Télécoms d'entreprise : les opérateurs alternatifs militent pour une « régulation pro-concurrence »
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Un technicien procède à un raccordement à la fibre.
Mégalis Bretagne
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Un technicien procède à un raccordement à la fibre.
Mégalis Bretagne
Si le marché des télécoms pour le grand public fait l'objet d'une compétition féroce entre les opérateurs, la situation est très différente pour les télécoms d'entreprise. Le marché de détail pour les professionnels, qui pèse entre 8 et 9 milliards d'euros, reste ultra-dominé par Orange. D'après un sondage mené par l'Arcep, le régulateur des télécoms, en 2021, l'opérateur historique dispose d'une part de marché sur la connectivité fixe des entreprises comprise entre 55% et 60% ! Celle de SFR se situerait autour de 20%, contre 5% pour Bouygues Telecom. L'Arcep a pourtant pris des mesures, ces dernières années, pour davantage ouvrir ce marché à la concurrence. Mais cela n'a pas suffi à en modifier l'équilibre.
Cette situation est largement dénoncée par tout l'écosystème des opérateurs alternatifs. Il en existe des myriades, disséminés dans les territoires. Tous estiment que l'Arcep doit désormais prendre le taureau par les cornes. Dans une lettre envoyée au régulateur mi-février, quatre fédérations tirent la sonnette d'alarme. Il s'agit de l'Association des opérateurs alternatifs (Aota), d'InfraNum, qui fédère les industriels de la fibre, du Club des dirigeants réseaux et télécoms (CDRT), et de la fédération des entreprises du bureau et du numérique (Eben). D'après eux, le régulateur doit « saisir l'opportunité de la fin du cuivre pour adopter une nouvelle régulation, résolument pro-concurrence et pro-innovation ».
À lire également
De fait, Orange a initié son projet de fermeture du réseau cuivre. Cet énorme chantier se déroulera de manière progressive. Toujours est-il qu'à partir de 2026, plus aucun opérateur ne pourra proposer à ses clients des offres ADSL, lesquels disparaîtront complètement en 2030. Cela signifie que les entreprises qui ne l'ont pas encore fait vont devoir migrer de l'ADSL vers la fibre. Elles pourront, si elles le souhaitent, changer d'opérateur. Dans ce contexte, les opérateurs alternatifs comptent, bien sûr, saisir cette opportunité pour ferrer de nouveaux clients.