SFR et le spectre d’une « casse industrielle »

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Patrick Drahi, le propriétaire d'Altice, maison-mère de SFR.
Patrick Drahi, le propriétaire d'Altice, maison-mère de SFR. (Crédits : Reuters)
Pour sortir la tête de l’eau et rembourser ses dettes, Patrick Drahi veut tailler à la hache dans les effectifs de SFR. A compter de juillet 2017, il prévoit de supprimer un tiers de ses troupes, soit 5.000 postes, avec l’objectif de ramener le groupe à 9.000 collaborateurs. Si la manœuvre pourrait lui permettre d’économiser environ 300 millions d’euros par an, elle pourrait néanmoins dégrader un outil industriel déjà, pour beaucoup, en surrégime.

La Bourse n'a pas cillé. Depuis mercredi et l'annonce que la direction de SFR souhaitait supprimer un tiers de ses effectifs, soit 5.000 emplois, pour ramener le groupe à 9.000 collaborateurs, le titre fait du sur-place aux alentours de 21 euros. Bref, pour les investisseurs, cette probable saignée est tout sauf une surprise. Au contraire. Il faut dire que Patrick Drahi a bien préparé le terrain. Le mois dernier à New York, le magnat des télécoms et propriétaire de SFR depuis deux ans a donné le ton.

Au moment du rachat de l'opérateur au carré rouge par Numericable, « on a donné une garantie sur l'emploi de trois ans. [...] Aujourd'hui, on est dans une situation où les gens savent que la garantie s'arrête dans un an (en juillet 2017, Ndlr). C'est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans, [si] la machine à laver tombe en panne, on fait comment ? On paie. Ils savent qu'on est en sureffectif. »

Du côté des analystes aussi, la nouvelle n'a étonné personne. La direction de SFR les avait déjà prévenus qu'ils souhaitaient économiser, a minima, entre 200 et 300 millions d'euros par an en réduisant la masse salariale. D'après Agathe Martin, analyste chez Exane-BNP-Paribas, l'économie de coûts liée à ce plan de départs pourrait se situer entre 250 et 300 millions.

Les « adaptations » de Michel Combes

Chez SFR, ces coupes d'effectifs sont devenues la priorité des priorités. Il faut dire que l'échec du rachat de Bouygues Telecom par Orange au mois d'avril a mis un terme à la perspective d'une consolidation du secteur. Après des années de guerre des prix, les industriels misaient largement dessus pour rehausser les prix et doper leurs bénéfices. Or dans ce marché à quatre, SFR est aujourd'hui en mauvaise posture. Après avoir perdu plus d'un million de clients l'an dernier, il a bouclé un premier trimestre 2016 préoccupant, marqué par une perte de 41 millions d'euros contre un bénéfice de 743 millions à la même période un an plus tôt.

Pour redresser l'opérateur, Patrick Drahi a nommé son vieil ami Michel Combes à la tête de son bébé. L'ex-chef de file d'Alcatel-Lucent n'a jamais caché son intention de réduire les coûts. Sur un ton moins rentre-dedans que Patrick Drahi, il a argué le mois dernier que des « adaptations » seraient bientôt « nécessaires ». Et ce, « pour que SFR puisse rester compétitif sur le marché difficile qui est le nôtre ». Mais aussi, au passage, pour permettre en partie à Patrick Drahi de rembourser les 50 milliards d'euros de dette accumulés chez Altice, la maison-mère, au fil de ses faramineuses emplettes à travers le monde.

Augmentation de la productivité

Toutefois, chez SFR comme chez les spécialistes du secteur, beaucoup se demandent si la direction ne fait pas fausse route. Leur crainte ? Que cette saignée ne brise l'outil industriel et envoie l'opérateur en plein dans le mur. A ce sujet, les syndicats de SFR sont très inquiets. « Comment l'entreprise va-t-elle pouvoir fonctionner avec si peu de salariés ? », s'interroge Laurence Barma, de la fédération CFDT F3C, auprès de l'AFP. Désabusée, elle estime que les collaborateurs du groupe « paient le surendettement de leur patron ». Même son de cloche à la CGT, qui déplore une politique de « casse industrielle ».

