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Alain-Gabriel Verdevoye | 13/02/2013, 17:46 - 863 mots
Non, PSA peugeot Citroën n'est pas au bord du gouffre, malgré une perte historique dans l'automobile européenne. Souriant, pondéré, s'efforçant d'avoir l'air détendu, Philippe Varin s'était visiblement donné pour mission de rassurer, lors de la présentation des résultats financiers. Malmené, voire vilipendé, par les politiques, les syndicats, les médias pour son plan de restructuration en juillet dernier, en butte au scepticisme de maints experts pour son alliance controversée avec GM, sous le feu des déclarations souvent contradictoires des ministres sur une aide des pouvoirs publics, le président du directoire de PSA s'affichait en grand patron serein et sûr de lui, qui maintient le cap au milieu de la tempête.
Bases solides?
"Nous sommes prêts pour bâtir notre redressement sur des bases solides", a-t-il martelé, en présence de Thierry Peugeot, président du conseil de surveillance du groupe. Un Thierry Peugeot qui se voulait tout aussi rassurant, puisque, à une question sur le prochain renouvellement du mandat de Philippe Varin, il a répliqué : "la priorité est à la stabilité du groupe". Fini donc officiellement les querelles intestines, les doutes, les exaspérations! Non, cette fois, c'est tous unis vers un seul but... PSA se dit ainsi prêt pour le "rebond 2015". Visiblement, la Bourse de Paris a approuvé, puisque le titre Peugeot SA prenait 6,20% en début d'après-midi. Tout cela est-il crédible?
Perte de plus de 5 milliards
Logique en tous cas que Philippe Varin se soit concentré sur l'avenir. Car le présent n'est pas rose. Le constructeur automobile français, qui a prévu de supprimer 11.000 postes entre 2011et 2014 en France (sur un total de 91.000) et de fermer son usine d'Aulnay-sous-Bois en 2014, a affiché en effet au titre de 2012 une perte nette de 5,01 milliards d'euros (dont 4,19 milliards pour le second semestre), contre un bénéfice de 588 millions l'année précédente. Celle-ci inclut des dépréciations d'actifs massives, annoncées la semaine dernière à hauteur de 4,7 milliards. Le groupe a aussi vu son résultat opérationnel courant plonger dans le rouge de 576 millions (contre un bénéfice de 1,09 milliard en 2011). Dans la seule division automobile, PSA affiche un déficit opérationnel de 1,5 milliard, soit une marge négative de 3,9%. Les ventes mondiales du groupe avaient chuté l'an dernier de 8,8% à 2,82 millions pour les véhicules montés. Si l'on intègre les modèles vendus en pièces détachées à Iran Khodro (Iran), le plongeon était encore plus spectaculaire: -16,5% à 2,96 millions.
Réduction de coûts
Le constructeur argue toutefois qu'il a atteint ou dépassé les objectifs fixés pour 2012, avec une réduction de coûts de 1,2 milliard d'euros, des ventes d'actifs pour 2 milliards (cessions Immobilières pour 634 millions, vente de la filiale logistique Gefco pour 897 millions, de la filiale de location Citer pour 448 millions) et une baisse des stocks en fin d'année. La dette nette, encore très lourde à 3,15 milliards d'euros, a été aussi réduite de 211 millions. Le groupe affirme par ailleurs disposer d'une sécurité financière de 10,6 milliards d'euros, dont 2,4 milliards de lignes de crédit non tirées (hors filiale Faurecia).
Pas d'aide d'Etat
Rejetant farouchement l'idée d'une aide publique de l'Etat., Philippe Varin a affirmé vouloir "rétablir la rentabilité de la division automobile en Europe en 2015". En attendant, pour 2013, le groupe vise la division par deux de la consommation de cash opérationnel (3 milliards d'euros l'an dernier), ce qui la ramènerait quand même à 1,5 milliard, soit 4 millions par jour! Le patron de PSA confirme un objectif de retour à l'équilibre fin 2014.
