L'emploi dans le bâtiment, un remède aux maux de l'Europe ?

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En Espagne, le secteur de la construction n'a créé "que 100.000" emplois ces derniers mois, alors qu'il en a détruit près de 2 millions pendant la crise.
En Espagne, le secteur de la construction n'a créé "que 100.000" emplois ces derniers mois, alors qu'il en a détruit près de 2 millions pendant la crise. (Crédits : © Marcelo Del Pozo / Reuters)
L'emploi dans le bâtiment pourrait repartir à la hausse en zone euro lors des prochains mois. De quoi faire baisser le chômage et tempérer les mécontentements, espèrent des analystes d'HSBC.

Il y a de quoi être optimiste sur une reprise de l'emploi dans le secteur de la construction en Europe. Et celle-ci pourrait avoir des répercussions allant bien au-delà du seul secteur du bâtiment. La crise de la construction a, il faut dire, fortement participé à détruire des emplois dans la zone euro après la crise de 2008. Au plus fort de la crise en Europe, c'est-à-dire en 2013, après trois années d'austérité budgétaire imposées par Bruxelles, les destructions d'emplois dans le secteur de la construction représentaient environ la moitié des destructions totales d'emplois au sein de la zone, soit environ 3 millions sur 6 millions.

Pis encore, ces pertes d'emplois dans le bâtiment, en majorité peu qualifiés, ont participé à accroître « les inégalités de revenus depuis la crise financière », constatent les auteurs d'une note de la banque HSBC. Sans perspective, des ménages se sont retrouvés sur le carreau, ce qui a alimenté le mécontentement global et la montée des partis « contestataires et eurosceptiques », expliquent les analystes d'HSBC.

Une reprise salvatrice ?

Une reprise de l'emploi dans le secteur de la construction pourrait donc avoir des effets inverses, très positifs, notamment dans les pays les plus affectés par la crise. Craignant les situations d'instabilité, les économistes d'HSBC assurent qu'une reprise de l'immobilier pourrait soulager les tensions politiques résultant « de la montée significative des inégalités de revenus au sein de la zone euro ».

Optimistes, ils perçoivent des signes de reprise. En premier lieu parce que les perspectives en matière d'emploi et les intentions d'achat immobilier sont en hausse depuis 2014. Après trois années de déflation, les prix de l'immobilier en zone euro sont même repassés dans le vert courant 2014, en évolution annuel. Leur hausse s'établissant à + 0,25 % lors du premier trimestre 2015.

Cette hausse des prix coïncide avec la politique monétaire très incitative de la Banque centrale européenne. « Monsieur Draghi et ses collègues de la BCE ont une réelle part de responsabilité dans cette reprise », se félicitent d'ailleurs les analystes d'HSBC. La politique monétaire menée par le président de la BCE a notamment permis une baisse des taux d'intérêt nominaux de crédits immobiliers, qui ont atteint en moyenne 2,2 % dans la zone euro en mai dernier.

Hausse des prix de l'immobilier

L'argent n'étant pas cher, le secteur de la construction repart progressivement et les prix de l'immobilier sur les marchés européens les plus solides sont en forte hausse. Ainsi en Allemagne, les prix ont grimpé de 16 % depuis 2010. De même en Autriche, ils ont crû de 30 % en 5 ans, et en Belgique de 8 %. La politique de taux bas a par ailleurs permis d'enrayer la baisse des prix en France en 2015, qui sont revenus à leur niveau de 2010. Enfin aux Pays-Bas, les prix sont repartis à la hausse depuis 2013, même s'ils restent de plus de 10 % inférieurs à leur niveau de 2010.

D'autre part, dans les pays périphériques de la zone euro, très touchés par les cures d'austérité budgétaire entre 2010 et 2013, et où les prix de l'immobilier avaient beaucoup baissé durant cette période, les perspectives de reprise sont aussi en hausse, exceptées en Grèce. Ainsi, les prix des logements au Portugal et en Irlande ont retrouvé leur niveau de 2010 - même s'ils avaient aussi beaucoup baissé entre 2007 et 2010 en Irlande. En outre en Italie, ils ne sont plus qu'en faible déclin après de fortes baisses, alors qu'ils remontent clairement en Espagne, même s'ils sont toujours d'environ 25 % inférieurs à leur niveau de 2010.

