Le mal logement, victime collatérale de la rente foncière

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3,5 millions de personnes mal logées ou sans abri en France
3,5 millions de personnes mal logées ou sans abri en France
3,5 millions de personnes sont toujours mal logées ou sans abri. Le résultat de plus de 40 ans de déconnexion croissante entre les prix de l'immobilier et les revenus des ménages.

Ce samedi 1er février, les 60 ans de l'appel de l'Abbé Pierre en faveur des sans abris sont célébrés. 60 ans et toujours 3,5 millions de personnes mal logées ou sans abri et près de 10 millions concernées par la crise du logement. La situation atteint un tel point de non-retour, que les politiques économiques semblent s'être totalement détournées de ces problèmes.

Une politique du logement basée sur la défiscalisation

"On sépare le débat de fond sur la politique de l'immobilier et la politique du logement", regrette la sénatrice et ancienne secrétaire d'État au logement Marie-Noëlle Lienemann. "C'est Bercy qui maitrise désormais la plus grande partie de la politique du logement en France par une stratégie de défiscalisation qui a pourtant coûté une ruine au pays !", ajoute-t-elle. Ce, de surcroît "pour produire des logements inadaptés aux besoins de la population", s'atterre la sénatrice. "Cette politique de gaspillage de l'argent public a favorisé la rente foncière depuis les lois Barre des années 1970. Cette rente a été captée par une partie de la population au détriment des plus démunis", déplore-t-elle encore.

Décalage structurel entre les prix de l'immobilier et les revenus des ménages

En laissant majoritairement le pouvoir du logement au marché, l'État a en fait laissé les prix du foncier croître de manière vertigineuse. "Le foncier a augmenté de plus de 500% depuis les années 70, soit beaucoup plus que les salaires et le PIB. Ce qui a entrainé un décalage structurel entre les prix de l'immobilier et les revenus des français ; et a par ailleurs perturbé la capacité du pays à construire des logements", explique Marie-Noëlle Lienemann.

"Avec l'emballement des prix de l'immobilier, et notamment du foncier, certains ménages ne peuvent plus se loger, ou déménager pour se loger dans des appartements qui correspondent à leurs besoins", constate pour sa part Christine Rifflart, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Le développement de telles situations "montre que les efforts des gouvernements au fil des années n'ont pas été à la mesure de ce qu'il fallait faire", ajoute-t-elle.

Impuissance de l'État planificateur

La crise économique de 2008 n'a fait qu'empirer la situation avec la multiplication des situations de chômage.
Remettre une politique de régulation des prix au centre des préoccupations paraît donc indispensable, tout en remédiant en parallèle à l'impuissance de l'Etat planificateur.

"Il faut prévoir où l'on doit construire dans les 5 à 10 ans, et quantifier le nombre de logements à produire", propose Maire-Noëlle Lienemann. "L'État doit être plus volontaire sur le foncier pour produire massivement des logements variés, en concentrant les aides sur les logements à bas coût", ajoute-elle.

Le logement social, meilleure arme publique pour maitriser les prix

C'est à dire brandir l'arme du logement social, "le principal contrepoids de l'État pour contrôler les prix", selon Christine Rifflart. "Avant l'adoption de la loi SRU, qui a imposé 20 puis 25% de logements sociaux dans les communes, il y avait clairement une absence de mobilisation de l'État dans ce domaine", se souvient l'économiste. Depuis, la situation s'est de ce côté améliorée même si certaines communes préfèrent toujours payer des pénalités plutôt que de respecter les quotas de la loi SRU.

Mais la situation du mal logement "ne pourra pas se régler uniquement avec la politique du logement", juge Marie-Noëlle Lienemann. Il faudra en plus "que l'État investisse massivement dans l'accompagnement social pour suivre humainement les gens et leur apporter des réponses diverses à leurs problèmes", ajoute la sénatrice. Reste à savoir si Bercy l'entend ainsi...