Meilleure utilisation des investissements
Pour y parvenir, le constructeur vise notamment une meilleure utilisation des investissements. Grâce à une internationalisation accrue, il compte doubler le nombre d'unités annuelles par modèles à 100.000 d'ici à 2018, contre 50.000 aujourd'hui, une réduction de trois à deux du nombre de plates-formes de coeur de gamme avec un volume de production de 1,8 millions de véhicules par plate-forme par an (contre 900.000 aujourd'hui). De quoi réaliser des économies d'échelle et atteindre les tailles dites critiques. Enfin, Philippe Varin a réaffirmé que les économies d'échelle réalisées à travers l'alliance avec GM atteindraient 2 milliards de dollars par an à terme...
Handicap des coûts français
Des objectifs ambitieux et cohérents. Reste cependant à les réaliser. Pour cela, le constructeur doit accélérer une internationalisation très insuffisante, mieux différencier ses marques Citroën et Peugeot aujourd'hui en concurrence frontale et convaincre le marché de la qualité et la pertinence de son offre produits. A cet égard, les lancements cette année du nouveau monospace C4 Picasso puis de la berline compacte Peugeot 308 sur la fameuse plate-forme modulaire "EMP2" seront décisifs. PSA doit aussi améliorer d'urgence sa compétitivité dans les usines tricolores. Philippe Varin a reconnu ce mercredi que la différence de prix de revient entre une Peugeot 208 produite en France et son homologue fabriquée en Slovaquie... atteignait 700 euros. PSA a les ressources humaines pour rebondir. Mais, face aux milliards d'investissements du groupe Volkswagen ou de Hyundai-Kia, concentré sur les modèles petits et compacts à faibles marges, encore peu présent sur les marchés émergents à forte croissance, PSA a de sacrés handicaps. Il est vrai néanmoins que le groupe a connu des rebonds spectaculaires dans son histoire, comme au début des années 80 alors qu'il était au plus mal.
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Belle Perf ! a écrit le 14/02/2013 à 21:13 :
4 millions d'euros par jour de cash brûlés par jour, c'est 10 fois plus que la guerre au Mali (400 000 euros / jour) Bravo à M. Varin et ses équipes !
pareil a écrit le 14/02/2013 à 14:18 :
le salut pour psa, virer varin et pour l'indistrie Francaise en général, virer montebourg, deux incompétents.
Patriot a répondu le 14/02/2013 à 18:57:
Nous atteignons des sommets de médiocrité ! Psa et M. VARIN sortirons grandis très prochainement de cet acharnement antinational, et là nous verrons les braves !
i a écrit le 14/02/2013 à 14:03 :
j
hectopascal a écrit le 14/02/2013 à 11:17 :
Je suis de l'avis des personnes de ce forum qui pensent que Varin n'a plus rien a faire chez PSA car avec autant de pertes (5Md) il a prouve son incompetence a haut niveau, la honte pour Peugeot d'avoir mit un tel homme en place. Il devrait etre licencie et etre ampute d'une partie de ses revenus comme sanction minimum.Plus serait encore mieux.
@hectopascal a répondu le 14/02/2013 à 12:51:
et la crise des marchés automobiles il en est responsable ? vous vou strompez de cible et de problème. Postulez vous verrez
réponse a répondu le 14/02/2013 à 14:21:
La crise des marchés automobile est la également pour les constructeurs allemands et japonais et pourtant leurs chiffres d'affaires est en augmentation et ils ont une excellente rentabilité, vous ne devez pas avoir beaucoup de connaissances en économies.
@réponse a répondu le 14/02/2013 à 16:02:
sauf que monsieur le donneur de leçons, les marchés ne sont pas tous éffrondrés de la même façon suivant les pays. Et en fonction de la pénétration, l'impact n'est pas le même. Un exemple, l'Espagne : PSA 20% de PDM, en 2012 le marché est inférieur de 1 million de véhicules par rapport à 2007 : perte pour PSA : 200 000 véhicules, soit environ 6 % du volume PSA, rien que pour un seul pays. Les allemands moins présents sont moins impactés; Italie même combat, France etc ....
serge84 a écrit le 14/02/2013 à 10:22 :
Dans une entreprise, quand un cadre moyen obtient des résultats aussi catastrophiques, on le vire ! Même s'il soutient que c'est la faute à "pas de chance". Ici, on le confirme dans ses fonctions. Encore heureux qu'il renonce à son bonus. C'est la moindre des choses !
