Logement neuf : la reprise se précise

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En France, il y a une conjonction de plusieurs facteurs favorables à la reprise de la construciton de logements.
En France, il y a une conjonction de plusieurs facteurs favorables à la reprise de la construciton de logements. (Crédits : © Mike Blake / Reuters)
Une nouvelle fois, les mises en chantier et les permis de construire accordés sont en hausse au premier trimestre 2016. Certes, on est encore loin des niveaux d'avant crise, mais la reprise prend de la vigueur.

Le marché du neuf poursuit sa reprise. Les mises en chantier de logements neufs en France ont en effet progressé de 3 % sur un an à 84.000, pour la période allant de janvier à mars, selon des chiffres du ministère du Logement. Alors que les permis de construire accordés pour des logements neufs -indicateur des futures mises en chantier - ont aussi grimpé de 7,5 % sur un an à 93.500 sur le trimestre. Plus révélateur, sur douze mois, les mises en chantier s'inscrivent en territoire positif avec une hausse de 3,1 %, pour s'établir à 353.200 unités. Quant aux permis de construire, ils progressent davantage, de 7,7 % sur les mêmes 12 mois, à 393.700. Comme lors de l'année 2015, c'est en Île-de-France que cette tendance est la plus favorable, avec des logements commencés en hausse de... 25,4 % sur les 12 mois, à 66.800 unités ! Les projets d'aménagement liés à la mise en œuvre du Grand Paris participent fortement à cette dynamique.

Effet Pinel

Sur plus longue période, la reprise de la construction neuve coïncide en fait avec la montée en puissance du dispositif d'aide fiscale à l'investissement locatif Pinel. Son instauration a participé à faire revenir les investisseurs particuliers qui avaient déserté le marché du neuf depuis plusieurs dizaines de mois.

En effet à partir de 2012, les mises en chantier de logements neufs se sont écroulées. Leur chute ne s'est estompée qu'en deuxième partie de l'année 2014, laissant même place au redressement en 2015. La meilleure santé du marché du neuf coïncide donc avec la montée en puissance du Pinel qui donne la possibilité à un investisseur de louer à ses ascendants ou à ses descendants, et durant trois durées différentes pour bénéficier de l'avantage fiscal : 6, 9 ou 12 ans, contre seulement 9 ans auparavant. Cet assouplissement a été notamment important en Île-de-France pour séduire des investisseurs jusqu'ici peu convaincus par la rentabilité du dispositif. Les prix de l'immobilier francilien étant en effet élevés par rapport aux loyers plafonnés proposés par le dispositif.

Conjonction de facteurs positifs

La reprise commence donc à s'installer. Et elle pourrait se pérenniser cette année. En effet, les derniers chiffres positifs sur le terrain de l'emploi, le niveau historiquement bas des taux d'intérêt nominaux de crédits immobiliers, ainsi que la baisse des prix du pétrole sont autant de facteurs positifs qui pourraient assurer une croissance économique durable au secteur du logement neuf. Reste à consolider la confiance des ménages. Car on le voit dans les chiffres, c'est le secteur du logement collectif -bâtiment ayant plus d'un logement - qui tire la croissance des mises en chantiers, elles sont en hausse de 11,4 % sur un an au niveau national. Alors que le secteur du logement individuel pur, plus sensible à la variation de la confiance des ménages, ne présente qu'une croissance de 2,3 % sur douze mois.

L'accession

Par ailleurs, la reprise de l'accession, notamment des jeunes ménages primo-accdéants sera scrutée. Car si les prix de l'immobilier restent encore trop élevés pour une partie de la demande, il est à prévoir une forte hausse des ventes en accession cette année, puisque le nouveau PTZ élargi dans le neuf s'applique depuis le 1er janvier. Cette mesure prise en fin d'année dernière est d'ailleurs le symbole du virage opéré par le président de la République, qui axe désormais sa politique du logement sur l'accession à la propriété et non plus sur l'accès au logement pour tous, comme c'était le cas lors de la première partie de son mandat.

Potentiel de croissance

Mais il reste du chemin pour que le secteur puisse renouer avec son niveau d'activité d'antan. Car aujourd'hui encore, « on observe que la quantité de logements autorisés, donc de permis de construire des logements neufs, reste encore limitée au deux tiers de ce qu'elle était avant la crise financière des subprimes, et reste également inférieure à ce qu'elle était en 2012 avant de rechuter », note Eric Dor, directeur des études économiques de l'Ieseg. Le potentiel de croissance existe, donc.