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a écrit le 10/02/2014 à 12:47 :
Le prix de location d'un logement est fonction de l'offre et de la demande mais il l'est aussi et surtout dépendant du prix de l'entretien dudit logement.
Example 2 pièces 40 m2 en location à Clichy proche Porte Pouchet Réfection peintures et remise en état lors du changement de locataire coûte plus de 8 mois du prix de la location mensuelle et après rapporte moins de 3 % avant impôts.
a écrit le 09/02/2014 à 18:50 :
On conçoit très bien, dans le système capitaliste, une fonction directe entre le prix de vente et le prix de location pour tenir compte de ce qu’il est convenu de nommer le rendement, qu’il soit brut ou net compte tenu des charges d’entretien, d’imposition et le rapport attendu en récompense de l’effort d’acquisition et de gestion. Dans un tel système, s’il y a un rapport entre le salaire et le loyer, c’est celui qui conditionne le standing et le confort voire le luxe du logement là aussi récompense d’un effort travail.
Parler de rapport direct entre le loyer et le revenu ne peut se faire que dans un système subventionné. Mais alors, dans ce cas, il n’y a plus de rapport entre le loyer et le prix de vente, il n’y a plus que le rapport entre le loyer et le prix de revient soit le coût de construction : qui fait alors l’effort de créer des logements et avec quelle ressources ? qui décide du niveau de confort à offrir ?
Après le mariage pour tous, verra-t-on le logement pour tous, le même luxe pour tous, avec attribution égalitaire bien sûr.
a écrit le 05/02/2014 à 10:40 :
Encore des généralités et des propos de Bobo parisienne dogmatique. Regardez à Dijon, par exemple, Près de 3000 biens à vendre, souvent à des prix bradés, plus de 2500 biens à louer, y compris des T4 à moins de 400 euros par mois (source Leboncoin)... La mairie a permis le lancement de milliers de constructions, en oubliant que les habitants ont aussi besoin d'emplois.... Heureusement pour ceux qui veulent investir, dans certains pays étrangers les politiques ont une vision plus globale, pertinente et réaliste.
Réponse de le 09/02/2014 à 0:19 :
"La mairie a permis le lancement de milliers de constructions, en oubliant que les habitants ont aussi besoin d'emplois...." : Mon dieu quelle horreur, un maire qui fait baisser le prix du logement... L'enfer socialiste : Des familles qui peuvent se loger avec un SMIC dans un T4 (permettez moi d'en douter, car même à Montbéliard c'est plus cher...) sans que les APL viennent compléter compléter la rente à 900 euros...
Réponse de le 09/02/2014 à 0:23 :
"y compris des T4 à moins de 400 euros par mois (source Leboncoin)" : Sur seloger, 3 pièces 50/60 mètres carrés, 450/500 euros CC... Reste à savoir si vous considérez qu'on doit pouvoir louer 3 pièces avec un SMIC 40h?
Réponse de le 13/02/2014 à 18:44 :
Dijon:cas d'école.Un immense quartier neuf avec centre commercial de standing en construction mais pas d'acheteurs.. Mairie,promoteurs,constructeurs ont poussé ce projet..au nom de l'emploi à préserver dans le bâtiment.Des profits,évidemment aussi.Mais pas d'emplois,pas d'habitants.
a écrit le 03/02/2014 à 15:35 :
Au lieu d'investir dans des dispositifs coûteux d'allègements fiscaux bénéficiant aux plus aisés, pourquoi notre Etat n'investirait-il pas dans la justice de façon à ce qu'elle soit rapidement rendue et exécutée. Ainsi louer à des gens modestes ne serait pas plus risqué que de louer à des gens aisés et davantage d'investisseurs s'intéresseraient à ce segment dont le ticket d'entrée est relativement attractif...
Réponse de le 03/02/2014 à 19:59 :
