EDF va supprimer 5% de ses effectifs sans licenciement d'ici à 2018

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Entre 2016 et 2018, 3.350 postes devraient être supprimés au sein d'EDF SA, sans licenciement.
Entre 2016 et 2018, 3.350 postes devraient être supprimés au sein d'EDF SA, sans licenciement. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
L'énergéticien explique que cette baisse du nombre de recrutements doit lui permettre de "s'adapter à son environnement' et de "mettre en œuvre les choix stratégiques de son projet CAP 2030".

L'énergéticien français EDF a annoncé jeudi 21 janvier qu'il allait réduire ses effectifs de 5% sur la période 2016-2018, sans licenciement, et réduire ses dépenses d'exploitation. Le 15 janvier, il annonçait 4.000 suppressions de postes, soit 5,8% de ses effectifs... Ce jeudi, le groupe a précisé à l'AFP que les suppressions d'emplois, un peu moins importantes que prévu donc, concernaient les 67.000 effectifs d'EDF SA, (c'est-à-dire l'entreprise en France sans ses filiales) soit environ 3.350 personnes.

"Pour s'adapter à son environnement et mettre en œuvre les choix stratégiques de son projet CAP 2030, EDF SA optimise ses ressources en diminuant le nombre de recrutements et en réduisant toutes ses dépenses d'exploitation", explique l'énergéticien dans un communiqué à l'issue d'un comité central d'entreprise.

Une "provocation" pour FO

Parallèlement, un mouvement de grève - le quatrième depuis novembre- organisé à l'appel de la CGT, la CFE-CGC et FO pour protester notamment contre les réductions d'effectifs a entraîné des tensions sur le réseau ce jeudi, avec une baisse de charge d'environ 20% de la production d'électricité, selon la CGT, premier syndicat du secteur.

Par ailleurs, l'annonce des suppressions de poste a été jugée "inacceptable" par FO:

"Pour nous, c'est une provocation" qui fait suite à "20 ans de déréglementation" du secteur de l'énergie, a précisé à l'AFP Maurice Isler, délégué syndical central FO. "Les salariés ne sont pas la variable d'ajustement", a-t-il ajouté.

Outre les suppressions de postes, les syndicats s'inquiètent du contexte difficile pour EDF, fragilisé selon eux par, entre autres, le rachat d'Areva NP, l'ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques demandée par Bruxelles ou le projet de construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point, en Angleterre.

(Avec AFP, Reuters)

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Commentaires
a écrit le 21/01/2016 à 17:41 :
EDF a beaucoup de choses sous le coude pour équilibrer son budget , en particulier les charges de personnel : que EDF commence par s'aligner sur le privé , sur l'âge de départ en retraite, sur les avantages en nature , le coût de son CE , on pourrait facilement baisser nos factures !
Réponse de le 21/01/2016 à 17:55 :
Petit rappel : Les agents EDF partent à la retraite plus tôt parce qu'ils travaillent généralement dans des milieux industriels plus contraignants, avec de l'astreinte, du 3x8, en devant supporter du froid, de la chaleur... et tout simplement parce qu'ils payent plus de cotisations que dans le régime général pour cela !
a écrit le 21/01/2016 à 16:03 :
C'est le second effet kisscool du compteur linky: envoyer au chômage toutes les personnes qui passaient chez les particuliers ou sur la voie publique pour relever les compteur, les mettre en service ou les couper.
a écrit le 21/01/2016 à 16:03 :
C'est le second effet kisscool du compteur linky: envoyer au chômage toutes les personnes qui passaient chez les particuliers ou sur la voie publique pour relever les compteur, les mettre en service ou les couper.
a écrit le 21/01/2016 à 15:13 :
Départs volontaires ? Étonnant...
Préretraites, on croyait que cela n'existait plus...d'autant que les retraités coûtent à peanuts prés la même chose que l'activité ( régime spécial oblige )...
On aurait pu économiser sur le 1 % du ÇA !!!! Cela fait plus !!!!
a écrit le 21/01/2016 à 14:08 :
Pas de licenciements donc départs volontaires où mise à la retraite anticipée payée par l'usager encore et encore, tous comme les investissements hasardeux,le comité d'entreprise géant des salariés et le futur compteur link!
Réponse de le 21/01/2016 à 17:57 :
Non non, juste des départs à la retraite non remplacés.
a écrit le 21/01/2016 à 14:07 :
Article court, dommage, celui du Monde est plus etoffé. FO y denonce notamment l'inconsequence des gouvernements successifs sur les non-hausses d'electricité des 20 dernieres annees : he oui augmenter l'electricite n'est pas electoral donc on reporte, quitte pour eDF a ne pas investir dans lenetretien et la securite et se retrouver aujourd'hui devant un mur d'investissements.
Et au passage le mythe de l'electricite nucleaire pas cher qui disparait.
a écrit le 21/01/2016 à 14:01 :
"soit environ 3.350 personnes".

Dont surement une bonne partie proche de la retraite 56,57,58 ans ( pyramide des âges ) ils vont avoir un peu de pognon pour accelerer leur départ puis vont finir dans carrière jusqu'à leur retraite effective à Pôle emploi et donc payé par la collectivité avec des caisses qui se vident vitesse grand V. Faut pas s'étonner ensuite de la hausse continue des seniors dans les chiffres mensuels du chômage ,1/4 des chiffres actuels.
Réponse de le 21/01/2016 à 17:58 :
Non, les départs à la retraite naturels sont largement assez importants chez EDF en ce moment pour éviter cela. Merci de ne pas fantasmer sur n'importe quoi.
a écrit le 21/01/2016 à 13:57 :
Comme exposé en réponse dans l'article co-joint à celui-ci, Edf devra supprimer beaucoup, beaucoup plus d'emplois dans un temps plus court. Il faut donc s'attendre à d'autres plans en superposition comme la vente ou l'intégration de nombreuses filiales réorganisées.L'entreprise a cumulé un nombre important de faux emplois, situation que lui permettait son avantage de monopole et pour tout dire d'abus. Le financement à fonds perdus de toute la filière nucléaire devant faire des miracles [employant surtout beaucoup de cadres de la classe supérieure], lui a permis ce grand mensonge en récupérant une partie de cet argent tombé du ciel. Edf devrait fusionner avec Total afin que toute la filière française sous-jacent et connexe puisse se régénérer. Il devient urgent de créer de nouveaux grands champions. Par exemple dans le domaine de la santé, les "healths" en regard avec l'impressionnante et agressive restructuration américaine qui impactera rapidement et Edf et Total. Il serait souhaitable que La Tribune évoque plus souvent cette problématique.

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