Livret A : le taux maintenu à 0,75 %

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Le taux du livret A sera maintenu à 0,75 % le 1er février prochain.
Le taux du livret A sera maintenu à 0,75 % le 1er février prochain. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Alors que le taux du Livret A devait reculer le 1er février prochain, selon la formule qui s'applique, le ministre des Finances Michel Sapin propose, après proposition du gouverneur de la Banque de France, de déroger à la règle et de le maintenir à 0,75 %.

Le taux du Livret A sera finalement maintenu début février. Si la formule permettant son calcul avait pourtant été respectée, il aurait du atteindre un niveau inédit de 0,50 %, contre 0,75 % actuellement. Mais le nouveau gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a proposé au ministère des Finances de le maintenir. Ce que Michel Sapin a accepté.

"Le Gouvernement a décidé de maintenir le taux du Livret A inchangé à 0,75 %. Il sera ainsi dérogé à l'application mécanique de la formule de calcul du taux du Livret A, qui aurait, en l'absence de correctif, conduit à un taux du Livret A de seulement 0,50 %", a expliqué Bercy dans un communiqué.

La Banque de France a de son côté expliqué que "compte tenu des perspectives d'une légère augmentation de l'inflation en 2016, le Gouverneur considère qu'il est justifié de déroger à la stricte application de la formule de calcul en vigueur, ainsi que le règlement en prévoit la possibilité".

Une formule complexe

La formule du Livret A fait appel au niveau de l'inflation (hors tabac), majoré de 0,25 point. Or, en décembre, les prix à la consommation ont progressé sur un an de 0,2 %, selon les données publiées mercredi par l'Insee, ce qui donne donc un taux théorique de 0,50 % pour le livre A, puisqu'il faut l'arrondir au quart de point le plus proche. Depuis la création de ce produit d'épargne en 1818, son taux n'a en fait jamais été inférieur à 0,75 %. C'eût été une première.

La Caisse des dépôts pour le maintient

Mercredi matin, avant la publication des données de l'Insee, le directeur général de la Caisse des dépôts, Pierre-René Lemas, s'était aussi prononcé pour un maintien du taux à 0,75 %. Sa parole est importante puisque son institution est directement concernée par l'évolution du taux du livret A. Elle concentre en effet 65 % des encours du livret d'épargne préféré des Français dans ses Fonds d'épargne, afin notamment de financer le logement social. "La règle, c'est que, normalement, le taux du Livret A est indexé entre autres sur l'évolution de l'inflation. Si on appliquait strictement la règle, il faudrait le baisser. Moi, je ne le recommande pas", avait ainsi déclaré Pierre-René Lemas sur France Info. La rémunération du Livret A sera à nouveau étudiée cet été, conformément aux dispositions réglementaires.

La rémunération du PEL abaissée

Par ailleurs la Banque de France a été entendue par Bercy  sur un autre sujet : la rémunération du Plan Epargne Logement (PEL), élevée dans le contexte actuel (2 %), va être abaissée.

"Le taux de rémunération des épargnants par les banques lors de la phase d'épargne du PEL sera de 1,5 %, soit un niveau cohérent avec celui des autres produits d'épargne existant sur le marché ainsi qu'avec la durée d'immobilisation de l'épargne (4 ans en règle générale pour le PEL, contre par exemple 8 ans pour l'assurance-vie)", a ainsi indiqué Bercy.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 15/01/2016 à 5:47 :
Ils ont le génie du détricotage et veulent nous faire avaler
des couleuvres par l'absurde ! Ceux sont des illusionnistes
de pacotille et nous ne sommes plus dupes !
Qu'ils persévérent dans l'art de scier la branche sur laquelle
ils sont assis, le spectacle risque de remporter l'Oscar
du Plouf dans les eaux glaciales. J'espère qu'ils savent
nager le crawl !
a écrit le 14/01/2016 à 10:32 :
"Et soyez heureux bande de gueux !"