Hausse de la demande de crédits

Ces derniers mois, certains gouvernements ont aussi engagé des politiques budgétaires favorables à l'immobilier : en France notamment, François Hollande a pris depuis octobre 2014, plusieurs mesures en faveur de l'accès à la propriété, dans le neuf et dans l'ancien (dispositif Pinel, prêt à taux zéro élargi pour les primo-accédants...). Tout cela permet d'accroître fortement la demande de crédits à l'habitat. Ainsi, renégociations comprises, les flux de crédits en France sont en hausse d'environ 130 % au troisième trimestre 2015 par rapport au même trimestre de l'année précédente - incluant certes une part anormale de renégociations (47 %). Globalement sur cette même période, les flux de crédits à l'habitat sont en hausse de 50 % en zone euro.

Une reprise de l'immobilier en Europe pourrait par ailleurs s'accompagner d'effets de richesse significatifs, car l'immobilier représente pas moins de 37 % du patrimoine net des ménages de la zone euro, note les analystes d'HSBC. Des effets bénéfiques sur la consommation pourraient aussi être à attendre car une reprise de l'immobilier s'accompagne souvent d'une hausse de la consommation de biens d'équipements.

Encore loin des niveaux d'avant crise

Cependant, ces perspectives de reprise de la construction en zone euro ne permettent pas d'entrevoir un retour à la situation d'avant crise de 2008, notamment dans les pays qui ont le plus souffert. En effet, les effets dramatiques de la crise financière et des cures d'austérité qui ont suivi ont durablement affecté les capacité de reprise de la zone. La baisse de l'investissement dans l'immobilier résidentiel depuis le début de la crise coûte par exemple chaque année 0,4 point de PIB à la zone euro. Et le poids du secteur de la construction dans le PIB de la zone euro reste encore très éloigné de celui d'avant crise : il ne représente plus que 4,4 % du PIB au troisième trimestre 2015, contre 5,6 % au premier trimestre 2008.

La plus forte chute est dans ce cadre à mettre au crédit de l'Espagne dont la part du secteur de la construction atteignait quasiment 10 % de son PIB début 2008, et n'en représente plus que 5,8 % aujourd'hui. Par ailleurs, « l'emploi dans le secteur de la construction espagnol est tombé de 2,8 millions avant la crise à 970.000 début 2014 », expliquent les auteurs de la note.

Blessures profondes

Suite à ces pertes massives d'emplois, il est à craindre que l'offre ne soit pas capable de répondre efficacement au retour de la demande. En effet, si d'une part « il semble très probable que l'emploi dans la construction va reprendre rapidement, il est en revanche très improbable que l'on retrouve les mêmes niveaux d'emplois d'avant crise », expliquent les auteurs de la note d'HSBC. Par exemple, toujours en Espagne, depuis la fin de la crise fin 2013, seulement 100.000 emplois ont été créés dans le bâtiment, alors que la crise en a détruit près de 2 millions, rappellent ces économistes.

Preuve que l'austérité a créé des blessures profondes et qu'il est tout de même peu probable qu'une reprise de l'immobilier vienne, à elle seule, atténuer significativement les tensions politiques, et limiter la hausse des partis eurosceptiques.