Chez les analystes financiers, la perplexité règne. « Bien sûr, un tel plan social aiderait le groupe à atteindre son objectif de marge à long terme de 45%, souligne Agathe Martin. Mais cela ne contribue pas à rassurer le marché sur la capacité du groupe à se redresser. » Pourquoi ? Parce que qu'à ses yeux, cette réduction d'effectif constitue « un pari important sur l'augmentation de la productivité des salariés restants »...

Un autre analyste, lui, n'est guère plus optimiste :

« De mon point de vue, ces réductions d'effectifs connues à l'avance sont une mauvaise nouvelle. La priorité doit être le retour à une dynamique commerciale au moins stabilisée, ce qui nécessite des équipes commerciales, réseaux et support motivées et pas amoindries. »

Des salariés « pressurisés à l'extrême »

Or le climat social chez SFR n'est pas au beau fixe. Loin de là. En mars dernier, déjà, Xavier Courtillat, délégué syndical de la CFDT décrivait une ambiance délétère :

« Les gens sont inquiets, écœurés par le manque de respect, de reconnaissance, et le cynisme de la direction. Ils ne voient pas d'avenir dans le groupe et il y a beaucoup plus de démissions. En plus des difficultés internes, les collaborateurs sont affectés par les remarques qu'ils essuient à l'extérieur concernant la mauvaise qualité du réseau, ou les fournisseurs qui ne sont pas payés. »

A La Tribune, un ancien cadre de SFR fait le même constat. Sous couvert d'anonymat, il fait état de « gens brutalisés par la nouvelle équipe », de collaborateurs « vraiment en souffrance », souvent « pressurisés à l'extrême » par des clients mécontents.

D'après lui, nombre de collaborateurs digèrent mal la manière dont Patrick Drahi parle de SFR, qu'il a qualifié de « fille à papa » trop dépensière après l'avoir racheté à Vivendi. Dans un style encore plus corrosif, il a précisé le fond de sa pensée en septembre dernier à New York, lors d'une conférence sur les télécoms : « Je n'aime pas payer des salaires. Je paie aussi peu que possible. » Si les banquiers qui l'écoutaient alors ont pu être séduit par cette philosophie - y voyant peut-être, qui sait, une garantie sérieuse pour lui prêter encore de l'argent -, l'effet a sans nul doute été dévastateur auprès de ses collaborateurs en France. Lesquels savent, plus que jamais, à quoi s'en tenir.

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a écrit le 02/08/2016 à 16:30 :
Ca me rappel quelqu'un.. J6M "Jean-Marie Messier moi-même maître du monde"
Va falloir trouver celui de Drahi :))
a écrit le 01/08/2016 à 8:06 :
Encore une grenouille qui veut être aussi grosse qu'un boeuf.
Le service télé numéricable s'est fortement dégradé, plus d'information sur les chaines, suppression de certaines chaines etc..
a écrit le 31/07/2016 à 12:44 :
Encore une multinationale qui subi l'incompétence de ses décideurs économiques dans le silence général le plus absolu, les salariés sont les premières victimes de cette mauvaise gestion bien entendu mais c'est également le dynamisme économique français qui continue de prendre de plein fouet cette incroyable inertie due à la seule monopolisation des capitaux dans quelques mains empêchant toute capacité de remise en question de ceux ci et tout renouvellement vital des décideurs économiques à savoir de ceux qui font l'économie.
a écrit le 30/07/2016 à 19:07 :
J'ai quitté SFR il y a 3 ans et Numéricable cette année. Je ne regarde pas que le prix et chez les deux le rapport prestation/prix n'y était plus. Mais le pire était la catastrophique relation commerciale de leurs services clients avec les abonnés chez les deux opérateurs. Je suppose que c'est pour ça que beaucoup sont partis.... et quand les clients partent, les revenus baissent et les marges itou alors on réduit les charges...
Réponse de le 31/07/2016 à 0:34 :
Donc il y a 3 ANS en quittant S.F.R, c'est VIVENDI que vous avez quitté Mécontent.
a écrit le 30/07/2016 à 14:56 :
Drahi a tout l'air du mégalomane qui est probablement arrivé là par son culot et la période d'argent facile à taux zéro qui permet de s'endetter beaucoup facilement sans avoir de véritables projets de qualité au longs cours.

