Kalanick (Uber) à Macron  : "Les fabricants de voitures ont-ils payé pour la disparition des chevaux  ? "

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Selon Travis Kalanick, Uber, en créant de nouveaux emplois, permet à l'Etat d'encaisser des taxes et des cotisations sociales qui n'existeraient pas sinon.
Selon Travis Kalanick, Uber, en créant de nouveaux emplois, permet à l'Etat d'encaisser des taxes et des cotisations sociales qui n'existeraient pas sinon. (Crédits : Reuters)
A une semaine d'une grève des taxis qui s'annonce dure à Paris, Emmanuel Macron a rencontré, jeudi soir à Davos, le fondateur d'Uber, Travis Kalanick, en marge d'une soirée organisée par Google. Mais... pas facile de convaincre Uber de payer pour indemniser les taxis pour la baisse de valeur de leur licence induite par la déréglementation du secteur du transport de personnes en France.

Davos, c'est aussi l'occasion de faire des rencontres, y compris les plus improbables. Non inscrite à son agenda officiel, la participation d'Emmanuel Macron à la soirée organisée par Eric Schmidt, le patron de Google, jeudi soir, a offert au ministre de l'économie l'opportunité de passer un moment avec Travis Kalanick, le fondateur d'Uber. Emmanuel Macron a officialisé cette rencontre au sommet ce vendredi lors d'une rencontre avec la presse internationale.

Le ministre, qui voit en Uber, et de façon générale, dans la libéralisation du secteur du transport, un instrument de création d'emplois nouveaux et d'inclusion sociale des jeunes des quartiers défavorisés, a tenté de convaincre Travis Kalanick de la nécessité pour Uber de tenir compte de l'environnement réglementaire français.

Indemniser les taxis ? "No" catégorique de Kalanick à Macron

A une semaine d'une grève des taxis qui promet d'être « dure », et alors que le patron des taxis G7, Nicolas Rousselet, accuse dans "Les Echos" Uber de faire travailler 40% de clandestins, et réclame l'interdiction de la plateforme américaine, Emmanuel Macron cherche à pacifier le débat, devenu encore plus empoisonné depuis que Uber a annoncé cette semaine l'ouverture de sa plateforme aux taxis. Une véritable déclaration de guerre à G7.

Mais le dialogue entre le ministre et Travis Kalanick a vite tourné à l'impasse. A Emmanuel Macron, qui évoquait l'hypothèse qu'Uber indemnise au moins en partie la perte de valeur des licences des chauffeurs de taxis (notamment des 2.000 ou 3.000 derniers arrivés, qui l'ont payé au prix fort), le fondateur d'Uber a opposé un « no » catégorique.

« Les fabricants de voitures ont-ils payé pour la disparition des chevaux? », a ainsi rétorqué Travis Kalanick.

Kalanick: Uber crée des emplois, à l'Etat français d'indemniser

Et de renvoyer l'argument au ministre français : si indemnisation il doit y avoir, c'est au contribuable français de payer, car Uber, en créant de nouveaux emplois, permet à l'Etat d'encaisser des taxes et des cotisations sociales qui n'existeraient pas sinon... Bref, un dialogue de sourds donc, entre une vision libérale californienne, et un ministre réformateur adepte du compromis social. Cela fait penser au bon mot prononcé par Emma Marcegaglia, la patronne du groupe pétrolier ENI et ancienne patronne des patrons italiens lors du débat avec Manuel Valls :

«Quand il y a une innovation, les Américains en font un business ; les Chinois la copient ; et les Européens la réglementent... ».

Emmanuel Macron connaît bien le sujet de la libéralisation du transport de personnes puisqu'il a été le rapporteur de la commission Attali 1 qui, en 2008, avait proposé déjà de déréglementer la profession de taxis et de faire sauter le numerus clausus. Selon le ministre, une indemnisation des licences qui sont le seul patrimoine des chauffeurs est légitime, et ne coûterait pas si cher. De 300 à 500 millions d'euros, selon le nombre de chauffeurs concernés et le prix de la licence. Une goutte d'eau pour un Uber valorisé plus de 60 milliards de dollars, et qui risque, à force de refuser de tenir compte des environnement locaux, de se faire sortir des pays les uns après les autres.

Airbnb a su se montrer plus souple...

