Internet fixe : le prix des abonnements reste la principale préoccupation des Français
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Un technicien raccorde des abonnés à la fibre.
Mégalis Bretagne
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Le prix, encore le prix, toujours le prix. Le marché français des télécoms a beau être l'un des plus compétitifs au monde, avec des tarifs parmi les plus bas, ceux-ci sont jugés trop élevés par beaucoup de consommateurs en ces temps d'inflation. C'est ce que révèle, ce jeudi, une enquête réalisée par Deloitte. Le cabinet de conseil a mené un sondage sur le rapport des consommateurs européens à leur connexion Internet fixe à haut et à très haut débit. En France, il ressort que leur prix demeure la principale préoccupation des clients. Pas moins de 24% des répondants, dans l'Hexagone, considèrent que le tarif de leur abonnement est « trop élevé », et que ce « problème » est celui qui les « dérange le plus ».
Il faut dire que les opérateurs français ont presque tous augmenté leurs tarifs l'an dernier, en diminuant ou en éradiquant les périodes promotionnelles. L'an passé, les prix des abonnements ont globalement progressé de 4%. Cela dit, la France reste un des pays où l'accès à Internet est l'un des moins chers sur le continent. En moyenne, les clients déboursent 34,80 euros par mois pour en bénéficier, contre 40 euros en Allemagne, 38 euros au Royaume-Uni et 37 euros en Italie. Il n'y a guère que l'Espagne où l'abonnement Internet est moins cher qu'en France, avec une facture moyenne de 33 euros par mois.
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L'enquête de Deloitte souligne, aussi, l'importance de la qualité de service aux yeux des Français. Un quart des personnes interrogées rencontrent des problèmes récurrents - comme des coupures de signal ou un débit ralenti - avec leur connexion Internet. Seul un tiers des répondants affirment ne jamais rencontrer de problème. Ce n'est pas une surprise : la qualité de service des réseaux de fibre est depuis des années pointée du doigt dans l'Hexagone. Beaucoup de consommateurs se plaignent de raccordements ratés, voire de déconnexions sauvages. Ce qui suscite l'ire de l'Arcep, le régulateur des télécoms, comme du gouvernement, dans un contexte où la fibre doit prendre la relève, pour les décennies qui viennent, du vieux réseau cuivre, utilisé pour le téléphone et l'ADSL.