Patrick Artus : "un défaut est inévitable pour les pays les plus vulnérables de la zone euro"

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Patrick Artus, directeur de la recherche économique chez Natixis
Patrick Artus, directeur de la recherche économique chez Natixis
Les statistiques publiées par Eurostat lundi montrent que les pays du sud de la zone euro, qui appliquent l'austérité budgétaire, ont vu leur dette exploser en 2012. Pour Patrick Artus, directeur de la recherche économique chez Natixis, un défaut de ces pays est inévitable.

L'augmentation des dettes publiques des pays sous programme d'aide européenne et du FMI jette des doutes sur les remèdes choisis par les Européens pour régler le problème d'endettement excessif dans le sud de la zone euro. Que cela vous inspire-t-il ?

Je suis persuadé qu'un défaut est inévitable pour les pays les plus vulnérables de la zone euro. Cela ne signifie pas un défaut violent où l'on décide du jour au lendemain de ne rien rembourser. Cela peut consister en une restructuration par un échange de titres à un taux plus bas ou avec une maturité plus longue. Ce qui correspond de plus en plus à l'analyse qui est faite par le FMI et les Allemands.

Le Conseil allemand des experts économiques a notamment, sous l'impulsion de Christoph Schmidt, commencé à réfléchir à un fonds européen de résolution des dettes européennes. Les gens raisonnables envisagent cette solution comme une possibilité, plutôt que de se dire que cela n'arrivera pas. Il y a une réflexion qui existe. Y compris à la Commission européenne, d'ailleurs.

Pourquoi en arriver à une telle extrémité ?

C'est un message que les pays de la zone euro ne veulent pas entendre, mais il y a un vrai problème de solvabilité. L'Italie a vécu très longtemps avec un taux d'endettement supérieur à 100% du PIB sans que cela ne pose de problème. Mais plus l'endettement est important et plus l'exigence en terme d'excédent primaire est élevée. Et quand on regarde la solvabilité en zone euro on peut avoir de sérieux doutes.

On sait très bien qu'aucun des pays en difficulté ne pourra raisonnablement atteindre un excédent primaire, c'est-à-dire l'excédent budgétaire hors coût des intérêts, équivalent à 5,6 ou 7% du PIB. Personne n'a jamais réussi. L'Italie à déjà connu un excédent primaire à 2/3% en 1999/2000. Mais c'est le maximum qu'elle peut atteindre. Concernant le Portugal, c'est impensable. En revanche pour la France et l'Espagne, pour l'instant ça va, car on part d'un endettement plus faible.

Mais n'y a-t-il pas un danger d'une réaction en chaîne si l'un des pays de la zone euro fait défaut ?

Le problème c'est que l'on n'a pas mis en place les institutions nécessaires pour permettre d'éviter la contagion. Par exemple, si demain le Portugal fait défaut, nous n'avons rien pour empêcher les marchés d'attaquer les autres dettes européennes. Quant à l'OMT, il est inefficace parce qu'il ne peut être déclenché que si un pays demande à être placé sous programme d'aide. Il n'intervient qu'après le désastre, alors que ce mécanisme devrait être préventif.

Mais il n'y a pas que cela. Il faut aussi prendre en compte le fait que les banques sont d'énormes détenteurs de dette publique. Pour qu'il y ait un défaut organisé, il faut prévoir avant une recapitalisation des banques. Or, le MES n'est pas prêt. Donc pour l'heure, un défaut signifierait automatiquement une crise bancaire.

Qu'est ce qui n'a pas fonctionné dans les différents plans de sauvetage mis en place par les Européens ?

Ce que dit le rapport du FMI sur la Grèce c'est qu'il fallait faire défaut avant au lieu de laisser la situation se dégrader. Le système d'aide par prêts dans ce cas là n'a pas de sens. Il y a une règle simple qui dit que l'on prête à quelqu'un qui a un problème de liquidités, pas à quelqu'un qui est insolvable. Il y a là une mauvaise logique européenne dans la gestion de la crise des dettes. Et on vient de refaire la même erreur avec Chypre dont on voit que la dette explose parce que le PIB s'effondre. Demain ce sera le Portugal et peut être l'Irlande.