C'était d'ailleurs l'un des arguments d'Emmanuel Macron à l'intention de Travis Kalanick : acceptez d'indemniser la perte de valeur des licences, et votre image auprès des chauffeurs s'améliorera. Vous gagnerez plus au final à vous montrer plus souple. C'est ce qu'a fait AirBnB, la plateforme de location d'appartements, en acceptant de collecter la taxe de séjour pour la Ville de Paris. Depuis, AirBnB est mieux accepté, malgré la persistance de problèmes avec les loueurs professionnels, alors que Uber demeure l'archétype de la "bad company" aux yeux d'une partie de l'opinion.

Vers la création d'un fond d'indemnisation des taxis ?

S'il n'a pas infléchi à Davos la position du fondateur d'Uber, Emmanuel Macron a au moins eu le mérite d'essayer, alors que tout débat est aujourd'hui totalement impossible en France sur cette question. Déjà à l'été, Emmanuel Macron n'était pas arrivé à réunir autour d'une même table ronde chauffeurs de taxis et VTC, dont Uber. Peut-être que cela finira par arriver un jour... A Bercy, on réfléchit en fait depuis plusieurs mois à la création d'un fonds d'indemnisation pour racheter les licences des taxis et remettre ainsi les compteurs à zéro, nous confirme un proche du dossier. Reste à trouver les modalités techniques et surtout politiques d'un fonds "taxi". Avec au fond une seule bonne question : qui paye ? Les plateforme de VTC, en particulier Uber ? Le contribuable, à l'image du fonds d'indemnisation des mineurs ? Les deux ? L'affaire est devenue si urgente que des développements nouveaux pourraient intervenir dans les prochaines semaines... Surtout si la prochaine grève des taxis accentue la pression sur Uber et le gouvernement.

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a écrit le 26/02/2016 à 14:33 :
Bonjour

Le patron de Uber a aussi dit "ces connards de taxi" ou "je prévois de prendre dans la plupart des pays 98% du marché". C'est un prédateur qui n'attend que la voiture autonome pour ne plus être embété avec ses propres chauffeurs. Ca n'est bien sur pas à l'etat de rembourser sans ressources en face, et il doit légiférer pour accompagner ces 2 révolutions (les VTC puis la voiture autonome). Il faudrait taxer les VTC pour abonder un fond d'indemnisation je suis d'accord. L'etat est responsable pour avoir cree le numerus clausus mais n'a pas a payer l'enrichissement de certains chauffeurs de taxis qui sont deja passés a la caisse. Mais ceux qui ont payé leur plaque plus de 40 ou 50 k€ récemment devraient toucher quelquechose, comme une décote. La plaque etait un droit d'exercer sans risque il y a encore 5 ans. Personne ne pouvait imaginer une telle lame de fond qui se developpe tres vite. ca n'est pas un risque assimilable a l'achat d'un fond de commerce. Et je ne suis pas taxi, juste un humain qui comprend l'angoisse d'un taxi endetté jusqu'au cou pour rembourser une plaque qui ne vaudra bientot plus rien. Et ils n'avaient pas le choix entre un placement retraite et la plaque. et arretons de leur tirer dessus. A l'inverse les chauffeurs VTC deviennent obséquieux, obsédés par la notation, sachant qu'ils dégagent a partir d'un certain seuil. Moi je prefere rouler avec quelqu'un de nature, voire un peu frustre qu'avec un chauffeur playmobil précarisé. question de principe. le patron de Uber représente ce capitalisme débridé que j'exècre au plus au point. Uber créé des emplois, la bonne blague. Par contre, du coté des taxis, faudrait arreter de casser la gueule aux chauffeurs Uber.
a écrit le 29/01/2016 à 18:16 :
80 euros d'amende pour 5 minutes de retard (je suis handicapé !) sur taxi G7 à Paris...j'aime les taxis à un point...
a écrit le 28/01/2016 à 16:24 :
Voila comment les français vont finir par rembourser leurs propres arnaqueurs...
a écrit le 28/01/2016 à 0:09 :
Ce monsieur se croit au XIXème siècle, et sauf TAFTA il existe des amortisseurs sociaux.
Uber fait des affaires en France, des bénéfices, alors que ceux-ci soient (sur)taxés (TVA, IS) pour dédommager raisonnablement les taxis.
Quoiqu'il en dise, les chevaux n'ont pas disparus (Dieu merci !) ; alors pourquoi suggérer la disparition des taxis ?
Ce monsieur représente un nouveau capitalisme technologique, avide, imbu de lui-même ; il faut le canaliser pour finalement bien sûr s'adapter.
a écrit le 27/01/2016 à 21:38 :
Quel progrès ?
Même voiture
Même gps
Pas de même charge financière
Pas de même contraint
Juste un voyou!!
a écrit le 27/01/2016 à 7:25 :
C'est quand même du grand n'importe quoi ces reventes de licences initialement gratuites ... On attend avec impatience ldans les prochaines années le futur conflit entre chauffeurs VTC qui ralent sur les voitures sans conducteur.
a écrit le 26/01/2016 à 19:43 :
Indemniser les taxis ....n'importe quoi...les pompistes qui avaient investi dans des stations services....lorsque les carburants ont été déréglementé n'ont jamais été indemnisé et pourtant les compagnies pétrolières étaient riches.!!!!
a écrit le 26/01/2016 à 11:00 :
C'est que le début du numérique et on pleure déjà. Pauvre France soviétique englué dans son conservatisme effréné.
C'est quand les voitures autonome vont arriver il faudra indemniser Uber ....
Bref comme d'hab tous ce que touche l'etat est pourris par l'état.
le collectivisme à la cuba hihi il doivent bien se moquer de nous les autres pays.
Soyons réaliste les taxis vont disparaitre avec l'arrivée du numerique a moins que l'état baisse les charges donc le prix des courses, ah bah mince on en reviens toujours au même,si les taxis pouvait baisser leur et investir, uber ne serait peut etre plus la, ah mes on touche pas aux charges on prefere laissé pourrir les indépendants et profiter du collectivisme parceque réformer l'etat c'est dur et on risque ne plus etre élus.
Triste France , ce pays est foutu
a écrit le 25/01/2016 à 16:09 :
Haha, première nouvelle : Uber crée donc des emplois ? Mort de rire. Tout au plus crée-t-il des esclaves qui rapportent 30% à leur nouveau maître. Et comme en plus, rien ne sera déclaré, ça fera 0 cotisations en plus.

