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latribune.fr | 01/03/2011, 10:23 - 705 mots
Le cabinet de recrutement Robert Half a voulu savoir en combien de temps était pourvu en moyenne un emploi lorsqu'une entreprise désirait embaucher. Les résultats de cette enquête, menée en avril-mai 2010 auprès de plus de 2.400 managers (ressources humaines, financiers ou dirigeants) en charge du recrutement dans treize pays (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, République tchèque, Suisse, ...) sur la base d'un échantillon représentatif d'entreprises, montrent une chose : il faut aller vite.
En effet, en France, 32% des managers pourvoient un poste vacant en 4 à 5 semaines, 29% en 2 à 3 semaines et 16% en 6 à 10 semaines. Selon les dix autres pays observés par le cabinet Robert Half, la majorité des recrutements s'effectue en 2 à 3 semaines en République Tchèque et en Espagne (auprès de 44% des managers tchèques et 37% de leurs homologues ibériques), en 4 à 5 semaines en Suisse (43%), en Allemagne, aux Pays-Bas (36%), en Autriche (35 %), en Irlande (32%) ainsi qu'en Italie (31%), en 6 à 10 semaines au Luxembourg et aux Pays-Bas (28%) ainsi qu'en Belgique (26%)
Dans les cas extrêmes, certains postes sont pourvus en moins d'une semaine selon 30% des recruteurs espagnols alors qu'à l'opposé, cela peut prendre plus de 10 semaines selon 18% des managers belges et italiens.
Commentaire de Bruno Fadda, "associate director" de Robert Half International France : "depuis bientôt deux ans en France, nous constatons un allongement du processus de sélection. Le risque clairement identifié - et constaté - est de "perdre" des candidats valables. Il est recommandé d'obtenir en amont (c'est-à-dire avant toute autre démarche) l'accord de toutes les personnes impliquées dans le recrutement sur le contenu du poste et le profil recherché. Je conseille également de planifier en tout début de process les différents entretiens prévus avec tous les intervenants même si les noms des finalistes ne sont pas encore connus."
S'il faut aller vite pour être l'heureux élu, encore faut-il se qualifier pour la finale. C'est-à-dire faire partie des 1 à 3 finalistes en République Tchèque (39%), Autriche (37%) et en Belgique (22%), des 4 à 6 finalistes en Suisse (42%), en Allemagne (38%), en Irlande et au Luxembourg (35%) ainsi qu'en France (28% contre 16% qui en ont 7 à 10, 14% en ont 3 ou moins) et aux Pays Bas (24%) voire des 7 à 10 finalistes : en Allemagne et en France (16%) ainsi qu'en Espagne (15%)
Certains managers évoquent même des cas extrêmes dans lesquels ils ont été confrontés en 2010 à une liste de pas moins de ... 11 à 20 candidats. C'est le cas de 13% des Italiens et 12% des Français. Une situation peu optimale aux yeux de Bruno Fadda : "il convient de sélectionner 3 à 5 candidats pour un premier rendez-vous. Pour éviter la déconvenue d'un désistement de dernière minute, 2 à 3 seront invités à participer à un entretien final. Un candidat est écarté uniquement après examen de ses compétences (et non sur la base de critères discriminants). Il est recommandé d'informer ce candidat et l'éventuel partenaire de recrutement qui l'avait sélectionné des raisons qui ont guidé ce choix."
Pour passer du statut de finaliste à celui d'heureux élu, il fait bien sûr passer par les portes des entretiens. A combien faut-il s'attendre pour espérer décrocher le job ? 33% des managers allemands effectuent en moyenne plus de cinq entretiens pour procéder à un recrutement et 17% chez les Autrichiens. Ils sont à l'inverse 22% des Tchèques et 17% des Irlandais à ne procèder qu'à un seul entretien.
En France, 57% des responsables chargés d'un recrutement prennent leur décision finale à l'issue de 2 à 3 entretiens. Un nombre moyen de 2 à 3 entretiens qui prévaut largement ailleurs comme au Luxembourg (82%), aux Pays-Bas (80%), en Espagne (61%), en Italie (59%), en Suisse (57% comme en France) ainsi qu'en Autriche (51%).
Enfin, qui faut-il convaincre pour être sûr de l'emporter ? En France, c'est le responsable du service concerné qui est le plus impliqué dans le process de recrutement (30% des cas), devant le responsable des ressources humaines (25%), le responsable du recrutement (22%) et l'équipe d'encadrement ou le management (PDG, DG, directeur, 21% des cas).
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ludo31 a écrit le 16/06/2011 à 14:41 :
le mieux c'est de travailler pour soi !! c'est la seule solution pour moi et aussi comme çà personne ne vous embête . votre réussite est entre vos mains . vous savez , le système actuel sur l'embauche ressemble à un match de foot : on est 23 au départ qui seront sélectionnés mais au final il n'y a que 11 qui jouent sur le terrain (les meilleurs ) les restes sur le banc . et y en a même qui ne sera jamais sur le terrain . c'est triste de le dire mais c'est comme çà . si t'es pas doué sur un tel domaine tu ne vaut rien .
la vérité est trop variable pour ces chiffres soient une bonne indication a écrit le 26/03/2011 à 10:48 :
Je pense surtout que ce genre de chiffre peut être très variable selon le type de poste. S'agit il d'un poste d'ingénieur débutant en R&D ? d'un poste de directeur financier ? d'un poste de commercial ? d'ingénieur informatique ? j'imagine que pour un Directeur financier dans une boite du CAC 40 ça peut prendre un an pour trouver la perle rare, alors qu'un ingénieur informatique en SSII ça peut prendre 3 semaines.
Recrutement a écrit le 02/03/2011 à 10:57 :
9a se passe en France, en 2011: depuis 6 MOIS je suis dans la shortliste de 2 entreprises qui n'ont pas encore pris leur décision finale!! Pour chacune, j'ai déjà passé 6 entretiens et payés mes déplacements (200 enros/entreprise). Et 6 mois plus tard...j'entends toujours: "vous êtes en short liste", bien placé mais notre client (c'est la boite de recrutement qui parle) n'a pas encore décidé.... Alors dire qu'en 4 à 6 semaines c'est fait....c'est MENTIR!!