Il y a aussi un effet intergénérationnel de la dette. Par exemple, les jeunes Portugais s'en vont. Or, la dette est censée être transmise aux jeunes. Si tout le monde s'en va, il n'y a plus personne pour rembourser. C'est un gros problème dans les pays du Sud de l'Europe où la base fiscale se réduit aussi parce qu'il y a une importante émigration des jeunes diplômés. L'an dernier, 300.000 jeunes espagnols ont quitté leur pays. C'est cela de moins pour participer à l'effort de remboursement de la dette.

N'y a-t-il aucun autre moyen pour que les pays en difficulté de la zone euro puissent faire face à leurs engagements ?

Dans l'absolu, on peut toujours être solvable. Il suffit de supprimer les dépenses publiques et d'augmenter les impôts. Mais en faisant cela vous tuez votre potentiel de croissance. Car certaines dépenses publiques, comme les dépenses d'investissement, sont utiles. En se posant la question du défaut on se demande en fait s'il est vraiment raisonnable de tenter de se rendre solvable à de tels niveaux d'endettement. Compte tenu de la situation des niveaux d'endettement dont on parle, aucun pays ne peut avoir le courage, ou l'inconscience, de se rendre solvable. On ne parle pas ici de la France. Le vrai sujet pour l'heure, c'est le Portugal.

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Commentaires
a écrit le 30/07/2013 à 23:07 :
Pourquoi personne ne pense a baisser les dépenses publiques ET BAISSER les impôts au lieu de les augmenter ??? On ne perdrait pas en recette, au contraire, avec le boom économique que ça produirait. Bref, il faut une politique libérale est puis c'est tout ! Liberté !
a écrit le 25/07/2013 à 16:52 :
Pronostic :

Les pays européens qui vont faire défaut sont les suivants :

Grèce, Italie, Portugal, Irlande, Belgique, France, Espagne, Royaume-Uni, Chypre, et plus si affinités.

1- Médaille d?or : Grèce. Dette publique de 305,291 milliards d?euros, soit 160,5 % du PIB.

2- Médaille d?argent : Italie. Dette publique de 2034,763 milliards d?euros, soit 130,3 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 208,284 milliards d?euros, soit 127,2 % du PIB.

4- Irlande : dette publique de 204,054 milliards d?euros, soit 125,1 % du PIB.

5- Belgique : dette publique de 394,220 milliards d?euros, soit 104,5 % du PIB.

6- France : dette publique de 1870,294 milliards d?euros, soit 91,9 % du PIB.

7- Espagne : dette publique de 922,828 milliards d?euros, soit 88,2 % du PIB.

8- Royaume-Uni : dette publique de 1385,701 milliards de livres sterling, soit 88,2 % du PIB.

