Retrait de la Bourse, deal d'envergure en Pologne : les grandes manoeuvres d'Iliad (Free)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Xavier Niel, le propriétaire et fondateur d'Iliad (Free).
Charles Platiau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Xavier Niel, le propriétaire et fondateur d'Iliad (Free).
Charles Platiau
C'est l'heure des grandes manœuvres chez Iliad, maison-mère de Free. Ce vendredi, Xavier Niel, son propriétaire et fondateur, a annoncé dans un communiqué le lancement d'une offre publique d'achat d'actions. Son objectif : retirer le titre de la cote. Son offre, au prix de 182 euros par action, représente une prime de 61% par rapport au cours de clôture de la veille. Elle est initiée par HoldCo II, une société contrôlée par Xavier Niel, et déjà propriétaire de 70,6% du capital et de 78,7% des droits de vote du groupe. Le conseil d'administration d'Iliad, qui s'est réuni ce jeudi, « a accueilli favorablement l'offre », précise le groupe dans un communiqué.
La missive précise que Xavier Niel, les managers et actionnaires historiques se sont engagés à apporter leurs titres à l'offre. Tous détiennent directement et indirectement 74,9% du capital et 83,6% des droits de vote. « A l'issue de l'offre, si le nombre d'actions non présentées à l'offre ne représente pas plus de 10 % du capital et des droits de vote d'iliad, HoldCo II demandera à l'Autorité des marchés financiers (AMF) la mise en œuvre d'une procédure de retrait obligatoire », précise le groupe. L'opération, qui nécessite un feu vert de l'AMF, devrait être lancée le 8 septembre. Le titre Iliad flambait ce matin, à la Bourse de Paris. A l'ouverture des marchés, il progressait de 68%, à 182 euros.
À lire également
Aux yeux de Xavier Niel, cette opération s'avère nécessaire pour mener à bien « la nouvelle phase de développement d'Iliad ». Celle-ci « exige des transformations rapides et des investissements significatifs qui seront plus aisément menés à bien en tant que société non cotée », précise-t-il dans son communiqué. Thomas Reynaud, le DG du groupe, y voit « une démarche de croissance et de confiance ». « Cette opération sécurise l'indépendance stratégique d'Iliad et la poursuite sereine de notre plan de développement reposant sur des investissements importants dans la 5G et la fibre », juge-t-il.