Je plains les salariés qui n'ont pas fini de souffrir : fuyez vite avant qu'il ne soit trop tard.
Réponse de le 31/07/2016 à 9:26 :
pas mieux, exactement ce que beaucoup pensent
Réponse de le 31/07/2016 à 12:41 :
@septic 30/07/2016 14:56
Je ne connaissais pas Patrick monsieur Drahy mais je vous invite à lire sa biographie sur wiki. Si celle-ci est correcte, son parcours est assez impressionnant.
Ses acquisitions n'ont pas été réalisées à taux zéro, ce taux est assez récents.
Ceci étant écrit, une réduction de personnel de 30% me paraît être assez surréaliste.
Cordialement
a écrit le 30/07/2016 à 13:29 :
II/ Ainsi l'on se trouve dans cette valse peu lisible où l'on voit l'entreprise Vivendi se séparer de ses tuyaux par son ancienne direction tandis que son nouvel acheteur investit peu après dans d'autres ailleurs. On voit aussi divers investisseurs de ce segment vouloir vendre rapidement, fusionner ou confier les commandes de leurs entreprises à qui pourra les rentabiliser au mieux comme c'est le cas avec l'opération italienne de Free. Si Bolloré se dirige vers la création d'un Amazon à la française, liant contenus, services et si possible tuyaux à la manière de ce que faisait Messier, si l'on sait désormais que Free roule pour Orange et lui apportera, faute de mieux, l'entité Wind réunie et forte, si l'on connaît les lenteurs de Bouygues à parcourir le même chemin du groupe complet, on ne sait en revanche rien de ce que veut réaliser le patron de SFR. Il se pourrait bien que l'entreprise décide de faire payer ses dettes par un américain puissant ayant la volonté de s'établir en Europe. Rien n'évitera que cela se fasse, autant donc en fixer le pivot en France en vendant la première brique. Verizon étant l'opérateur le plus dynamique, il se pourrait bien qu'il soit en effet le premier choix. Dans ce cas, le coût des abonnements augmenteraient voire doublerait assez rapidement. Cette perspective qui déclencherait une vague de concentrations en Europe plaît à Orange qui trouverait ainsi des marges, elle plaît également à Bolloré qui espère pouvoir réussir son slalom en vendant cher ce qu'il a acquis pour peu, mettant ainsi en partie la main sur Téléfonica. Les sélectionnés de ce second tour pourront prétendre à une participation au titre mondial.
a écrit le 30/07/2016 à 13:13 :
comme dit souvent ici , on va le voir crever en live.
a écrit le 30/07/2016 à 13:10 :
Voici l'exemple d'une entreprise sans perspective industrielle affichée, à fuir ; aussi bien pour les clients que pour les salariés. Cette entreprise est dirigée par des financiers pour satisfaire d'autres financiers. Souhaitons qu'un maximum de salariés trouve des postes dans d'autres sociétés et puisse ainsi démissionner de SFR avant l'échéance fixée en juillet 2017 !
a écrit le 30/07/2016 à 12:08 :
"Chronique d'un désastre annoncé"
Je trouve intéressant le commentaire de Corso
Cela dit je n'ai jamais compris comment Drahi arrivait à s'endetter, ni la création de valeur dans ce qu'il faisait.
On voit donc à présent quel était le plan de création de valeur : licenciements en masse. Si effectivement la valeur des telcos (les "tuyaux") était vouée à disparaître, cela se serait fait naturellement et en douceur.
Avec M. Drahi, et comme je l'ai écrit à divers reprises dans ces lignes, le mouvement s'est accéléré considérablement, avec, à la prime, un risque systémique sur les préteurs de ce monsieur.
Encore une fois j'ignore quelles sont les banques assez folles pour préter à Altice, mais elles devraient commencer à trembler sur leur piédestal. J'espère infiniment qu'il ne s'agit pas de banques Françaises et surtout que le contribuable français, européen ne devra pas payer l'addition très salée que cet exilé fiscal laissera...pour les autres, pas pour lui...
a écrit le 30/07/2016 à 11:47 :
Cet homme d'affaire est épouvantable jusqu'a l'hyper endettement et la casse industrielle qui inévitablement s'ensuit, il ne faut plus rien lui vendre a ce très mauvais gestionnaire casseur d'entreprises !
a écrit le 30/07/2016 à 11:20 :