@LaTribune a écrit le 14/02/2013 à 09:54 :
M. VARIN devrait donc être reconduit pour un nouveau mandat => question à La Tribune vous qui annonciez il y a quelques mois, histoire de créer un buzz, que la Famille voulait s'en séparer, allez vous publier que vous vous étiez trompés . Et si la source interne que vous citiez n'était que du bidon ?
Miloo a écrit le 14/02/2013 à 09:19 :
Peugeot, depuis le départ de Calvet en 1997, n'est dirigé que par des polytechniciens (Streiff, Folz, Varin). Et pour le pays, c'est pareil, tout est trusté par les énarques, et autres normaliens... Ces gens, qui sont les premiers depuis leur enfance, ne peuvent pas admettre qu'ils puissent se tromper...Imaginez vous l'X-Mines moyen, sorti dans la botte, premier de sa classe depuis le CP, comment peut il se remettre en question? Impossible, il est formaté pour ne jamais se tromper...
Yves a répondu le 14/02/2013 à 09:35:
Miloo, le problème, c'est que vous vous trompez de coupable ! Varin ne peut pas être tenu pour responsable des délocalisations que Calvet n'a pas voulu faire, contrairement à Schweitzer chez Renault...
Miloo a répondu le 14/02/2013 à 13:06:
Vous avez raison, et Varin n'est pas responsable de tout. Mon post vise simplement à critiquer cette fascination si française pour les grandes écoles, alors que celles-ci ne sont souvent que des usines à prétentieux incapables de bon sens.
il faut tenir! a écrit le 14/02/2013 à 07:39 :
confiance en PSA.
""la priorité est à la stabilité du groupe". a écrit le 13/02/2013 à 22:22 :
le 13 février oui , mais demain ? et si les prévisions sont aussi bonnes que celles de fanfan ...
villeroy a écrit le 13/02/2013 à 22:09 :
Etre bon sur les "petits" modèles est un gage de volume, voire d'avenir. Faut-il encore pouvoir les produire à un prix de revient adapté au prix de vente net. EUR 700 de différence sur une 208, entre celle française et l'autre slovaque, font vente à perte ici et produit rentable là. Si le made in PSA a de l'avenir, celui des "petites" autos made in France a du plomb dans l'aile. Or, tout pousse nos compatriotes (et une bonne partie des Européens) à downsizer en termes d'auto (fiscalité, carburant, assurances, réparations, morcèlement des foyers, limitations à la circulation et au parking, idéologies écolo-malthusiennes, revenus en berne,...).
Evolution a écrit le 13/02/2013 à 21:35 :
Autrefois peugeot faisait des moulins à café,Varin devrait enfourcher cette planche de salut.
Evolution a écrit le 13/02/2013 à 21:35 :
Autrefois peugeot faisait des moulins à café,Varin devrait enfourcher cette planche de salut.
aussi a écrit le 13/02/2013 à 21:10 :
et les ventes en Chine ont bondi de presque 60% en janvier à 54000. Un record pour psa sans la jv capsa(DS)
red57 a écrit le 13/02/2013 à 20:43 :
Actuellement, moins de monde achète de véhicule car c'est la crise:cercle vicieux. Chômage=>- de dépenses=>- d'activités=>- travail. Il devrait une bonne fois pour toutes différencier Citroën de Peugeot. Pourtant, c'est simple Citroën image de haut de gamme avec la gamme DS et Peugeot le moyen de gamme. Enfin, lancer un bas de gamme pour concurrences Dacia.
blue58 a répondu le 14/02/2013 à 09:35:
En effet c'est simple. Et ils n'y ont probablement pas pensé. Alalala.... l'industrie Française se porterait mieux si les PDG lisaient le forum de latribune.fr.
jeff a écrit le 13/02/2013 à 19:42 :
La 208 est depuis quelque moi la voiture la plus vendue d'Europe. A voir donc.....