S’ajoute à cela que le maître va bien entendu délocaliser ses profits dans les paradis fiscaux…

Bref, la rengaine capitaliste habituelle. Rien de nouveau sous le soleil.
Réponse de le 26/01/2016 à 13:13 :
Oh la belle rengaine également de votre côté : Rien déclaré? Aucune cotisation? C'était effectivement le cas avec UberPop, qui a été interdit. Par contre UberX, ce sont des chauffeurs indépendants, avec licence valable, et tout étant payé électroniquement, tout est très facilement traçable.

Arrêtez avec votre délire : ici à Bruxelles, il y a en moyenne 25/30 nouveaux chauffeurs UberX par mois (le temps de faire les démarches), et je doute qu'ils se considèrent comme esclaves, mais plutôt comme chanceux.
Réponse de le 26/01/2016 à 17:43 :
Vous êtes pathétique. Presque 4 millions de chômeurs et vous en êtes encore a vilipender les capitalistes, les entreprises et les nouveaux marchés et nouvelles technologies.
Rien de nouveau sous le soleil, en effet.
Réponse de le 26/01/2016 à 22:07 :
Si Uber est si magnifique que ça, comme semble le décrier les "chauffeur de taxi" pourquoi restent-ils taximen et ne deviennent-ils pas chauffeur Uber ... Étrange non? Ils préfèrent beugler plutôt que de se remettre en question.
a écrit le 25/01/2016 à 16:05 :
Ils ont pété les plombs les taxis et MACRON : pourquoi pas un fonds d'indemnisation si vos actions ou vos obligations baissent ? Quand les actions de KODAK se sont effondrés, parce que KODAK n'avait pas vu venir la révolution numérique de la photographie,, personne n'a indemnisé les petits actionnaires.
Et les salariés n'ont eu que leurs yeux pour pleurer. Personne n'a demandé aux fabricants d'appareil photo numérique d'indemniser les actionnaires et les salariés...
(Mais c'est vrai que les salariés, MACRON les méprise : c'est du pas grand-chose. Un mal nécessaire).
a écrit le 25/01/2016 à 15:07 :
On comprend que la pompe a finance historique du PS, Rousselet des taxis G7, s'offusque de la fin programmée de son monopole, mais se faisant il met sous les projecteurs l’archaïsme de la "pensée" économique du PS et plaque Macron, le demi d'ouverture du parti. La corporation des taxis devrait comprendre que ses jours sont comptés et que l'analogie hippomobile de Travis Kalanick va se vérifier, parce que ce gouvernement n'a ni les moyens financiers d'indemniser une profession en voie d'extinction ni le pouvoir d’arrêter le progrès.
Réponse de le 26/01/2016 à 15:32 :
Vous ne prenez jamais un taxi. Le jour où les taxis voteront PS, prévenez-nous...
Réponse de le 28/01/2016 à 10:24 :
A sezac
De quel progres parler vous , créé une application et se gaver de 20% sans rien faire d'autre , c'est qui le rentier celui qui a travaillé des jours durant pour payer sa licence qui sert de retraite après un nonbres de maladies liées à son boulot ou celui qui perçoit une rente qu'il delocalise bien sûr pour que les français ne voit pas un sou , vous serez les premiers à vous plaindre quand les caisses seront vides , baisse des retraites et autres , décidément ce pays est vraiment foutu
a écrit le 25/01/2016 à 11:09 :
Uber créé des emplois sous payés frustrants encore un peu plus les gens.