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a écrit le 13/01/2016 à 14:38 :
L'emploi dans le bâtiment ne repart pas en France en tout cas. Mon voisin a encore du travail, mais 100 de ses collègues sont au chômage. Les appartements en vente dans ma montée ne sont même pas visités.
Vous voudriez que les ventes reprennent alors que les salaires n'augmentent pas ? Arrêtez de rêver !!
Réponse de le 13/01/2016 à 15:28 :
augmentation des salaires de 2% en 2015, pour une inflation de 0.
le pouvoir d'achat continue d'augmenter.
Réponse de le 20/01/2016 à 18:50 :
"Vous voudriez que les ventes reprennent alors que les salaires n'augmentent pas ? " : Ils l'expliquent dans l'article! C'est simple, les logements sont plus chers!
(J'aurais plutôt l'intuition inverse, mais bon, eux sont logiques : Ça va toujours, il ne faudrait pas effrayer les pigeons!)
a écrit le 12/01/2016 à 22:38 :
> L'emploi dans le bâtiment pourrait repartir à la hausse en zone euro lors des prochains mois

Mouais :-./

La croissance est terminée, parce que nous buttons enfin sur des contraintes _physiques_, comme expliqué par le Rapport au Club de Rome en… 1972.

Le grand programme d'isolation des logements? Le pull.

Explication dans cet _excellent_ livre:
"L'Âge des low tech - Vers une civilisation techniquement soutenable"
www.seuil.com/livre-9782021160727.htm
a écrit le 12/01/2016 à 20:47 :
De façon générale le BTP a toujours été un moyen de relancer l'économie. Cependant nous assistons à un appauvrissement des revenus qui fait que l'on trouvera toujours à financer la construction, sans que l'accès à la propriété suive. Il serait peut-être plus habile de faire précéder une relance du BTP par une relance de grands travaux d'infrastructure de type à faire des économies de fonctionnement des services de l'état. Parallèlement à cela, la création de ces emplois serait de nature à soutenir un futur accès à la propriété. Toujours ce fameux cercle vertueux à mettre en place. Pour le reste on ne peut pas distribuer des richesses non produites, sans un endettement accru ; ou une spéculation dont on connaît les résultats néfastes quand le taux de croissance reste insuffisant.
a écrit le 12/01/2016 à 13:09 :
Chômage. Emplois précaires. PapyBoom. Baisse des loyers. Hausse des taxes proprio. Baisse de la rentabilité locative. Fuite des investisseurs de l'immobilier qui n'est plus un investissement viable pour de longues années à venir. Engorgement supplémentaire de l'offre. Indice de tension immobilière (dit "iti") en chute libre (0,4 en France). 2,5 vendeurs par acheteur. Encadrement des loyers. Hausse annoncée des taux d'emprunt (manque à gagner pour les vendeurs qui n'auront pas vendu a temps).

Taux *réel* non intéressant. Fuite des retraités "aisés" à l'étranger (Portugal, Thaïlande), Fuite des jeunes actifs à l'étranger (USA, Canada, Australie). Engorgement supplémentaire de l'offre par rapport à la demande. Century21 annonce qu'une augmentation des taux de 1% entrainera une baisse des prix des vendeurs de 15%, tout effet de conjoncture mis à part. Courbe de dépendance de la population française en hausse. Même l'Etat vend en pagaille ses biens.
Ceux qui n'auront pas vendu avant très bientôt verront la situation se dégrader pendant la durée du papy-boom (30ans).
Il ne fera pas bon être propriétaire.
a écrit le 12/01/2016 à 11:01 :
article assez delirant. Franchement qui corit que la solution au chomage en France c est d employer plus de gens pour pousser des brouettes ou monter des parpaings !
La solution est dansla R&D, dans l industrie, pas dans le parpaing ...
Sinon mention speciale au couplet sur la hausse benefique des prix de l immobilier. C est sur qu une hausse nourrie par du credit (et non de revenus en hausse), qui plante la competitivite du pays (si pour vous loger vous devez depenser 20 % de plus que dans le pays d a cote , vous allez avoir du mal a recruter au meme tarif ) c est une bonne chose (a part pour les boomers qui peuvent vendre au prix fort)
Réponse de le 12/01/2016 à 12:09 :
"Housing is the business cycle", cela doit être ce que veut dire l'article.
l'immo/BTP tire l'investissement, la consommation, l'emploi.
les prix immo augmentaient chez nous en 2010/211. on avait du coup 2% ou plus de croissance. aujourd'hui, la bulle se dégonfle, d'ou croissance et emploi en berne. dans ces conditions, faire 1,2% de croissance en 2015, c'est pas si mauvais. apparemment, l'industrie se reprend un peu.