9- Chypre : dette publique de 15,342 milliards d?euros, soit 86,9 % du PIB.
a écrit le 24/07/2013 à 19:48 :
IL FAUT REPENSSE EUROPE QUITTE A REFAIRE LA CONTITUTION EUROPEENNE..,? ILS FAUT FAIRE PLUSIEUR PALLIERS EN FAISSANT DEUX OU TROIS PALIERS AVEC UNE MONNAIE DE VALEUR DIFFERANTE ,? C EST POSIBLE TOUT EST POSSIBLE EN ECONOMIES IL SUFFIT QU IL I EST UNNE MAJORITE DE PAYS DACCORD AVEC CETTE IDEE ??? NOS ECONOMISTES QUI ONT CREES L EUROPE NI ONT PAS PENSSE POURTENT UN RICHE ET UN PAUVRE SIL SUNISENT CELA NE FAIT PAS DEUS RICHES MAIS BIEN DEUX PAUVRES?????????
a écrit le 24/07/2013 à 18:48 :
Je livre à la sagacité des lecteurs intéressés cette déclaration de W. Mackenzie King qui a été premier ministre Canadien pendant 21 ans entre 1921 et 1948 sur la monnaie: "Tant que le contrôle de l'émission des devises et des crédits ne sera pas redonné au gouvernement et reconnu comme sa responsabilité la plus évidente et la plus sacrée toutes les paroles au sujet de la souveraineté du parlement et de la démocratie resteront vaines et futiles...
Une fois qu'une nation perd le contrôle de son crédit peu importe qui fait les lois de la nation.
L'usure, en situation de contrôle, détruira n'importe quelle nation"
Sans autre commentaire
a écrit le 24/07/2013 à 17:07 :
Vu le brillant parcours financier de Natixis, toutes les belles paroles d'un de ses expert sont peut-être à prendre avec précaution...Le souci, c'est que pour Natixis comme pour les autres banques et assurances, c'est qu'ils détiennent des montagnes de dettes publiques, française et étrangères, donc nécessairement grecques, espagnoles, portugaises... et que si ces pays font défaut, ces mêmes établissements seront dans la "mouise". Ils devront demander de l'aide qui se traduira par une augmentation...des dettes publiques, car ce sera bien de l'argent public qui les renflouera et le cycle recommencera. Jusqu'à ce que le système s'effondre vraiment, sinon ça voudra dire que la petite histoire de la dette, c'est vraiment une historiette. Les financiers ont-ils vraiment intérêt à ce que le système explose? Non, il y a trop d'argent à gagner s'en trop se fatiguer.
a écrit le 24/07/2013 à 17:02 :
Avec la réélection de Mme Merkel, les comptes vont être remis à jour ! Que les pays du sud en profite encore quelques mois et le grand jour va arriver, du moins je l'espère.
a écrit le 24/07/2013 à 16:48 :
analyse partagée; merci M. ARTUS; mais qui paiera in fine? Les épargnants probablement au travers du fonds général de leur contrat d'assurance-vie: les encours sont de 1500Mds, la dette française de 1800... 80% des placements par les compagnies sont des obligations dont une proportion importante d'emprunts d'état initialement dits de 1ère catégorie....
a écrit le 24/07/2013 à 15:37 :
Enfin des explications et des chiffres compréhensibles par tous.
Merci Mr Artus
a écrit le 24/07/2013 à 15:19 :
Selon les agences de notation, il y a encore du AAA et AA+ dans l'air. Pourtant, si on tient compte des capacités présentes et estimations futures probables, nous serions tous à C. Il ne s'agit même pas des "pays les plus vulnérables de la zone euro". Quel pays sur quel continent est réellement capable de rembourser sa dette? Qui vous dit que le premier défaut de paiement ne viendra pas d'Asie, d'Afrique ou des Amériques? On fait semblant de croire que tel pays est vulnérable en faisant semble de croire que la France, l'Allemagne, les USA ne le sont pas! Et les banques font semblant de croire qu'en continuant à prêter à ceux qui font semblant d'être solvables (AAA, AA+) elles s'en sortiront.
a écrit le 24/07/2013 à 14:54 :