On comprend que son patron qui gagne des milliards avec soit pour, par contre il n'est pas obligé d'appuyer son manque cruel de sémantique par des formules aussi stupides qui ne rassurent pas quant à la capacité cérébrale de celui-ci.

Le ministre s'il était un minimum intelligent pourrait lui répondre:" Les gens ne sont ni des objets ni des animaux". Mais avec des si on aurait une bien meilleure économie...
a écrit le 25/01/2016 à 9:38 :
Si les gvts actuels et précédents avaient essayé de résoudre le problème des taxis en faisant disparaître cette licence (indemnisation ou rachat), on n'en serait pas là. Tout le monde s'est dégonflé et l'urgent a toujours été de ne rien faire en espérant que ça se dém.. tout seul. C'est raté et bien raté.
a écrit le 25/01/2016 à 8:49 :
Ou quand s'affrontent les logiques de rentes créées par l'état et l'offre de service au marché. L'étatisme et le collectivisme sont les deux écoles de la servitude socialiste. L'un développe la lutte contre la propriété par le biais de la réglementation, l'autre par son appropriation.
a écrit le 24/01/2016 à 20:03 :
La disparition de l' usage du cheval pour le transport est racontée dans un ouvrage ancien et sur le cas particulier de Paris. Si j ' ai bien compris, cela se situait était un peu avant 1914.
Est alors apparue comme solution, l' hippophagie (abbatage massif et consommation de viande de cheval, pour recycler les chevaux devenus inutiles).
Dans cet ouvrage il est dit qu' une répugnance du public à consommer cette viande existait, et existe encore aujourd'hui, allez savoir pourquoi :
Malencontreuse simultanéité de boucheries, gustativement dissuasive (celle massive des chevaux et celle massive des hommes en 14-18) ?
Ou canibalismophobie ? (on ne mange pas son fidèle ami, normalement).
il est bien clair que dans ce cas précis, c' est l' animal de trait qui a payé le plus lourd tribut au progrès, et non pas l' innovateur.
Celui ci ne faisant que son travail, n' est en rien maître des conséquences de ce travail, même si il peut en théorie, ressentir une certaine responsabilité, mais ceci est affaire de personnes.
a écrit le 24/01/2016 à 11:08 :
Faire indemniser les taxis par Uber ? Et il faut faire indemniser les chaînes télé par Google ? Et faire payer les fabricants d'ordinateurs pour les éditeurs de musique ? Voilà une parfaite illustration de l'immobilisme français. Il est interdit d'innover et si on innove, il faut taxer et punir les innovateurs.