"davantage d'investisseurs s'intéresseraient à ce segment dont le ticket d'entrée est relativement attractif" : Les investisseurs ne sont pas la solution, ils sont le problème, de parfaits innutiles dès lors que les prix sont en corrélation avec les revenus!
S'ils prennent un risque en louant, c'est avec des studios à 500 euros quand les clients qui dépassent les 1500 euros nets sont rares!
"le ticket d'entrée est relativement attractif... " : Normal, on investit des subventions et l'argent de ceux qui sont nés plus tard... Un effet de levier garanti par l'état, creusant la dette à hauteur de plus de 40 milliards par an et servant uniquement à maintenir les prix à des niveaux délirants pour ne pas frustrer la France des propriétaires.
a écrit le 02/02/2014 à 21:39 :
Tous coupables tous responsable, les banques se sont beaucoup enrichi aussi.
dans le temps le patron logeait ses salariés gratuitement, ensuite les HLM ont repris le relais avec des loyers modérés mais maintenant le problème c est le chômage.
une quenelle contre le système mafieux.
a écrit le 02/02/2014 à 19:08 :
Le logement est un bien de première nécessité, les prix n'ont pas a s'y fixer librement, POINT BARRE!
Que ceux qui sont contre ce principe payent ce qu'ils peuvent payer là où la modération des prix les arrange bien quand ils sont en position de client : Médecine, essence, gaz, électricité, etc.
Nous vivons une époque formidable où les parasites de la pierre sont autorisés à intégrer les aides dans les prix (calcul de solvabilité fonction des APL).
Il est grand temps de remettre de l'ordre dans tout cela, quoiqu'en dise une majorité d'enrichis sans cause en la matière!
Réponse de le 02/02/2014 à 23:12 :
+100000
Réponse de le 03/02/2014 à 8:12 :
Avec ce genre de raisonnement, on a des logements pas chers mais inexistants.
Le secteur privé représente environ 55% des logements. Sans une rentabilité minimale (aujourd'hui quasi-nulle soit en général 3 ou 4%) tous les investisseurs disparaitront et avec eux la moitié du parc locatif.
Appeler des parasites, les personnes qui prennent un risque alors qu'elles auraient la même rentabilité sans les ennuis avec une assurance-vie est un peu farfelu.
Réponse de le 03/02/2014 à 13:38 :
Il est évident que les logements disparaissent lorsqu'ils cessent d'être loués... Un certain temps peut-être, mais jamais très longtemps (sauf taudis de toute façon inlouables).
Réponse de le 03/02/2014 à 15:37 :
C'est pas assez rentable? Mais vendez-donc.
Réponse de le 03/02/2014 à 19:46 :
"Appeler des parasites, les personnes qui prennent un risque " : Ils ne prennent aucun risque tant que l'état est la pour maintenir les prix à la hausse comme nous l'avons vu en 2008/2009! Les 2% d'impayés, c'est peanuts par rapport aux sommes spoliées et aux subventions encaissées ces dernières décénies!
Le parasistisme, il réside dans le fait que ces subventions sont prélevées dans les impôts et les revenus des autres : Les jeunes partant les poches vides, acceptant la mobilité et faisant face à ces paniers de crabe; ainsi que les vrais investisseurs qui prennent le risque d'entreprendre ou de suivre des projets!!!
Vous parlez des assurances vies : Qu'ils se tournent vers celles-ci! Sans des cinglés achetants 25 mètres carrés à 150 000 euros : Tout le monde se portera mieux car les prix retomberont à la valeur d'usage quand ils sont dopés par la boulimie de ces "investisseurs"!
Réponse de le 04/02/2014 à 7:12 :
l'expression panier de crabes: c'est exactement ça.
a écrit le 02/02/2014 à 12:15 :
82 millions d'euros auraient pu sauver beaucoup de sans abris cet hivers , mais tout le monde regarde ailleurs, je pense que l'Abbé Pierre lui l'aurait dénoncer !