I/ Pour comprendre ce qui se passe il convient de revenir un peu en arrière. Au tournant des années 2000, Jean-Marie Messier qui dirige une compagnie d'eau et de services, se dit que les communes ne vont pas continuer longtemps à s'endetter pour subventionner les faux emplois de son entreprise, pour ce faire en effet, elles demandent toujours plus à l'état et la dette augmente. Il décide donc de diversifier son importante entreprise dans les médias qui proposent alors un fort taux de levier. Il assure ses nouveaux investissements et ses éventuels trous d'air ou loupés grâce à la solidité des activités anciennes de l'eau, mais dont il pense qu'elles vont décliner dans le futur. La facilité de son action et la dynamique "copains" qu'il instaure mène à la familiarité puis rapidement à l'ambition aussi bien en interne qu'en externe. On le critique et alors qu'une société du secteur connaît un clash retentissant à l'étranger, on en vient à l'accuser ouvertement en criant à la faillite. Il tente de reprendre la main mais fait le mauvais choix de débarquer de son équipe un dirigeant gauchiste qu'il ne fallait pas. Erreur, il est débarqué à son tour par l'équipe Fourtou et chargé de tous les maux. On vend à la casse les meilleures pièces de la société pour justifier des "alarmes" faites pour prendre le pouvoir, ce faisant on ruine et disloque l'esprit et le métier de l'entreprise. Les nouveaux dirigeants se révéleront d'une nullité totale. Quinze ans plus tard il faut donc trouver un repreneur crédible. Or entre-temps, les "tuyaux", l'activité des télécoms ont été largement développés et leur rentabilité baisse chaque jour. Auparavant on pouvait espérer faire 30 en misant 5, désormais la perspective est en baisse à 3 ! Seuls certains pays ou régions comme l'Afrique permettent encore à l'heure actuelle de faire 10 avec les même 5 de mise. Bolloré est approché pour reprendre Vivendi mais l'homme ne veux pas de tuyaux sans contenu (qui lui, peut être vendu partout) et surtout pas au prix considérable proposé et ce d'autant qu'il n'en a pas les moyens et qu'il veut être seul maître à bord. On casse donc l'entreprise pour la lui vendre, sous certains mécanismes, à ce qu'il peut payer : tout le contenu avec la marque Vivendi. Reste à bazarder la partie industrielle : les actifs brésiliens sont vendus et l'on trouve un aventurier qui s'agite dans le microcosme pour reprendre les tuyaux français : SFR. Pour passer l'élection une clause de 3 ans est mise à tout licenciement, que l'on sait pourtant inéluctables. En effet l'activité seule des tuyaux, comme on l'a vu, perd de l'argent régulièrement, elle ne peut vivre qu'adossée à du contenu. Pour résumer : c'était ça, un découpage de court terme, ou bien la faillite immédiate de tout le bloc. Dans ce naufrage, bien que Jacques Chirac soit au pouvoir à l'époque, la gestion totale de Vivendi-Canal+ et les attaques contre la société étaient aux mains ou le fait des socialistes qui voulaient avec ce groupe faire contre-poids à l'influence de Bouygues et son TF1. Par un étrange retour des choses ce sont les fauteurs de trouble qui critiquent aujourd'hui le sauveur de leurs écart, Bolloré, et qui critiques de même la casse sur SFR... qu'ils jugent bien entendu "capitaliste".
a écrit le 30/07/2016 à 10:45 :
Voilà à quoi servent les meilleures écoles de la République , à former des individus qui n'aiment pas "payer des salaires". Ecoles gratuites qui elles même donnent des salaires à leurs élèves . C'est le contribuable qui va être content. Au delà de tout ça à quoi sert le "vivre ensemble" Mr Drahi?
a écrit le 30/07/2016 à 10:31 :
SFR est à l'image de la France : trop de personnel administratif, pas assez d'investissement. Le dilemme économique est toujours le même : économiser sur les frais de fonctionnement aujourd'hui, pour investir et vivre mieux demain. C'est aussi la logique du paysan qui prélève sur sa récolte la semence et l'investissement pour l'année suivante.
a écrit le 30/07/2016 à 8:39 :
C'est le nouveau Messier

