quinquennat. Au point que l'exécutif a annoncé, en septembre 2020, que « la fibre pour tous » serait une réalité à l'horizon 2025. Hors de question, pour le gouvernement, que les promesses du plan Très haut débit ne soient pas tenues. Surtout en période de campagne présidentielle.