a écrit le 02/02/2014 à 11:24 :
Le vrai responsable est l état et toutes les normes qui multiplient le coût de construction par deux ,simplifions ,libérons du foncier et les prix baisseront .
Réponse de le 02/02/2014 à 16:45 :
non c'est faux le vrai coupables ce sont les français qui refusent de se salir les mains et de travailler dans le batiment, car c'est trop fatigant, vaut mieux etre un fonctionnaire ou un cadre petit chef.
Réponse de le 02/02/2014 à 19:09 :
problème c'est qu'on l'a bien cherché, ces professions sont dévalorisées et ont une mauvaise image auprès des gens, alors que c'est le contraire qu'il aurait fallu faire, et LES PAYER décemment.
Réponse de le 02/02/2014 à 20:33 :
Les Français sont plus chers que les Polonais et les Espagnols, je ne vois pas en quoi ça ferait baisser le prix du neuf.
a écrit le 02/02/2014 à 10:53 :
Y a tout de même quelque chose que je ne comprends pas; pourquoi y a tant de personne vivant dans la rue en plein Paris alors qu'il y a temps de campagne où les loyer sont beaucoup moins élevé et pour lesquels ils ne paierais même pas le logement ni les impôts grâces aux aides que même des personnes sans la nationalité Française arrivent a toucher comme l'APL, RSA... Et c'est pas pour la nourriture qu'ils y reste non plus ils y a des banque alimentaire dans toutes les "grandes" villes. Sincèrement je ne comprend vraiment pas.
Réponse de le 02/02/2014 à 19:03 :
Non a la campagne aussi les rats profiteurs proprietaires profitent aussi de la misere pour se gaver
Réponse de le 03/02/2014 à 9:09 :
@Fred : non pas tous les propriétaires sont des profiteurs. J'ai vecu dans le sud dans un studio où les propriétaires me faisaient payer bien moins cher que le marché. De l'autree j'ai mon frère qui est propriétaire dans le nord mais qui fait payer le loyer à peine plus cher que son credit. Il ne fait pas de "marge" à +30%. Donc il ne faut pas tous les mettre dans le même panier même si je pense que la grande majorité abuse des prix mais là je dirais aussi que tout le monde a mis son grain de sel pour arriver à ce résultat.
Réponse de le 04/02/2014 à 19:31 :
"De l'autree j'ai mon frère qui est propriétaire dans le nord mais qui fait payer le loyer à peine plus cher que son credit." : Grand seigneur dites donc! Heureusement que l'état lui pique 45% de ces rentes sans quoi ils rembourseraient l'intégralité du bien avec l'argent d'autruit!
Son mérite : Probablement d'avoir été là au bon endroit et au bon moment, quand ces locataires pouvaient acheter sans forcer avec les mêmes métiers.
a écrit le 02/02/2014 à 10:07 :
Les gens n'ont pas d'argent pour se loger mais ils n'en manquent pas pour le téléphone mobile, internet, la high-tech, les cigarettes, les dépenses de loisir.....La vraie différence avec des décennies en arrière c'est que le logement n'est plus considéré comme un besoin primaire auquel on doit consacrer le budget qui va bien. Donc on dépense, on dépense et après on n'a plus rien pour se loger !!
Réponse de le 02/02/2014 à 10:29 :
Discours politiquement incorrect mais pourtant bien réel, mais ça il ne faut pas le dire....
Réponse de le 02/02/2014 à 11:01 :
tout a fait d'accord avec "témoin" revenons tous aux priorité et au bon sens.
Réponse de le 02/02/2014 à 18:33 :
Pitoyable commentaire quand un studio coutent aujourd'hui plus cher à la location que le remboursement d'un prêt pour un pavillon 15 ans plus tôt...
Vous vous planquez derrière des dépenses qui ne permettraient même pas de gagner 5 mètre carré à l'achat.