Dire que les investissements de l'état vont créer de la richesse est une idée farfelue, ponctionner de l'argent dans la poche des citoyens pour des usages parfaitement inutiles en période de crise ça ne tient pas la route.
L'état doit réduire de 25% ses dépenses et on n'a pas à se préoccuper dans quoi il va tailler.
a écrit le 24/07/2013 à 14:41 :
Ne pas oublier que quand un banquier fait un commentaire, c'est avant tout pour influencer les marchés et les décideurs dans le sens qui convient à ses investissements. Donc, ne pas tenir compte de ce baratin qui est avant tout un moyen de faire des bénéfices en utilisant le résultat de ces communications dans les médias.
a écrit le 24/07/2013 à 13:40 :
Dans la transmission d'héritage on accepte sous bénéfice d'inventaire, c'est à dire que s'il y a surtout du passif, on peut refuser l'héritage. L'équivalent pour les états, c'est qu'un état n'a pas le droit moral de contracter une dette supérieure à une génération c'est à dire classiquement 30 ans. Le problème est qu'on a dépassé ce stade car l'état emprunte non pour de nouveaux investissements mais pour payer le 30 ans( émis il y a 30 ans) qui arrive à terme. Le système est vicié, il faut trouver une façon d'évaluer comptablement l'endettement sans se faire avoir par ce jeu d'écriture trompeur.
Il y a une chose d'assez vrai dans la nature humaine, c'est que presque personne n'arrive à s'arrêter d'emprunter tant que les taux sont bas, et que le drogué s'arrête seulement quand le banquier dit stop.
Plus les taux sont bas et plus l'état contracte d'obligations à court terme, c'est qui est anormal, ce devrait être l'opposé normalement( ce qui prouve le manque de confiance du marché), c'est à dire que si les taux remontent, on devrait payer plein pot le remboursement de la majeure partie d'une dette ayant une maturité de 7 années seulement je crois, et pour les états-unis c'est 4 ans; je ne sais pas si vous vous rendez-compte de la menace de ce "coup du lapin". Je pense que vu qu'il arrive une crise financière en moyenne tous les 4 ans, et que plus on repousse au moyen d'artifice et plus la chute prend de l'ampleur, on peut en terme de probabilités.. vous ferez la conclusion. Tout le monde espère une inflation salvatrice qui n'arrive pas, et ils s'endettent à fond pour cela, en espérant que cette inflation les désendettera, n'est-ce pas tourner en rond ?
Personnellement s'il y avait un seul paramètre pour juger de la santé d'un pays ce serait sa balance commerciale, elle devrait être proche de 0 quand tout va bien( et être trop positive ou trop négative montre un problème), même si 50% du pib se fait avec l'étranger.
a écrit le 24/07/2013 à 13:27 :
pour quand le big bang ? Vous ne voulez pas baisser la masse salariale de la fonction publique ... ça se fera tout seul . En Allemagne on embauche , même les petits français , quand ils sont bons . Nous , on garde la lie méditerranéenne et on organise les élections au Mali !!!
a écrit le 24/07/2013 à 12:27 :
Restructurons, dédettisons , assistons, déresponsabilisons , laissons faire , créons de nouveaux machins ,supprimons ou augmentons , peu importe l'histoire se répètera toujours : ce sont les plus fragiles, les plus faibles ..qui l'auront dans le Q e1,2,3,500,6000 ou autre !
a écrit le 24/07/2013 à 12:21 :
Tant qu'on aura pas foutu en taule quelques banquiers, hauts fonctionnaires et politiques responsables de ce foutoir généralisé, les uns et les autres auront beau jeu de ne surtout rien changer ! Au moins aux USA il y en a quelques uns qui goûtent à la paille du cachot alors qu'en France, ces beaux messieurs qui se cooptent, jouissent dans le pire des cas d'un placard doré ou d'une retraite chapeau
a écrit le 24/07/2013 à 11:49 :
"Ce qui correspond de plus en plus à l'analyse qui est faite par le FMI et les Allemands.