Liberté, égalité, fiscalité.
Réponse de le 25/01/2016 à 13:51 :
Pas de probleme pour innover, mais en restant dans le cadre de la loi. Sinon cela devient un grand chaos anarchique!
a écrit le 24/01/2016 à 9:22 :
Qui devra-t-on indemniser avec l'arrivée des voitures autonomes ?
a écrit le 23/01/2016 à 22:11 :
Si on prend UBER comme AIRBNB ce ne sont que des plateformes de mise en relation qui dans de nombreux cas mettent en relation des particuliers ou des autoentrepreneurs qui cotisent peu ou pas du tout et par ailleurs n 'ont aucune activité garantie pour assurer un service rendus avant par des professionnels déclarés et patentés qui payaient un max en charges et impôts. Je ne vois pas où est le progrés si ce n'est de condamner à terme les emplois pérenne pour les remplacer par des travailleurs indépendants précaires et a diminuer considérablement les prestations sociales faute de cotisations.
Réponse de le 24/01/2016 à 13:09 :
Le progrès, c'est qu'en France l'utilisation des taxis est devenue marginale comparée aux autres pays, à cause des tarifs prohibitifs et de la difficulté à en trouver. En Angleterre ou en Allemagne, lorsqu'on est sorti au restaurant / bar / discothèque, et qu'on ne veut bien évidemment pas conduire après avoir bu quelques verres, on trouve fréquemment un taxi devant la porte prêt à nous emmener, ou on peut en commander qui arrive dans les 3 minutes.