Cessez de vous moquer du monde : Les 3/4 des guignols qui jouent les paons sur leurs tas de pierre sur-évalués seraient aujourd'hui incapable de les payer avec les mêmes métiers, 20 ans de moins et aucune PV immobilière.
Nous sommes passé d'un pays où deux ouvriers pouvaient s'acheter une maison dans les années 80, à un pays où deux cadres peuvent à peine acheter un 2 pièces à moins de 3/4 d'heure de leur boulot.
Alors, silence!
Réponse de le 03/02/2014 à 13:40 :
+1 @témoin !
Réponse de le 03/02/2014 à 15:10 :
Témoin, quel âge avez-vous??? 100 ans???? Savez-vous que sans internet, il est impossible de nos jours de décrocher un emploi, et que les administrations nous l'imposent petit à petit??? Allons, sortez, voyez du monde, vous n'etes plus dans la vraie vie!!! Au fait, j'ai 65 ans, et je travaille encore: et oui! Et j'adore mon métier, et j'adore les jeunes, pas les vieux qui disent de sornettes;
a écrit le 02/02/2014 à 9:48 :
Taxons les bailleurs comme par exemple les boulangers et baucoups mettront la clef sous la porte. La valeur réelle de leur fond de commerce sera évaluée a son juste prix et bon nombre de locataires pourront se payer leur toi. Mais il est vrai que baucoup de renties votent...
Réponse de le 02/02/2014 à 10:01 :
avant de faire de la politique de café du commerce faudrait déjà apprendre le français !!
Réponse de le 02/02/2014 à 10:20 :
Pensez vous que l'état a les moyens de construire des logements sociaux? Moins 35 % de mise en chantier l'an dernier, s'il n'y a plus d'investisseurs privés il y aura moins de locations donc une augmentation des loyers. Voilà le résultat de l'effet Duflot. Mais bien sûr le PS ne voit que par les taxes alors bon courage pour trouver un logement dans quelques années
Réponse de le 02/02/2014 à 10:27 :
Ca n'empêche pourtant pas qu'il a parfaitement raison.
a écrit le 02/02/2014 à 8:57 :
Puisque nous avons déjà un nombre respectable de mal-logés et que l'Etat n'arrive plus à faire face, pourquoi continuer à vouloir laisser rentrer en France entre 150.000 et 200.000 personnes? Michel Rocard n'avait-il pas constaté voici plus de 15 ans, que nous ne pourrions pas héberger toute la misère du monde?
Réponse de le 02/02/2014 à 12:02 :
les gens qui disent la verite ne sont jamais ECOUTE
a écrit le 02/02/2014 à 8:36 :
Il est étonnant de voir la Tribune reprendre sans analyse les propos de mme Lindemann. Un rapide calcul montre que même en prenant comme base de départ le SMIC en 1980 (fin des années 1970) et en appliquant 500% nous nous retrouvons avec une multiplication par 28 du prix de l'immobilier depuis celle époque.
Réponse de le 02/02/2014 à 9:55 :
Merci d'expliquer votre calcul. Elle dit que le foncier a augmenté de 500/100. Vous de 2800/100.
a écrit le 02/02/2014 à 1:24 :
Le problème pourrait être réglé si on ne s'obstinait pas à construire des villes toujours plus grandes, où l'activité économique est concentrée, alors que des milliers de Km2 de France sont désertifiés.
Réponse de le 02/02/2014 à 10:03 :
Mais bien sur !!! En effet il est bien là le vrai problème, et quand on sait que les socialos veulent encore densifier l'habitat urbain on comprend une fois de plus qu'ils ne comprennent rien !!!
Réponse de le 13/02/2014 à 19:00 :
Vous mélangez VOLONTAIREMENT activité économique et densification urbaine.
--Un nouvel aménagement du territoire aurait un effet à long terme sur la densité de population.
--Par contre il y a urgence de logements dans les zones tendues.
--Déjà sarkosy a favorisé la densification en allégeant les critères sur les agrandissements.
a écrit le 01/02/2014 à 23:25 :