les prix immo ont augmenté de 16% en Irlande en 2014 et les créations de jobs se font à 45% dans l'immo/BTP. d'ou 4,8% de croissance. mais aussi une nouvelle bulle en vue ?
les prix immo augmentent aussi en général dans les pays anglo-saxons et scandinaves, d'ou croissance plus dynamique.
Réponse de le 12/01/2016 à 12:59 :
Bien vu ! J'ajouterais que la décomplexification des règles de construction et des délais de recours plus courts - tout cela ne coûtant pas un sou- sont les vraies priorités pour faire repartir le bâtiment
a écrit le 12/01/2016 à 10:06 :
Bonjour,

J'ai du mal avec le développement de l'article.
A mon sens la chute du pétrole et la crise larvée qui rassemble tous les fondamentaux de 2008 va largement empêcher la remontée des prix cette année. Les taux vont stagner et l'emploi ne repartira pas à la hausse avant 2020 avec la généralisation de la robotique et le lancement globalisé de l'industrie spatiale.

De plus l'emploi dans ces entreprises du BTP profitera d'une main d’œuvre étrangère ou immigrée majoritairement ce qui créera un appel d'air pour les immigrés de travail mais n'absorbera pas la population française. C'est un phénomène qui est déjà connu depuis les années 70. Alors effectivement ce sera bon pour les comptes de la nation en terme de cotisations (flux) mais c'est tout.

L'immobilier ne doit plus croître mais doit au contraire se stabiliser au niveau de ces prix afin d’éviter à l'avenir les bulles. Pour cela il faut créer un environnement fiscal viable et mettre en place une véritable lisibilité des aides disponibles pour les particuliers tout en pérennisant à long terme (>10 ans).