UberPop permettait de revenir à des tarifs raisonnables, similaires à ceux d'autres pays européens, et de multiplier l'offre. C'est à dire, du point de vue des clients, réparer l'offre des taxis qui est cassée.
a écrit le 23/01/2016 à 12:07 :
Pourquoi le contribuable paierait? des professions entieres ont disparues sans que le contribuable paie. Demandez aux ouvriers métallurgiques? l'automobile? Le textile ? etc.. ils ont eu droit au chomage pour lequel ils avaient cotisé durant leur vie. Je rappelle 147€ une course Orly Orgeval le soir! 53km et 40mn c'est du vol. Les transports de santé ? 2,49€ le km plus la prise en charge et parfois, des facturations double ou triple. Les taxis sont morts car la société n'accepte plus de payer ce niveau de prix et si ce n'est pas Uber ce sera un autre. Pourquoi moi contribuable, je paierai? et les autres professions liberales dont je fais parties? qui va me payer si je n'ai plus de client? Lamentable, mais Macron fait du bruit, parle mais n'a aucun résultat tangible à mettre sur la table comme bilan.
a écrit le 23/01/2016 à 8:54 :
Sur la Côte la plupart des véhicules utilisés par les chauffeurs de taxis sont de marques allemandes. On peut voir en majorité des Mercedes, quelques Audi...
a écrit le 23/01/2016 à 8:53 :
Sur la Côte Azur, le trajet en taxi n'est vraiment pas donné.
Un exemple : 35 euros minimum tarif de jour pour se rendre de Cagnes à l'Aéroport de Nice.
La distance à parcourir n'est pourtant que de 5 kilomètres.
A l'étranger pour le même prix, je vais effectuer 4 fois plus de kilomètres.
a écrit le 23/01/2016 à 7:35 :
Le patron de UBER se croit tout puissant ,attention le retour de bâton ,la bulle enfle et risque d'exploser 60 milliard de dollars pour une société qui travaille à perte Avec pour horizon des conflits partout où elle s'installe, même riche là loi c'est la loi .
Il vont créé une armée de chauffeurs corvéable à merci sans aucuns droits ,avec pour seul but delocaliser leurs bénéfices au Delaware et autres paradis fiscaux
a écrit le 23/01/2016 à 6:41 :
On achète un fond de commerce sans garantie de rentabilité. On prend un risque tout comme l artisan qui ouvre une menuiserie etc... Les taxis ont longtemps vécu sur les arrangements et les copinage. 11 licences pour une ville de 60.000 Habitants. (1 Taxi pour 5.500 Habitants et certainement des ratios encore plus élevés suivant les régions). Lorsque un chômeur demandait une licence en mairie car il avait perçu une indemnité de licenciement + pouvait prétendre à des aides, les mairie fournissaient fissa la liste des revendeurs de licences à 4 fois le prix, donc une bonne manne pour une bonne mafia légale pendant des années. Aujourd'hui nouveau concepts du transport business c est la vie qui évolue, si les taxis ont été privilégiés pendant des années tant mieux pour ceux qui ont encaissés les jack pots mais comme en bourse et dans tout business il y a les gagnants et les perdants. Cela s applique à tous et à toutes les activités et prises de risques financiers. Des gens ont perdu une vie d'économie pour avoir fait confiance à leur banquier et personne n a hurlé au vol. Les taxis dérangent l'état car la magouille commençaient au bureau de l administration Française.
a écrit le 22/01/2016 à 23:36 :
Les taxis et G7 se sont cru intouchables.Ils ont bloqué le nombre de licences tout en fournissant un service médiocre et hors de prix. Il suffit de se promener en Europe et comparer. Résultat, les VTC ont fait exploser ce marché et c'est tant mieux pour nous et tant pis pour les taxis !
Réponse de le 23/01/2016 à 1:58 :
Vous osez prendre comme surnom patriot? Lool patriote américain alors ,défendre une société étrangère qui exploite les miséreux de Paris, qui paye 0 impôt en France ,qui majore c est prix( vendredi 13 novembre il on multiplier par 5)et macron qui va demander le consentement d uber ,alors qui devrait EXIGÉ d uber qui respecte la loi francaise!!!!!! Ou va mon pays? Privatiser le taxi parisien pour le donner au américain patriote vous avez dit? Vous n'êtes qu' un traitre à votre pays
Réponse de le 23/01/2016 à 16:24 :
@Leo. Le véritable acte patriotique consiste a faire disparaître un service médiocre et cher par un excellent service et peu coûteux.
Rien ne vaut la concurrence.
J'ai été client des taxis parisiens pendant des années et, comme beaucoup de parisiens, j'ai finit par les fuir a tout prix.
a écrit le 22/01/2016 à 23:32 :
On va pas se mentir les taxis dans moins de 2 ans sa n'existe plus.
2 SOLUTIONS:
1-Rembourser toute les licences (500M d'euros) et augmenter la taxe sur les courses d'Uber se qui permet largement le remboursement des 500M.
2-Rembourser toute les licences (500M d'euros), on interdit Uber en France et créons Uber FR la copie Uber par des français pour garder les bénéfices (Jackpot).
Réponse de le 25/01/2016 à 13:59 :
3ème solution : on laisse les taxis se débrouiller avec la concurrence des VTC. Ils seront bien obligés de baisser leurs prix et d'améliorer leur minable service. Personne ne pleurera leur disparition dans le cas contraire de toutes façons...
a écrit le 22/01/2016 à 20:05 :
Qu'est-ce qui crée et fait évoluer à la hausse comme à la baisse les valeurs dites incorporelles,telles les fonds de commerce ? Jadis, la suppression des charges d'avoués ( hors cour d'appel ) a été payée, comment ? Aujourd'hui à qui ou à quoi confie-t-on d'étalonner les valeurs des biens corporels comme incorporels ? En général et universellement aux enchères boursières, business étant business ; mais les rouages boursiers sont lubrifiés copieusement par les institutions centralisées étatiques. Sur les marchés en sous-mains, s'échangent bien la valeur des produits vendus : qui paye au final ? Le consommateur inévitablement, sinon le contribuable,
surtout dans les économies où les profits sont privatisés et les pertes nationalisées, voire mutualistes. Cette affaire de sous surgie subitement ne peut que dégénérer en conflits avec ce défi porté à Davos macroniquement une impasse macaronique.
a écrit le 22/01/2016 à 18:45 :
Pour votre info une licence n'est pas gratuite c'est un
Fond de commerce comme n'importe lequel. Quand vous voyer un local vide pour commerce il n'est pas gratuit alors non la licence n'est pas gratuite. Pour en avoir une licence gratuite il
Y a u e liste d'attente de 17 ans
Réponse de le 23/01/2016 à 9:38 :
Sam tu viens de te contredire...