le terme "le rente foncière" exprime une forme de réalité, une réalité où les prix s'emballent, où une partie de la population peine à se loger, où la part du revenu captée par la simple possession d'un bien devient une charge pour l'économie entière....
a écrit le 01/02/2014 à 19:22 :
Vous êtes gonflé d'écrire cela ... Ce n'est pas la rente foncière qui fait la pénurie de logements en raison des frontières grandes ouvertes et de l'hyper immigration ...
Réponse de le 01/02/2014 à 23:50 :
"Ce n'est pas la rente foncière qui fait la pénurie de logements " : 3000 euros du mètre carré habitable pour 1500 euros en construction de qualité, ça ne joue pas sur les prix de la construction?
Vous n'escroquerez que les naîfs en pointant du doigt les étrangers pour continuer à vous goinfrer par l'immobilier sur le dos des français qui acceptent la mobilité!
Arrêtons toutes les subventons, conditionnons les APL par le respect de la règle du tiers des revenus et nous les parasites de la pierre sortiront au grand jour pour défendre le droit d'abuser de leur position de force sur des biens de première nécessité!
S'ils sont si libéraux : Autorisons leurs médécins, leurs pompistes, EDF, etc. à leurs faire payer ce qu'ils peuvent payer!
Réponse de le 02/02/2014 à 10:03 :
Il faut taxer les bailleurs et leurs BIENS comme les entrepreneurs et au meme taux sur leur revenues, leurs machines et leurs locaux. On se rendra vite compte que leur affaire n'est pas rentable et qu'ils vivent de defiscalisation au dela de l'achat. Les locataires payent deux fois, en payant leur loyer et en payant leurs impots.
Réponse de le 02/02/2014 à 19:10 :
"Il faut taxer les bailleurs et leurs BIENS comme les entrepreneurs" : Comptez le nombre de bailleurs et le nombre d'entrepreneurs, vous comprendrez pourquoi les premiers bénéficient d'une énorme niche fiscale sur les plus values!
a écrit le 01/02/2014 à 18:45 :
Et combien de ces 3,5 millions sont entrés "récemment" en France, y compris sans papiers ? Tout le monde voit les bidonvilles renaître autour des grands axes aux portes des grandes villes, mais on n'a pas le droit d'en parler sans être accusé de tous les maux.
Réponse de le 01/02/2014 à 19:26 :
effectivement, vous tendez la verge pour vous faire battre! mais vu que c'est interdit d'en parler sous peine de goulag juste ( yodok, p ex) , faites attention... dans la majorite des cas, il est autorise par les traites europeens d'aller voir ailleurs ' a condition qu'on ne soit pas a la charge du pays accueillant'...... outre le fait qu'un certain nombre de personne s'assoient dans la justice sur ce principe, ca ouvre bcp de portes a d'autres...
a écrit le 01/02/2014 à 17:35 :
Avec des analyses a ce niveau on est pas d'evoluer. La rente fonciere et les mal loges ou l'equivalent de la lute des classes dans le logement. Cette rente fonciere c'est 57 58% des francais qui pour la tres grande majorite ne sont pas des rentiers pour les proprietaries occupants. Concernant les bailleurs les 2/3 ont de 1 a 2 logements... Mais bon vaut mieux des raisonnements a la petite semaine
a écrit le 01/02/2014 à 17:02 :
A loger en plus chaque année ? C est sur on peu faire tourner les betonnieres encore longtemps .
Réponse de le 01/02/2014 à 19:07 :
Environ 150.000 "nouveaux entrants" par an en France
Réponse de le 03/02/2014 à 13:57 :
Grossièrement exagéré. Le solde migratoire annuel n'a jamais été supérieur à 112000 (2006), est régulièrement en baisse et tourne autour de 40000 depuis 2009. Pour comparaison, le solde naturel est également en baisse quasi régulière depuis 10 ans et est aux alentours de 250000.
a écrit le 01/02/2014 à 15:51 :
Dire que certains propriétaires ont 10 appartements dans l'ancien a louer et peuvent vivre sans rien faire et d'autres qui travaillent n'ont rien pour se loger.