Car il faudrait être satisfait avec un taux de rémunération aussi bas, merci la World Company de rendre tous les jours notre monde un peu plus moche...
a écrit le 14/01/2016 à 7:01 :
Le magasine T.V investigations devrait faire une émission pour dire qui est et que fait la caisse des dépôts!
a écrit le 13/01/2016 à 19:11 :
Ouf.... De toute façon le livret A et le LDD sont des valeurs refuges qui resteront populaires. Une épargne de précaution qu'on peut débloquer d'un simple clic de souris.
a écrit le 13/01/2016 à 18:20 :
Le livret A aurait moins de collecte, ne devrait-on orienter l’épargne vers l’entreprise avec une modération des risques ? Le BCE est censée être indépendante car la monnaie n’est pas un instrument régalien, en quoi un monarque a-t-il le droit de tripatouillage monétaire et de ruiner le niveau de vie par la fausse monnaie ? Si la BCE dans ses statuts est indépendante, a-t-elle le droit de financer des Etats de manière indirecte ? Si nous sommes ors statuts initialement signés, la stabilité de la monnaie n’est-elle pas remise en cause, on aurait pour objectif une baisse de l’euro ? Joue-t-on la Castafiore déflationiste à croissance faible ? On annonce au figaro du 13/01/16 par exemple, que la population aurait une impression de payer plus cher, avons-nous un souci de ZELITE ? Si on augmente la consultation, sommes-nous dans la liberté des prix, n’est-ce pas au détriment de la consommation médicale qu’on rend c hère avec une diminution des consultations ? Si l’Etat augmente les salaires, la quantité de travail a-t-elle augmenté à 604h par tête, nous sommes très productifs pour peu de croissance, existe-t-il des boulets ou des salariés aux fers, on parle d’un quart en état de fatigue ? On pourrait imaginer une entreprise sociale en découennage sur des futurs ? On pourrait indemniser l’obésité pour stress permanent ?
a écrit le 13/01/2016 à 18:20 :
Le livret A aurait moins de collecte, ne devrait-on orienter l’épargne vers l’entreprise avec une modération des risques ? Le BCE est censée être indépendante car la monnaie n’est pas un instrument régalien, en quoi un monarque a-t-il le droit de tripatouillage monétaire et de ruiner le niveau de vie par la fausse monnaie ? Si la BCE dans ses statuts est indépendante, a-t-elle le droit de financer des Etats de manière indirecte ? Si nous sommes ors statuts initialement signés, la stabilité de la monnaie n’est-elle pas remise en cause, on aurait pour objectif une baisse de l’euro ? Joue-t-on la Castafiore déflationiste à croissance faible ? On annonce au figaro du 13/01/16 par exemple, que la population aurait une impression de payer plus cher, avons-nous un souci de ZELITE ? Si on augmente la consultation, sommes-nous dans la liberté des prix, n’est-ce pas au détriment de la consommation médicale qu’on rend c hère avec une diminution des consultations ? Si l’Etat augmente les salaires, la quantité de travail a-t-elle augmenté à 604h par tête, nous sommes très productifs pour peu de croissance, existe-t-il des boulets ou des salariés aux fers, on parle d’un quart en état de fatigue ? On pourrait imaginer une entreprise sociale en découennage sur des futurs ? On pourrait indemniser l’obésité pour stress permanent ?
a écrit le 13/01/2016 à 17:46 :
Le livret A n’est-il pas en décollecte, ne tape-t-on pas sur la population alors qu’il existe des défiscalisations en centaines de niches pour corriger les problèmes de l’interventionnisme ? Si l’Espagne n’a pas de gouvernement, n’est-ce pas par déficit de performance de l’Europe. Ne devrait-on soigner les écarts de productivité. Par exemple, dans les années 30, nombre de démocraties ont sauté et des populations ont été maltraitées comme étant des boucs. Ne se trompe-t-on pas de bouc ? Les idéologies qui s’appuient sur l’Etat pour détruire les libertés citoyennes et économiques, ne sont-elles pas suspectes. Ainsi une société qui produit des actes antisémites ne doit-elle pas être suspectée de totalitarisme ? Si la crise de 2007 produit en Europe une baisse du produit par tête, ce n’est pas le cas de nombre de pays dans le monde. N’avons-nous pas un souci intellectuel avec le développement, par exemple en France, on serait seulement 45 millions après 1945, comment l’explique-t-on ? Si le gouvernement empêchent les réformes pour plus de croissance et donc d’emploi, la population n’est-elle pas victime d’un dysfonctionnement institutionnel ? On joue sur les mots et on fait des millions de chômeurs ? On fait de l’inflation après avoir fait des dettes ou bien on rembourse ? Joue-t-on au mythe de Sisiphe ou bien à Icare ou aux moutons de Panurge sans bon berger ? Faut-il une constituante pour réformer la pondéralité administrative ? Pouvez-vous commenter un problème un impôt et une commission d’enterrement ? Alors qu’on parle d’un gâchis français, est-ce les reliefs d’un régime avec une mauvaise assiette, on ne connait pas Lafer, pour éviter de mourir guéri…

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