Je me demande comment on peux etre client sfr
Le patron vit en Suisse avec des montages de compte dans tous les paradis fiscaux
Il ne respecte pas ces salariés
Il ne pense qu'à faire du fric sans aucune vision du futur
La fin est écrite depuis longtemps
a écrit le 30/07/2016 à 7:32 :
LBO - ENDETTEMENT MASSIF, DRAHI doit faire face à des remboursements d'emprunts, c'était inéluctable. En reprenant ces entreprises, faute de pouvoir développer le chiffre d'affaires par une augmentation des prix et de la clientèle.
Il faut donc trouver dans un premier temps l'argent, cela se fera sur le dos des salariés pour commencer
La suite ? probablement des cessions d'activités
a écrit le 29/07/2016 à 22:36 :
Je ne souhaite pas évidement mais SFR sera t il le nouveau scandale des suicides. Si SFR est une entreprise privée, il est du devoir de l'Etat et des actionnaires de surveiller que la société n'impose pas un mangement qui aurait pour conséquence pour certains salariés de choisir l'extrême pour faire face au stress imposé avec une arrière pensée détruite psychologiquement ceux que l'on souhaite voir quitter l'entreprise. Il est intéressant de voir d'ailleurs le PDG de SFR mettre en parallèle un salarié et une machine à laver cela me rappelle un peu la sortie l'ex PDG de France Télécom. Je n' ai pas d'action dans cette entreprise si tel était le cas je ne suis pas sur de maintenir mon placement au contraire. Un actionnaire dont je suis est aussi soucieux d'un management respectueux de son staff.
Réponse de le 30/07/2016 à 3:36 :
Relisez vous svp c'est incomprèhensibles! Les phrases les plus courtes sont les plus claires...
a écrit le 29/07/2016 à 22:30 :
y a pas de casse y a adaptation au marche du tout gratuit
oui ca va envoyer du bois et oui les investissements vont suivre, puis quand ca sera sature de tous les cotes, y a ceux qui payeront rien et auront un service a l'avenant, et ceux qui accepteront de payer qqch et qui auront aussi le service a l'avenant
ceux qui ne sont pas contents de sfr peuvent aller chez le concurrent qui propose tt gratuit.... quand les capacites seront satures, on en reparlera aussi...
there is no free lunch ;-)
Réponse de le 30/07/2016 à 3:40 :
Et oui le probleme vient des salariés pas des actionnaires! Et vous de quel coté etes vous?
a écrit le 29/07/2016 à 22:21 :
Au nom de ce monsieur on à tout comprit
a écrit le 29/07/2016 à 21:34 :
Pour ceux qui sont curieux et veulent comprendre ce que fait Drahy, faites des recherches sur LBO...
Les opérateurs machines à cash, c'est terminé. Finit la mchine à café à longueur de journée, va falloir travailler maintenant. Merci Xavier d'avoir stoppé la tonte organisée des consommateurs. :)
Réponse de le 30/07/2016 à 8:23 :
Salut Francky,
Je ne comprends pas bien ta phrase "Merci Xavier d'avoir stoppé la tonte organisée des consommateurs. :)".
Le tarif de l'abonnement de base pour l'accès internet avec téléphone (triple play) a été augmenté de 5 € (17 % d'augmentation) depuis que le rachat de SFR. Sans nouveau service, sinon le bouquet presse imposé à 1 €, avec à la clé une optimisation sur la TVA.
Non, la tondeuse de nouvelle génération du nouveau dirigeant de SFR est efficace : tonte du client, tonte de l'employé, tonte des fournisseurs, tonte de l'Etat...
Réponse de le 30/07/2016 à 15:51 :
Je parlais de Xavier Niel qui a permis de faire de substancielles economies aux consommateurs. Sans lui, nous serions à 60€ pour l'adsl et toujours à 50 ou 60€ pour l'abo mobile...
a écrit le 29/07/2016 à 21:16 :
Drahi n'aime pas payer des salaires: il regrette sans doute le temps de l'esclavage ! Dans une boîte qui n'est pas en sur effectif, ou régie par la cgt ce qui revient au même, chaque collaborateur est évidemment un maillon qui la fait fonctionner, qui apporte de l'innovation, qui la rend plus attractive, dynamique, rentable, etc, sans quoi pas d'argent pour le proprio. Il ne faudrait pas payer ces gens la ? S'il pense ce qu'il dit, je serai ses créanciers je m'inquiéterai. 50 milliards, ça se trouve pas au coin de la rue...
a écrit le 29/07/2016 à 19:47 :
On se demande bien pourquoi ce Drahi a acheté uns société SFR qu'il deteste et qu'il est en train de detruire !
Encore un exemple detestable de ce systeme de castes capitalites cupides bêtes et méchants.
Quelle honte de voir l'incapacité politique de notre état de mettre en oeuvre une société française moderne, equitable et prospère pour les salariés !
Réponse de le 30/07/2016 à 13:08 :
drahi n' a pas acheté SFR comme on achete une maison.