Réponse de le 01/02/2014 à 17:35 :
Il y en a qui pourraient avoir l'équivalent en placement bancaire et boursier, plus rémunérateur, sans charges, sans tracas, sans travaux, sans impayé et nous aurions 10 familles de plus à loger.
Réponse de le 01/02/2014 à 23:53 :
Quand les propriétaires de 10 appartements ont bossé et épargné comme des malades, ça ne me choque pas... Le hic, c'est qu'ils travaillaient généralement moins que leurs locataires actuels...
Réponse de le 02/02/2014 à 11:32 :
avec des raisonnements comme celui là,pas étonnant que des gens dorment dans la rue,
Réponse de le 02/02/2014 à 14:41 :
Vous savez que nombre de personne dorment dans la rue à Paris depuis que nos très utiles investisseurs dans l'ancien ont transformé les chambres de bonne en "studio" à 700 euros?
Réponse de le 03/02/2014 à 15:50 :
que les investisseurs sont utiles, ils ont fait exploser la demande ces dernières années avec toute les subventions et les merdes défiscalisantes qui ont été déversées sur le marché sous l'UMP je rappelle (France de propriétaires, n'est ce pas?)
a écrit le 01/02/2014 à 15:32 :
Alors que nous avons plus de 3 millions de mal logés,nous n'avons aucun Batisseur pour donner l'impulsion à ces mises en chantier,
que font la CDC,NEXITY,le ministère du logement,et surtout les Maires,qui connaissent les disponibilités foncières,mais n’agissent pas,car le bulletin de vote devient entrave,et il faut être élu,réelu ad v item !!!
quand on observe les villes du val d'oise frontalières avec le grand Paris,il existe un énorme fossé en ressource foncière,qui font un prix raisonnable,mais de cela personne n'en veut!!!!!
a écrit le 01/02/2014 à 15:21 :
Le mal logement, victime collatérale aussi de l'instabilité législative, fiscale (impots locaux qui ont explosé) et des sauts d'humeur et de la théologie agressive de Duflot qui surenchérissent les prix à la construction et font en même temps fuir les investisseurs. Pas d'investisseurs, pas de nouveaux logements et donc une hausse de mal logés. Simple à comprendre pourtant. Ou alors le PS va financer sur ses propres fonds la construction de HLM ...
Réponse de le 01/02/2014 à 16:13 :
Les acheteurs payent le prix qu'ils peuvent payer pour se loger et le prix qu'ils peuvent payer pour que l'opération soit rentable pour louer.
La fiscalité ne joue que sur la somme encaissée par le vendeur, ce sont les subventions qui ont remontée le niveau des prix.
Soit vous êtes malhonnête en sortant des contre-vérités pour continuer à vous engraisser grâce aux subventions comme dans le bon temps, soit vous êtes parfaitement ignare sur les mécanismes qui régissent un marché.
Subventionné un marché tendu est une véritable escroquerie : Les taxes ne récupèrent pas les milliards d'euro gaspillé pour maintenir l'enrichissement sans cause des parasites de la pierre.
Réponse de le 01/02/2014 à 20:15 :
Mais vous avez tout-à-fait raison : changeons de voie : la politique UMP qui n'a rien réglé au problème du logement, qui a juste servie à enrichir les rentiers : dans les cabinets.Et ce que fait Cécile Duflot.
a écrit le 01/02/2014 à 13:31 :
Fuyez l'investissement immobilier le plus rapidement possible!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 01/02/2014 à 13:36 :
merci : c'est fait depuis longtemps car trop de contraintes, d’impôts, trop cher, pour ne pas être payé de surcroît par des locataires indélicats !
Réponse de le 01/02/2014 à 20:23 :
Ca doit rester inconfortable pour pas trop attirer les branleurs, mais ceux qui ont besoin de se loger.

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