Assurance emprunteur : les banques en quasi-monopole

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Selon une étude récente, la libre concurrence n'est toujours pas de mise concernant l'assurance décès invalidité.

Vivement que la réforme de Christine Lagarde entre enfin en vigueur ! Une loi destinée à amener un peu de concurrence dans le marché de l'assurance emprunteur (assurance exigée par les établissements bancaires avant d'accorder un prêt) qui en manque cruellement.

En effet, le cabinet d'expertise BAO vient de publier une étude, réalisée en décembre 2009 sur un panel de 290 emprunteurs de moins de 40 ans. Le résultat est sans appel : à peine 120.000 dossiers de financement de projets immobiliers sur les 800.000 nouveaux accordés chaque année sont assurés hors banque, auprès d?acteurs alternatifs tels que Cardif, April, Alico ou encore Generali. Soit un ratio de 15% en "délégation d'assurance".

Selon BAO, "la part de marché de ces acteurs, après une progression rapide entre 2000 et 2005, a ensuite plafonné voire régressé lors de périodes de moindre concurrence sur le crédit (hausse des taux d?intérêt depuis mi-2006, crise du crédit en 2008).

Sur le papier, la réforme, qui doit être votée en ce début d'année, empêchera les banques de refuser la délégation d'assurance (cliquez ici pour comprendre tous les changements). Dans les faits, ce ne sera pas forcément le cas (cliquez ici pour accéder à notre analyse).

Pour tout comprendre de l'assurance emprunteur et de la réforme à venir, cliquez sur les liens ci-dessous

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Commentaires
a écrit le 12/04/2010 à 12:36 :
l'article survole partiellement la problématique de libéralisation du marché de l'assurance emprunteur, car il s'appuie sur l'étude BAO qui ne traite que des moins de 40 ans... Il aurait été intéressant de vérifier si les statistiques se vérifiaient aussi sur les + de 40 ans, qui sont autant demandeurs en assurance de prêt (habitat, locatif en défiscalisation ou encore résidence secondaire).
A mon sens, les + 40 ans devraient encore plus faire jouer la concurrence car les surprimes s'accumulent à leur endroit : âge, sexe, fumeur, travail en hauteur ou en manutention, sans compter les + de 15 000 km de déplacement annuel professionnel...
Recherchez des courtiers spécialisés en assurance de prêt, vous y gagnerez... beaucoup !
a écrit le 15/02/2010 à 8:39 :
A CREUSER !
Deux questions : 1) si les banques conservent de fait un monopole, sont elles réllement plus chères à garantie équivalente ? (répondre OUI, c'est dire soit qu'elles abusent de leur situation de prêteur, en refusant un crédit qui n'est pas assuré dans l'établissement bancaire => et au final qu'il n'y a pas de réélle concurrence sur les financements ???? soit que les emprunteurs sont majoritairement des crêtins !).
2) sur quelle typologie de clientèle est réalisée la part de 15 % qui échappe aux banques ? (de fait, essayez de comparer les prix quand vous n'êtes pas jeune et en bonne santé...)
Une hypothèse (comme ça, au hazard ... !!!) : est-ce que les banques ne sont pas en pratique très performantes sur les "moins bons risque", peut-être au détriment des "bons risques" (les jeunes couples en bonne santé et sans facteur de risque : tabac, poids, antécédents...) ?
Quant à la diabolisation des banquiers qui ne pensent qu'à faire du profit, elle est certtes de bon ton par les temps qui courrent... Mais les assureurs, rassurez vous, il sont désintéressés... D'ailleurs, depuis plus d'une dizaine d'années, les 2 métiers sont complétement interpénétrés, on parle de Banque-Assurance !
Au fait, en parlant de profit, vous travaillez dans quelle entreprise ? vous êtes tous fonctionnaires ou salariés d'associations à but non lucratif ?
a écrit le 11/02/2010 à 21:24 :
Les banques ne veut pas laisser filer ce qui représente pour elle un monopole.

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