En dernier lieu tout le monde n'a pas vocation à acheter car cela implique des revenus suffisant pour continuer à avoir une vie normale. De plus il va falloir faire baisser drastiquement les droits de successions pour les biens d'une valeur en maximale de 250.000€ pour un bien immobiliers. Il va également falloir penser à réformer l’impôt foncier qui devrait être un taux fixe basé sur les revenus du foyer et non sur la valeur du bien car sinon cela favorise uniquement la classe moyenne élevée et les riches. C'est un manque patent d'égalité. Au moins ce système permettrait de faire payer beaucoup aux riches leur propriétés foncières et peu les classes populaires car la taxe serait individualisée face aux revenus.
a écrit le 12/01/2016 à 8:39 :
Résumé de l'article :
- Les prix de l'immo montent et c'est trop coooool ! Les jeunes générations vont s'endetter encore plus pour acheter des appartements que les membres de la génération précédente ont acquis pour une bouchée de pain! C'est génial! Champagne!
- La reprise de la construction va sauver l'Europe ! Bien évidemment, nos chers patrons du BTP ne vont pas du tout embaucher des travailleurs détachés venus du Portugal ou de Roumanie et payés au lance-pierre! Non, franchement, vous les avez déjà vus faire ça? Ce n'est pas leur genre! Si sur tous les chantiers à proximité desquels on passe, personne ne parle français, c'est parce que ce sont bien évidemment des Français qui travaillent sur ces chantiers, mais qu'ils s'entraînent à la pratique des langues étrangères dans un environnement mondialisé!
(note : je dis ça sans xénophobie aucune, mais juste pour dénoncer ce néo-esclavagisme).
a écrit le 11/01/2016 à 21:47 :
C'est aussi parce que les gens se rendent compte qu'acheter c'est avoir un boulet au pied . ( beaucoup plus difficile de partir si vous êtes au chômage pour travailler dans une autre région ( et pourtant il faudra être de plus en plus mobile donc libre ) , devoir vendre ( souvent à perte ) en cas de séparation , L'Etat qui vous vole tout en frais de succession en cas de décès des parents ( frais importants de succession au-delà de 100000 pour les enfants ) , de plus l'Etat vous forcera à vendre pour récupérer l 'AAH ou diverses aides....franchement il vaut mieux rester locataire
J'entends aussi l'argument fallacieux qui consiste à dire : " A votre retraite vous n'aurez plus de loyer à payer , sinon comment ferez-vous pour le payer avec une petite retraite "
Et bien cet argument est faux car si vous avez une petite retraite vous aurez l'APL à fond donc un loyer minime ( en plus vous n'aurez pas d'impôts fonciers )
La véritable raison pour laquelle tout gouvernement vous fera croire que c'est un rêve d'être propriétaire c'est uniquement pour vous faire payer des impôts fonciers ( payés par les seuls propriétaires ) , la TVA sur l'achat , récupération de l'AAH et frais de succession sur l'immobilier . En restant locataire vous échappez à tout ça .
De plus , rien ne dit que le marché ne sera pas baissier et que vous récupérez votre argent en cas de vente .
Et enfin , vous enrichissez surtout les banques , car quand vous avez fini de payez après vous êtes saigné et privé toute votre vie , c'est que vous avez 60 ans !
a écrit le 11/01/2016 à 19:19 :
contrairement a ce qui est marque, en france, la crise a reduit les inegalites, vu que les riches se sont appauvris plus vite que les pauvres en france.... une etude insee a ete publiee la dessus, pas la peine de me sortir un petit coup de racisme antibritannique sur les ultraliberaux ultramedef ultrachinois ultramondialises.........
et comme l'objectif de la france c'est la reduction des inegalites, on se rejouit que rien ne reparte ( sauf vers le bas) , car les sales riches continuent de s'appauvrir plus vite que les gentils pauvres ( et qui doivent donc le rester!)....
quand on a affaire a des idiots faut leur pousser leurs debilites jusqu'au fond de la gorge, vu qu'a priori, pas mal d'economistes n'ont pas encore bien saisi le pb, et ses consequences.....
dites a vos jeunes de demenager, ca, c'est positif!
Réponse de le 11/01/2016 à 20:22 :
tu es nerveux, l'ami. Winston avait du sang-froid.
tu es basé au UK ?
ce pays a besoin des Français, peut-être, pour s'en sortir. :-)
dans l'immo, par exemple.
nous, on construit beaucoup, bien plus que la croissance du nombre de ménages. la bulle se dégonfle. on a des ouvriers en manque de travail.
le UK construit très peu (135 000 logements pour un accroissement du nombre de ménages censé être de 220 000...) et manque d'ouvriers qualifiés (le UK s'étant spécialisé dans le travail non qualifié).
les Français vont devoir donner un coup de main. comme la France donne un coup de main au UK pour chasser le sous-marin russe parce-que l'armée de sa majesté manque d'avions.
a écrit le 11/01/2016 à 18:41 :
Nous n avons pas besoin de la bulle sur l'immobilier qui appauvrie les travailleurs au détriment des rentiers / vieux qui vendent de grand appartements pour acheter des plus petits

Il est faut de dire qu un prix élevé de l'immobilier aide le BTP : ceux sont les détenteurs du foncier qui profitent principalement de la bulle


=> il faudrait taxer fortement les terrains et l immobilier ancien (>10 ans) afin de faire creuver la bulle
La construction serait aidée par les taxes sur les terrains non construits
De plus la baisse de l immobilier serait bénéfique à tous ceux qui travaillent et ne vivent pas de leur rente

Il faut que les français comprennent que l ont n est pas plus riche avec un appartement évalué à 1M€ qu avec le même appartement évalué à 200k€ si on est habitant et qu on ne souhaite pas sortir de l immobilier

Une personne qui vend pour acheter un apparemment de même taille se moque du niveau des prix, celle qui vend pour acheter plus petit est gagnante lors de la bulle, enfin celle qui vend pour acheter plus grand perd



Une fois de plus la génération de nos grands parents nous a tout prix : endettement record du pays, retraites non provisionnées, bulle immobilière a payer par les jeunes


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