Une licence est à la base gratuite !
a écrit le 22/01/2016 à 16:42 :
"ils la copie" -> "ils la copient"
a écrit le 22/01/2016 à 16:08 :
Les taxis n'ont jamais essaye d'evoluer, d'innover,, de se tranformer, de devenir "user friendly", meme le paiement par carte bancaire n'est pas courant.
Réponse de le 23/01/2016 à 7:52 :
Ne faites pas de généralités svp, je suis taxi parisien depuis 6 ans, j'ai acheté ma licence au prix fort , j'ai un crédit bancaire à rembourser je suis user friendly , j'accepte la carte ,j'ai la wifi , les sièges BB, des mouchoirs des bouteilles d'eau , le vrai débat c'est que la licence existe dans beaucoup de pays et plus chère qu'en France , qu'on nous remboursent tous nos
sacrifices et économies ,nos semaines sans repos ,nos soirées ,nos dimanches au boulot et la vous aurez vos chauffeurs UBER en quantité illimité,pas sur qu'ils acceptent ces conditions pour pas grand chose . Quand à moi je n'attend que sa pour fuir dans un pays workers friendly
a écrit le 22/01/2016 à 15:53 :
"et d'inclusion sociale des jeunes des quartiers défavorisés"

Il est évident en effet que Kevin, qui deale du shit et un peu de coke pour 3000 euros par mois va aller bosser de suite 4 fois plus pour 300 euros par mois qui plus et au sein d'une société capitaliste élevant la réussite financière au rang numéro 1.

Macron qui rime avec bidon.
a écrit le 22/01/2016 à 15:29 :
La réponse d'un Vrai ministre de l'économie : " Les Ubers sont ils des Aliens juste débarqués d'une autre planète, ou vivent ils dans une société terrestre ? " .
a écrit le 22/01/2016 à 14:47 :
Ce qui est quand même gonflé, c'est que les licences ont été données gratuitement aux chauffeurs de taxi, qui ont ensuite obtenu l'autorisation de se les revendre entre eux. Donc, si il y a quelqu'un qui devrait indemniser les taxis actuels, ce sont les taxis précédents, qui leur ont vendu à leur départ à la retraite. Et tous ces taxis prompts à manifester devraient simplement se retourner contre leurs "anciens" (pas si compliqué, la loi autorisant la revente ne date que de 1995) pour que ceux-ci les rembourse. Mais je ne vois pas pourquoi ce devrait etre Uber ou bien encore moins l'Etat (et donc le contribuable), vu que ce dernier n'a rien touché de la vente des licences !
Réponse de le 22/01/2016 à 15:10 :
Faux!! L'état prend une commission sur chaque vente .....
Réponse de le 22/01/2016 à 15:15 :
Si l État perçoit à chaque transfert de licence un droit de mutation à hauteur de 8% du prix de la licence vendu.
Les taxis ne sont pas dès rentiers le petit artisan qui a travailler toute sa vie 12h par jour 6j/7 la licence s est son capital retraite tout simplement comme n importe quel fond de commerce.
Réponse de le 22/01/2016 à 15:32 :
Sachez que l'état perçoit des frais de mutation et est donc A ce titre intéressé
Réponse de le 22/01/2016 à 15:37 :
Vrai et faux la licence était initialement donnée gratuitement, mais comme il y a un numerus clausus sur le nombre de licence il y a un marché qui s'est créé à la revente des licences qui a explosé. Les fonctionnaires devraient plutôt regarder leur pompes..
Réponse de le 22/01/2016 à 20:16 :
J'ai acheté ma licence à 230000euros
Au passage l'état a pris sa part 7300euros. Donc arrêtez de spéculer sur un dossier que vous ne maîtrisez tous les contours je vous remercie
Réponse de le 25/01/2016 à 14:10 :
@santos

Doit on comprendre que lorsque vous parlez d’indemnisation celle-ci se limiterait au 7300€ que vous avez versés à l'état ? Si c'est le cas cela peut à la rigueur se plaider (et encore..) mais si vous réclamez davantage c'est que vous vivez dans monde parallèle : le contribuable n'a pas vocation à renflouer les investissements hasardeux de tous les entrepreneurs faillis qui passent !
a écrit le 22/01/2016 à 14:47 :
Qui défend-on ? Les taxis privés ou bien G7/Taxis Bleus et ses licences, salariés et centraux de réservation, en situation de monopole ?
a écrit le 22/01/2016 à 14:45 :
L'etat a fait une grave erreur en permettant a des petits malins de revendre une licence qu'ils avaient reçu gratuitement.
C'est maintenant a l'etat de payé s'il souhaite changer le model

je propose que l'etat rachete A LA VALEUR D'ACHAT les licences. Soit 0€ pour les 4000 licences de la G7 (licences données a cette société grâce a ses connexions politiques), bien souvent 20,000€ ou 50,000€ pour les licences de plus de 20 ans, et effectivement quelque licences a 200,000€ a paris
A paris 16,000 licences
6000 jamais payé => 0€
7000 a 50,000e => 350 M€
3000 à 150,000 => 450 Me