il a acheté à credit. s'il n'avait pas eu le credit il n'aurait (sans doute) pas acheté du tout.
a écrit le 29/07/2016 à 19:42 :
Drahi ne fait qu'anticiper les avancées technologiques du secteur (5G, NFC, etc.) qui conduiront à des réductions d'effectifs drastiques chez tous les opérateurs à l'horizon 2020.
Réponse de le 29/07/2016 à 20:55 :
Quel rapport ?
Réponse de le 30/07/2016 à 13:12 :
LOL
il ne fait qu'anticiper les mensualités de son credit conso cetelem
a écrit le 29/07/2016 à 19:17 :
N;est pas Steves Jobs qui veux !
a écrit le 29/07/2016 à 19:04 :
j'ai bien fais de quitter SFR il y a un an .Dommage pour les ouvrier qui vont être descendus et au chômage ,mais il fallait pas sens étonner au rachat de Monsieur Drahi !
a écrit le 29/07/2016 à 18:29 :
SFR...une honte pour. Les. Abonnés , véritable arnaque , aucun sérieux pour les. Abonnés,que. Ce soit au. Magasin ou. Au tel...
a écrit le 29/07/2016 à 18:21 :
Scandaleux, juste scandaleux, mais ne vous leurrez pas, c'est un état d'esprit tout à fait banal chez ces "dirigeants". Protégés par les politiques, la police, l'armée, l'appareil judiciaire de l'État, ils peuvent sévir sans craintes. Attention, le vent tourne toujours. Le quatrième état réclamera ses droits, tôt ou tard.
a écrit le 29/07/2016 à 18:19 :
" « Je n'aime pas payer des salaires. Je paie aussi peu que possible. » " Pour démotiver les salariés y'a pas mieux ! Autant dire chez SFR , vous n'avez pas d'avenir !
a écrit le 29/07/2016 à 18:19 :
" « Je n'aime pas payer des salaires. Je paie aussi peu que possible. » " Pour démotiver les salariés y'a pas mieux ! Autant dire chez SFR , vous n'avez pas d'avenir !
a écrit le 29/07/2016 à 18:11 :
Vu comment sont traité les clients c'est normal
a écrit le 29/07/2016 à 18:00 :
Il devrait peut-être de suite, vendre S.F.R à Bouygues, avec un bon rabais de 30% de l'acquisition, si ces derniers sont intéressés comme en 2014. Ou à Vincent Bolloré.
Cet article est triste à lire. Je vis et travaille dans le Massif Central, je suis très satisfaite en tous produits et services S.F.R. A chaque publication c'est un déchainement de commentaires haineux et souvent mensongers.
a écrit le 29/07/2016 à 17:53 :
svp "des employés pressurés" pas "des employés pressurisés" !
a écrit le 29/07/2016 à 17:48 :
