Mediaset : Bolloré veut poursuivre son raid

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Vincent Bolloré, le chef de file de Vivendi (maison-mère de Canal+).
Vincent Bolloré, le chef de file de Vivendi (maison-mère de Canal+). (Crédits : Reuters)
Malgré l’opposition de la famille Berlusconi, Vincent Bolloré, le chef de file de Vivendi, compte encore grimper au capital de Mediaset, dont il possède déjà 20%. Mardi matin, le titre du groupe de médias flambait de 19%.

Le bras de fer se poursuit. Le titre de Mediaset bondissait de 19% mardi peu après l'ouverture de la Bourse de Milan, au lendemain de l'annonce par Vivendi de sa volonté d'augmenter jusqu'à 30% sa participation dans le groupe de télévision italien. En début de matinée, le titre, plusieurs fois suspendu, gagnait 19% à 4,284 euros, dans un marché en hausse de 0,82%. Le groupe de Vincent Bolloré a fait la semaine dernière une entrée fracassante au capital de Mediaset, groupe contrôlé par la famille de Silvio Berlusconi, dont il a rapidement acquis 20%.

Via sa holding Fininvest, la famille Berlusconi a qualifié la manoeuvre d'"hostile" et saisi la justice italienne en accusant Vivendi de "manipulation de marché". Dans un communiqué publié lundi, Vivendi a expliqué que son directoire, "considérant les prises de position récentes de Fininvest", avait décidé "d'augmenter sa participation dans Mediaset en fonction des conditions de marché", et ce dans la limite de 30% du capital et des droits de vote. Le groupe souligne que "sa présence au capital de Mediaset s'inscrit dans sa volonté de se développer en Europe du Sud".

"Escalade hostile"

Fininvest, qui a doublé sa plainte en justice contre Vivendi d'un recours auprès du gendarme boursier italien, la Consob, a pourfendu Vivendi et sa "stratégie très agressive". Elle affirme que les premières actions judiciaires engagées "seront suivies d'autres, aussi bien sur le plan pénal que civil et administratif". Après l'échec d'un projet de mariage annoncé en avril entre Mediaset et Vivendi autour du bouquet de télévisions payantes Premium, qui a débouché sur un conflit acrimonieux, Vivendi tente un coup de force pour s'emparer de Mediaset, seule cible européenne accessible dans le domaine des contenus télévisuels.

La famille Berlusconi s'est lancée, en riposte, dans l'achat de titres pour monter à 38,266% du capital et 39,775% en termes de droits de vote de Mediaset. Le gouvernement italien est aussi intervenu dans la bataille, jugeant inappropriée l'opération de Vivendi et évoquant une "escalade hostile".

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 20/12/2016 à 14:40 :
il est passé à 30% aux dernières nouvelles... ça prend tournure! :)
les gesticulations gouvernementales sont ridicules s'agissant d'une entreprise privée et alors que Bolloré est déjà très présent en Italie en particulier dans les Télécoms ce qui ne semblait pas les gêner alors que bien plus important!!!
quand à celles de la famille Berlusconi: On croit rêver! La baisse boursière est uniquement de leur faute! Bolloré est venu consolider avant qu'ils ne déclenchent les hostilités!
Autant eux sont informés et susceptibles d'un délit d'initié ou de connaître des informations favorables, autant lui n'a pas accès à ces informations!
Encore une fois le recours aux politiciens et à la justice n'ont pas leur place ici...
Réponse de le 20/12/2016 à 20:43 :
On verra bien votre commentaire est toujours valable, si Fincantieri met la main sur STX !!!

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