Cela coute quand meme 800M€
Alors que les licences n'ont rien rapporté... Bref Pasqua nous a ruiné comme beaucoup d'autres politiques, en introduisant le numerus closus en 1993 (soit il est stupide, soit il en a profité pour recevoir des dessous de table de la G7)

En contre partie :
- charges sociales + impot a prelever sur les conducteurs Uber et autre VTC
- limiter par la loi la commission des plateformes internet a 5% (car il s'agit de monopoles / oligopoles naturels)

Avec 40,000 VTC, qui gagnent environ 25,000€ avec 22% de charges sociales et 5% d'impot, nous avons 6,000€ par chauffeur soit 240 M€ par an
C'est rentable au bout de 4 an
Beaucoup plus si les 40,000 chauffeurs etaient des rmiste / chomeur avant de devenir chauffeurs
Réponse de le 22/01/2016 à 14:59 :
Excellente analyse, à laquelle je souscris. Les autorités qui ont permis la revente de licences obtenues gratuitement et ont favorisé leur appréciation par le numerus clausus sont largement responsables. Si c'est Pasqua, cela confirme ce que je pensais de lui, mais les gouvernements qui lui ont succédé ne sont pas mieux en n'ayant jamais remis en cause tout cela.
Réponse de le 22/01/2016 à 15:15 :
Intéressant, et en ce qui concerne les licences rachetées très chères alors même qu'Uber arrivait sur le marché, ne pas indemniser à hauteur mais à la limite faire un prêt remboursable car dans d'autres domaines paye t'on à ceux qui ont pris le risque et font faillite le fonds de commerce qu'ils ont acheté - y compris quand un concurrent s'installe à quelques mètres (coiffeurs, boulangers...) ?
Je ne suis pas sûre que les plateformes internet soient naturellement des monopoles / oligopoles mais limiter leur commission d'intermédiaire est une idée, l'autre est de laisser la concurrence se faire et espérer que des plateformes prenant moins de commissions soient lancées par des français ou européens.
Réponse de le 22/01/2016 à 16:44 :
A voir tous ces chiffres vous êtes un expert comptable au ministère de
L economie on se croirait au café du commerce
a écrit le 22/01/2016 à 14:33 :
De plus en plus ce patron d'Uber se comporte comme un mafieux cynique...
Réponse de le 22/01/2016 à 16:00 :
Absolument pas!, c'est l'etat et les taxis qui le sont.
a écrit le 22/01/2016 à 14:26 :
le système des "plaques" a été créé par l'état , c'est à l'état d'assumer.
soit en remboursant les taxis , soit en acceptant le conflit.
Réponse de le 22/01/2016 à 14:49 :
non, l etat DONNE les plaques aux taxis. il ne touche rien dessus. C est les taxis qui ont voulu pouvoir se les revendrent entre eux et organiser une pemurie afin de les revendre le plus cher possible !

je vois pas pourquoi le contribuable devrait payer ! A t on indemnise les epiciers qui n ont pu revendre leur fond car un supermarche les a coule ??
a écrit le 22/01/2016 à 14:17 :
Bravo à macron d'avoir essayé, c'est le premier d'ailleurs mais le patron de UBER est prétentieux il compare larrive des voitures et la disparition des cheveaux , comme si il avait créé la poudre ,sa plate-forme n'est juste une mise en relation entre une voiture et un client du taxi quoi , sans payer d'impôts et en bafouant les lois des pays dans lequel les il s'installe @boycottUBER
Réponse de le 22/01/2016 à 14:56 :
c est sur qu en ce qui concerne la fraude fiscale, les taxis ne sont pas concernes. Rien n aurait empeche les taxis de monter un site avec leurs adherents au lieu de compter sur leur pouvoir de nuisance pour faire se coucher l etat. Uber ne sont pas des saints mais les taxis ont tout fait pour se faire battre (service souvent execrable, cher, emeutes pour bloquer la concurrence ...). Ils doivent boire le calice jusqu a la lie !!!

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