Le Conseil allemand des experts économiques a notamment, sous l'impulsion de Christoph Schmidt, commencé à réfléchir à un fonds européen de résolution des dettes européennes.
" les allemands les allemands... hmmmmm a qui profite cegenre de com ?
a écrit le 24/07/2013 à 11:13 :
Cher M Atrhus, pensez vous vraiment que Natixis soit bien placée pour donner des conseils, des avis ? Si Natixis avait eu de bons résultats, peut-être, mais venant de la part d'une banque qui a due être secourue massivement par ses actionnaires principaux pour éviter la faillite, venu d'une banque dont le cours de bourse a été divisé par 20 (!!!) en quelques années, donner des conseils et des avis économiques est plus que risible et ridicule.
a écrit le 24/07/2013 à 11:03 :
Lire l'article de Paul JORION dans Le Monde de mardi. Un extrait : " La question se pose maintenant de savoir si les 13 pays encore capables d'émettre de la dette sur le marché des capitaux disposent de la capacité de soutenir financièrement les 4 pays assistés ayant, eux, perdu cet accès". Et je partage sa vision que l'approche la plus susceptible de faire disparaitre de la zone euro la fragilité actuelle est de décréter un défaut généralisé de l'ensemble de la zone euro.
a écrit le 24/07/2013 à 10:15 :
celui qui profite du secteur privé c'est surtout le secteur public et depuis bien longtemps en France.
a écrit le 24/07/2013 à 10:14 :
Si les pays du sud de la zone ? font défaut , on voit mal comment les autres membres ne seront pas touchés ; ne serait-ce que pour ceux qui détiennent de la dette souveraine de ces Etats défaillants .
La politique de réduction du déficit budgétaire de Hollande en prendra un coup . On pourra alors dire , à propos de la politique de
rigueur et d'augmentation des impôts : "tout ça pour ça"!
a écrit le 24/07/2013 à 10:02 :
Financer la dette par l'emprunt a longtemps été le jeu favori de nos responsables qui ne visaient que leur réélection à court terme. Mais cette jolie bombe à retardement va bientôt exploser. Au moment de payer la note finale, pas d'autre solution que réduire fortement les dépenses publiques, car toutes ne contribuent pas à la croissance, loin de là ! Mais qui aura le courage politique de faire le tri entre les bonnes et les mauvaises dépenses ?
Réponse de le 24/07/2013 à 10:44 :
Think..., Au final, l?électeur est TOUJOURS responsable de ceux qu'il porte au pouvoir...
a écrit le 24/07/2013 à 9:48 :
il faut resoudre le probleme de l'europe avec des questions simples : SOLIDAIRE OUI NON
sinon pas de problème chacun reprend ses billes , c'est pas la peine d'en faire un RUTABAGA
Réponse de le 24/07/2013 à 10:33 :
On peut penser que cela serait la sagesse : soit il y a solidarité, mais dans ce cas il faut une politique commune qui doit anticiper les problèmes. Soit il n'y a pas de politique commune, donc il ne peut y avoir de solidarité, et dans ce cas, tout le monde doit pouvoir sortir de l'euro dans les conditions qu'il veut.