On semble découvrir qu'il y avait des sureffectifs dans les métiers détenus par les anciennes gloire ou celles devant le devenir sans parfois y aboutir comme l'ancien Vivendi. Ces gens qui se sont fonctionnarisés adoptent une attitude de curiosité envahissante les portant presque à gérer l'entreprise à la place du patron. Pour sa part ce dernier est un "flamboyant" qui sert de poteau aux banques comme disent les canadiens. Il est là pour acheter et vendre des entreprises, pas pour gérer du personnel. En vendant l'entreprise, l'équipe Fourtou le savait bien. Quant aux autorités, elles ne peuvent ignorer les agissements de ce dirigeant. Alors ? Qui doit s'étonner ?
a écrit le 29/07/2016 à 17:24 :
DRAHI? C EST L HISTOIRE DE LA GRENOUILLE QUI VOULAIT ETRE PLUS GROS QUE LE BOEUF? LE DRAME C EST QUE C EST TOUJOURS LES OUVRIER QUI PAYENT LA NOTE EN ECONOMIE LIBERAL???
a écrit le 29/07/2016 à 16:58 :
J'ai jamais vu une grenouille vouloir devenir grosse comme un bœuf ne pas éclater.
a écrit le 29/07/2016 à 16:56 :
Un nouveau Jean-Marie, Messier qui a ruiné la générale des eaux (Vivendi) ou Maxime Lesvèque au crédit Lyonnais qui voulait transformer la banque en Lazard . On ne manque pas de patrons démolisseurs d'entreprises. Souvenons-nous
de Thomson CSF (technicolor), de la CGE (Alcatel) sans compter Sacilor qui a explosé
sur son OPA canadienne et a été finalement racheté par Mittal, l'indien qui avait promis aucun licenciement en France( on connaît la suite) etc ...
Mais la liste n'est pas clause, à venir peut-être, Areva et pourquoi pas Numéricable.
Réponse de le 30/07/2016 à 13:10 :
alstom Macron
Réponse de le 31/07/2016 à 9:56 :
on sait tres bien que dans la capitalisme moderne ces "grands capitaines d industrie" qui ne sont meme pas actionnaires de l entreprise qu ils dirigent A LEXCEPTION DES STOKS OPTIONS qu ils se sont genereusement attribues ainsi que lur retraite chapeau et leur BONUS INDECENTS llrs de la signqture de leur contrat
Ils endettent l entreprise selon leur megalomanie sachant bien que la variable d ajustement demeure toujours LE SALARIE
a écrit le 29/07/2016 à 16:49 :
Si il n'avait pas fait porter l'endettement du rachat sur l'entreprise, la situation n'en serait pas là.
C'est facile d'accuser les salariés. Avant le rachat, cela marchait bien.
D'autant plus que SFR a des méthodes commerciales inadmissibles : SFR vient de m'annoncer que ma box SFR était maintenant en location à 3 euros par moi, en contradiction avec le contrat commercial que j'ai signé il y a prés de 8 ans.

Le tout, sans aucun service valable en plus.
Réponse de le 29/07/2016 à 19:37 :
Et pour chacun d 'entre eux c 'est très facile de virer les gens ,.........vous savez , la loi travail.....ça commence !
Réponse de le 29/07/2016 à 21:01 :
Il suffit de résilier. Rien de plus simple. Aller chez orange ou free ils le feront pour vous !

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