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Commentaires
a écrit le 27/05/2016 à 15:00 :
Chez MDH Promotion nous constatons effectivement une hausse remarquable des ventes. Il est certains que la loi PINEL contribue à cette hausse depuis qu'il est possible de louer sur 12 ans avec 21% de réduction d'impôt. Nous remarquable cependant que le PTZ contribue davantage à cette hausse des vente dans le neuf.
a écrit le 02/05/2016 à 10:14 :
c ets pas parce qu on a 200 000 personnes en plus par an que l immobilier ne va pas s ecrouler ! qu est ce que peut payer un immigre du sahel ? que peut acheter un jeune qui alternet les emplois au smic avec le chomage ?
Pyrus a raison meme s il est excessif: la demographie joue contre l immobilier (papy bomm qui va devenir Alzheimer boom -> augmentation flux vendeur) et en face une demande deprimee car les jeunes generations sont bien moins riche et moins nombreuses (une parti quitte la france pour fuir le chomage et les salaires faible par rapport au coup de la vie)
Evidement si vous achetez au centre de paris ou sur la croisette, vous pourrez toujours vendre a un emir ou un riche chinois, mais pour le reste, il va failloir se preparer a une sacree moins value le jour ou l etat arretera de subventionner massivement l immobilier (PTZ, pinel, APL)
Réponse de le 02/05/2016 à 11:54 :
@cdd @pyrus ..: l indice iti est totalement "pipo" : 58 % des français sont proprietaires et 42 % comme vous rêvent de l être! La france comme l espagne est très attachée à la pierre ..crise en espagne ? mais oui mais oui ! 97% des espagnols sont propriétaires et après une baisse de 20 à 25 % ( pas 60% comme vous le prevoyez tous) cela repart de plus belle .
a écrit le 30/04/2016 à 13:13 :
Je plains ceux qui achètent du pinel... C'est le pire moment historique pour acheter de l'immobilier surévalué par rapport au prix du marché qui lui même est déjà surévalué!
Les fondamentaux sont sans appel: démographie vieillissante, papy boom de 30ans qui débute tout juste, chômage qui empire avec la 4eme révolution industrielle, la precarisation extrêmement violente des emplois (cela va s'accélérer), finance (bale3 et Bâle4 vont réduire comme peau de chagrin le nombre d'acheteurs solvables dès 2018-2019), alors qu'on a déjà plus de 3 vendeurs par acheteur en France (allez voir l'indice de tension immobilière de votre région, vous serez surpris!)
Les jeunes les plus qualifiés et les plus payés et les plus solvables partent à l'étranger pour trouver leur job, laissant en France les plus pauvres et les moins solvables, réduisant d'autant la demande solvable...
La banque de France elle même annoncé que les prix Immo vont baisser drastiquement (-60% retour rapide dans le tunnel de friggit) soit de manière abrupte, soit de manière longue continue et prolongée (scénario japonais: -3% par an pendant 20ans).
Bref, l'immobilier français est une vraie bombe à retardement et il faut le fuir au galop. Ce n'est pas pour rien que les promoteurs et que le lobby immobilier se tourne vers les particuliers moins avisés que les investisseurs professionnels qui ont fuit l'immobilier français et qui eux voient venir la grande chute.
Réponse de le 01/05/2016 à 9:51 :
Je partage votre avis et je conseille d'acheter un terrain pour faire un potager c'est plus sûr.
Réponse de le 01/05/2016 à 15:58 :
Voilà un beau ramassis de contre-verites: papy boom ou pas la population augmente de 200 000 par an entre les naissances et l'immigration soit chaque année l'équivalent d'une ville comme Metz. La crise? On se demande où elle est avec les immatriculations de voitures neuves a +7% cette année pour un prix unitaire moyen de 25 000 euros, sans parler des prix de l'immo qui repartent à la hausse sous la pression de la demande. L'indice iti régionale? Aucun intérêt hormis pour les statistiques de l'Insee. Il s'agit d'une moyenne qui prend en compte dans le même chiffre pèle mêle les villes desindustrialisées et sinistrées comme les grands bassins d'emplois. Vous pouvez toujours invoqué l'indice iti pour négocier un bien de qualité dans le centre ville de Paris ou d'une capitale régionale, à part une bonne rigolade du vendeur j'ai bien peur que vous n'obteniez pas grand chose. Le Pinel est une sacré bonne affaire tant en terme d'investissement que de retour sur impôt à condition de respecter 3 critères vitaux: 1/ l'emplacement. 2/ l'emplacement. 3/ l'emplacement.

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