D'autre part, politique commune, signifie aussi responsabilités des gens qui définissent ces politiques,. Pour les politiques, se sont des sanctions électorales (on peut toujours rêver) et pour les commissaires électorales, cela serait d'être viré (on rêve encore plus, je pense)
a écrit le 24/07/2013 à 9:17 :
on sait aujourd'hui que la politique suivit depuis 5 ans dans de nombreux pays sud européen est catastrophique , en plus si les jeunes s'en vont l'économie ne peut pas repartir et en prime si l'état ferme tous les robinets c'est encore pire , comment des politiciens peuvent'ils en arriver a cette folie ? , ils désespèrent les peuples et plus grave menacent de chaos toute l'Europe et avec un retour d'idées extrêmes , le vrai soucis pour détruire cette dette monstrueuse et qu'on ne dit pas son nom c'est l'inflation , c'est le dernier mécanisme qu'on a pas utilisé , c'est peut-être grossier ? , mais c'est vrai la BCE est tellement dans l'orthodoxie et la valeur de l'euro que cela nous mène qu'a une politique récessive et déflationniste , on a vu au japon ou mène cette politique , eux meme commencent a relancer l'inflation , il restera sinon le défaut et restructurer les dettes mais c'est les banques qui seront alors exposées et bonjour l'impact sur les entreprises et les ménages , genre dépression 1931 .. ceux qui disent qu'ils seraient pas concernés ben ils ne savent pas de quoi ils parlent , privé ou public quand on perd son job dans cette situation on est a égalité et nul ne peut se dire a l'abri .. Un article bien pessimiste
a écrit le 24/07/2013 à 8:52 :
Si même les banquiers n'y croient plus ou va-t-on.
a écrit le 24/07/2013 à 8:49 :
On en revient toujours à la même question : qu'est-ce que peuvent bien faire tous ces emprunts d'Etats dans les bilans des banques ?
Réponse de le 24/07/2013 à 10:42 :
Asimon, arrêtez de radoter. Les banques font ce qu'elles veulent de leur argent. Elles savent maintenant qu'on les laissera aller à la faillite. C'est leur problème !
a écrit le 24/07/2013 à 8:25 :
On en revient donc toujours à la même question : qu'est-ce que, N...de D...., peuvent bien f... tous ces emprunts d'Etats dans les bilans des banques ?
a écrit le 24/07/2013 à 8:01 :
je suis sur qu'il y a trois ou quatre ans il devait affirmer le contraire . imaginez vous un état qui réduirait ses dépenses ! ( merde les gars nous servons à rien ! ) comment ferait-il pour lever de nvx impôts afin de faire croitre sa dette qui légitime la création de ces impôts ! ah l'impôt cette sorte d'EPO du politique .
a écrit le 24/07/2013 à 7:54 :
Les jeunes ne veulent plus payer pour les erreurs de leurs aînés. Le seul acte de civisme est de quitter ces pays. En France il est grand temps de se poser cette question, étant donné qu'il n y aura plus de sécu ni de retraites dans les années à venir. À quoi bon se décarcasser pour rien.....
Réponse de le 24/07/2013 à 8:51 :
Le problème c'est que cela se reproduit dans tout les pays et qu?abandonner le navire n'est pas la solution. Il faut reprendre notre souveraineté pour gouverner en faveurs de notre France et non de notre voisin!
Réponse de le 24/07/2013 à 9:54 :
Mes enfants quittent la France. Il y a du travail ailleurs pour les jeunes diplômés, plus en France malheureusement.
a écrit le 24/07/2013 à 7:50 :
M Arthus si les 300000 jeunes espagnoles avaient trouvé un boulot ils ne seraient pas partis. Cette situation est catastrophique mais vous y avez participé. La Grèce c'était rien mais vous et vos amis économistes, banquiers et politiques en avez fait un conflit mondial maintenant c'est trop tard. L'euro et cette Union européenne détenus par quelques uns qui ne représentent que vous et vos alliés nous imposent et nous imposeront sa famine et sa dictature. Vous avez détruit un continent mais pas d'inquiétude pour vous et vos amis tout ira toujours bien jusqu'à quand?
Réponse de le 24/07/2013 à 9:17 :
trop..., Vouv vous trompez de personne ! P Artus est chez Natixis, pas à La BCE ni au gouvernement... Votre amalgame est inacceptable !
Réponse de le 24/07/2013 à 9:20 :
Euh faut pas pousser hein c est pas l Europe et encore moins l UE qui a pousse l Espagne dans la bulle speculative immobiliere, c est pas l Europe non plus qui a pousse la plupart des Etat a faire du dumping fiscal (Irlande..), a truquer leur comptabilité publique (Grece) a ne pas collecter l impot (Grece, Italie..) a emprunter pour faire fonctionner une administration en sur-nombre et inefficace (France, Italie, Espagne, Portugal, Espagne...) un peu trop facile de toujours reporter la faute sur les autres: De 2 chose l une vous n etes jamais allez voter et vous etes responsable, vous etes allez voter et... vous etes responsables! Dans les 2 cas vos décisions, comme celle de chaque citoyen, ont porte au pouvoir des gouvernements qui ont ruinee TOUT ces Etats, donc je le redis la responsabilité incombe a chaque citoyen: Vous avez preferer croire les promesses chimerique de tel ou tel parti pendant 30 ans, alors que des voix annoncaient "ces murs de la dettes" et preconisaient un certain nombre de solution, qu aucun ne voulait! Eh bien maintenant c est trop tard le mur arrive, et ces meme gens que vous avez elu pendant 40 ans, vous bourrent le mou en disant "ah mais c est pas nous ce sont les regles de l europe et c est impose par la Troika....." Bla bla bla...... Fallait avoir le courage de voter pour le reformiste et pas voter pour ceux qui vous faisaient de belled promesses non financées! Alors Mr Trop tard et les autres balayez devant votre porte et assumez votre part de responsabilite dans ce naufrage!
Réponse de le 24/07/2013 à 10:10 :
Réponse à @Trop Tard: Je plussoie, et plutôt deux fois qu'une. Elire une classe politique n'équivaut pas à un transfer intégral de responsabilité vers les élus.
Réponse de le 24/07/2013 à 10:22 :
Yves comme beaucoup vous utiliser des mots très à la mode en ce moment comme "amalgame" renseignez-vous un peu et vous verrez que M Arthus a participer comme beaucoup d'autres au fiasco actuel. Quand à la personne qui dit" euh faut pas pousser" en accusant les peuples d'avoir mal voter c'est mal connaître la politique. En France vous avez le choix entre deux partis qui se partagent le pouvoir ou voter blanc ce que je fais.
Réponse de le 24/07/2013 à 11:03 :
Faux et encore Faux, arretez de vous dedouaner: Outre les extremes Melanchon et Le Pen, il y avait Bayrou pour les plus connu. Si VOUS VOTEZ toujours pour les meme c est votre responsabilite!!!! Je dis votre au sens general hein, votez blanc ce serait bien s ils etaient comptabilisés.... Mais au final ne dites pas qu il n y a que 2 parti... LES ELECTEURS n ecoutent que ces 2 partis, je ne suis meme pas sur qu'un tiers lisent les programmes...... Donc ayons du courage et cessons de voter Droite (dans son ensemble y compris extreme) ou PS (dans sons ensemble y compris extreme)..... On ne risque rien a essayer d autre politique.
a écrit le 24/07/2013 à 7:05 :
Equilibrer ses comptes, c'est ne pas dépenser plus que ce que l'on gagne.
Pourquoi le secteur Privé (entreprises et ménages) y arrive et le secteur Public n'y arrive pas ?
Y aurait-il un lourd déficit de forces de rappel dans le secteur Public ?
Réponse de le 24/07/2013 à 9:01 :
Qui profite du secteur public si ce n'est le secteur privé? La Banque de France ne prête plus, c'est le secteur privé (banques) qui prête à des taux qui ne permettent pas de rembourser, ce qui va amener le secteur public à la faillite, à sa disparition, les premiers a s'en plaindre sera le secteur privée!!!
Réponse de le 24/07/2013 à 10:29 :
@Lucianno. Vous racontez vraiment n'importe quoi : l'endettement privé est quasiment toujours supérieur à l'endettement public. En plus la dette n'est pas malsaine en soi : elle permet l'investissement. C'est l'excès de dette qui pose problème.
a écrit le 23/07/2013 à 23:08 :
Toujours cette doxa keynésienne qui nous dit la chose suivante: si vous coupez dans les dépenses publiques, c'est la récession.
Ils oublient que 1 Euro non dépensé par l'état, c'est 1 Euro qui ne sera pas taxé et qui pourra donc être dépensé par le contribuable...
Réponse de le 24/07/2013 à 2:09 :
Votre raisonnement est biaisé, 1 euros non dépensé par l'état est un euros qui sert à réduire le déficit. Cet euros il vient toujours des mêmes poches...
Réponse de le 24/07/2013 à 8:11 :
Y a pas que le raisonnement qui est biaisé chez lui ...
Réponse de le 24/07/2013 à 9:07 :
Si vous coupez dans les dépenses publiques c'est le secteur privé qui en sera la victime car la monnaie doit circuler et non travailler a votre place!
Réponse de le 24/07/2013 à 10:25 :
@resultat: la monnaie travaillera tout autant puisque cet euro non dépensé par l'état et donc non pris au particulier restera dans la poche du particulier qui le dépensera.
Autrement dit, au lieu d'une dépense faite par l'état, elle le sera par le citoyen.
Cet euro s'il est taxé, mais non dépensé peut également servir à réduire la dette, ce qui serait une excellente chose par les temps qui courent.
a écrit le 23/07/2013 à 22:25 :
bientôt une voiture électrique possède Dacia
a écrit le 23/07/2013 à 21:41 :
La seule aide qui a été accordée à ces pays était juste pour permettre aux banques privées de fourguer leurs dettes à la BCE ou au MSE, rien n'a été fait sur la restructuration de leurs dettes. Bref nous avons encore financé les pertes privées !!!!
Réponse de le 24/07/2013 à 6:07 :
C'est un très bon résumé en effet.
Réponse de le 24/07/2013 à 10:29 :
Dans votre discours anti banques, vous oubliez que ces banques et autres assureurs n'ont pas fourgué ces dettes au pair...autrement dit qu'elles ont subi une énorme perte...
Et la nuance est de taille...
a écrit le 23/07/2013 à 21:32 :
Il n'y a pas d'autre solution que le rachat de la dette des états par la BCE. Pas de risque d'inflation (et quand bien même!) avec le chômage qu'il y a dans ces pays et les peuples sortiront des griffes des rentiers.
a écrit le 23/07/2013 à 21:27 :
La Grèce, l?Italie, le Portugal, l?Irlande, la Belgique, la France, l?Espagne, le Royaume-Uni, Chypre sont en faillite.

La dette publique de ces Etats atteint des sommes inimaginables.

La dette publique de ces Etats est hors de contrôle.

Les soi-disant « plans de sauvetage » de l?Union Européenne, de la BCE et du FMI sont un échec total.

En Europe, plus personne ne contrôle quoi que ce soit.

La question est donc :

« QUAND vont avoir lieu ces défauts de paiement ? »

1- Médaille d?or : Grèce. Dette publique de 305,291 milliards d?euros, soit 160,5 % du PIB.

2- Médaille d?argent : Italie. Dette publique de 2034,763 milliards d?euros, soit 130,3 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 208,284 milliards d?euros, soit 127,2 % du PIB.

4- Irlande : dette publique de 204,054 milliards d?euros, soit 125,1 % du PIB.

5- Belgique : dette publique de 394,220 milliards d?euros, soit 104,5 % du PIB.

6- France : dette publique de 1870,294 milliards d?euros, soit 91,9 % du PIB.

7- Espagne : dette publique de 922,828 milliards d?euros, soit 88,2 % du PIB.

8- Royaume-Uni : dette publique de 1385,701 milliards de livres sterling, soit 88,2 % du PIB.

9- Chypre : dette publique de 15,342 milliards d?euros, soit 86,9 % du PIB.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072013-AP/FR/2-22072013-AP-FR.PDF
Réponse de le 24/07/2013 à 1:05 :
...des dettes souveraines. Martin Armstrong aurait la réponse à votre question sur le - les -défaut(s) sur les dettes: 2015,75 soit 1er octobre 2015 correspond au point de bascule. Rajoutez 2 ans environ pour que le gros de l'orage passe... http://armstrongeconomics.com/
a écrit le 23/07/2013 à 21:16 :
quelle dépense est un investissement ???? l'école : la bonne blague !!!!
a écrit le 23/07/2013 à 19:36 :
Le bon sens près de chez soi c'est de planquer de l'argent ailleurs que dans les banques et autres assurances-vie. (sous l'oreiller, sous les matelas, dans le jardin etc.) Car le jour où tout explose nous seront tous devenus des chypriotes. Et cela pourrait bien venir dès cet automne. Dans ces conditions, l'or a toutes les chances de se refaire une belle santé.
a écrit le 23/07/2013 à 19:18 :
Pareille dissertation pourrait sembler d'une logique compréhensible, sauf qu'elle repose sur l'imposture d'un foirail de maquignons antagonistes, affiché comme une Union Européenne et singulièrement une zone euro construites par une oligarchie despotique, au prétexte d'y convertir les populations par le miracle d'une prospérité en commun. L'on a, au contraire rejeté, voire annulé l'expression référendaire des "brebis du foirail"et les trésors d'arcanes et subterfuges financiers ou monétaires déjà déployés imposent leur loi, mais n'abusent que les niais.
Réponse de le 23/07/2013 à 22:54 :
merci pour la justesse de votre commentaire ... utile et indispensable.
a écrit le 23/07/2013 à 19:13 :
Le status quo actuel n'est pas tenable a long terme la balance finira par pencher d'un cote ou de l'autre c'est dire que les excedentaires paient pour les deficitaires ou que les deficitaires fassent defaut.
a écrit le 23/07/2013 à 19:07 :
"un défaut est inévitable pour les pays les plus vulnérables de la zone euro" + "la France, pour l'instant ça va" = On a des soucis a faire car rien n'est fait pour vraiment changer de direction.
a écrit le 23/07/2013 à 19:07 :
Pierre Yves Rougeyron est l'auteur d' "Enquête sur la loi du 3 janvier 1973",

Au nom de la loi je vous endette
http://www.youtube.com/watch?v=8olADkBzjeE
Pourquoi l'Europe est comme elle est
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est


Réponse de le 23/07/2013 à 23:13 :
Même si l'UPR est très sympathique, je pense qu'ils se trompent quant à la loi de 73.
C'est justement la manipulation de la monnaie par l'état (via les BC) qui est la cause de pas mal de problèmes.
La monnaie n'est pas une fonction régalienne, et l'état n'a pas à imprimer pour combler ses déficits...
Réponse de le 24/07/2013 à 11:10 :
Commentaire irréfléchi plus pour s en convaincre que pour alimenter le débat.
a écrit le 23/07/2013 à 18:56 :
Venant de la part d'un responsable de Natixis, banque qui a due être secourue pour plusieurs milliards par ses maisons mères, ce baratin doit surement avoir une grande valeur... Facile de faire des commentaires sur la gestion des autres quand on est incapable de se gérer correctement soi-même... Rappel : l'action Natixis tant vantée aux petits épargnants a été divisée par 10... Magnifique gestion !!!
a écrit le 23/07/2013 à 18:51 :
Ce que l'on appelle la cavalerie(rembourser les dettes avec les emprunts) existe depuis la nuit des temps et les arguments pour la justifier sont toujours les mêmes! En réalité la peur de déchoir à un niveau qu'on aurait jamais pu quitter sans vivre au dessus de ses moyens amène irrémédiablement à la déchéance, et ce d'autant plus vite que l'on tarde à l'admettre! Si vous refusez d'être solvable, réservez votre place sous un pont ou préparez vous à mourir à la guerre!
a écrit le 23/07/2013 à 18:45 :
Juste, les défauts des pays du sud europe vont entrainer la faillite des banques comme Société Générale, Crédit Agricole etc ...
a écrit le 23/07/2013 à 18:36 :
La Grèce va vers son 2ème défaut, c'est une évidence pour qui suit un tant soit peu l'actualité économique européenne. Et les autres pays du sud vont suivre inévitablement au vu des taux d'endettement atteints. Les dirigeants européens auront donc le choix dans les prochains mois entre un défaut massif organisé ou une sortie ordonnée de la zone euro de ces pays-là. Mais d'ores et déjà, on sait que le dogme de l'Euro leur impose de réfléchir uniquement à la première solution, qui ne résoudra pas pour autant le problème de compétitivité. On ne fera encore que gagner du temps.

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