De l'influence du facteur prix

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L'initiative des MMA en matière de complémentaire santé témoigne d'un phénomène qui prend de l'importance: la sensibilité des consommateurs au facteur prix en matière de services financiers et d'assurance.

Il fut un temps où une publicité pour une banque ou une compagnie d'assurance se devait d'être "haut de gamme", valorisante pour le client et inspirer confiance. Ces codes sont aujourd'hui bouleversés. LCL, l'ex-Crédit Lyonnais, drague les jeunes avec des offres de compte à 1 euro, ses cousins du Crédit Agricole poussent la chansonnette pour placer des cartes bancaires à moins de 15 euros et, dernière initiative en date, les MMA (ex Mutuelles du Mans) promettent de rembourser une partie de la cotisation en complémentaire santé en fonction de la consommation de soins.

Il y a un point commun à toutes ces démarches marketing: une prise de conscience que le facteur prix est maintenant devenu primordial dans le domaine des services bancaires et d'assurance. Il n'est d'ailleurs pas surprenant de voir les MMA et la Maaf figurer en bonne place parmi les entreprises qui adossent leur communication en grande partie sur cette dimension du message. Jean-Claude Seys, leur patron, a toujours mis l'innovation produit et marketing au coeur de son projet.

Pour les banques comme pour les compagnies d'assurance, il s'agit avant tout de capter une clientèle jeune au budget forcément plus limité que ses aînés, et qui préfèrent pour tout dire dépenser son argent à autre chose. Longtemps, les banques ont pensé qu'il suffisait de leur offrir quelques menus avantages (places de cinéma ou autres) pour les attirer. Désormais, il leur en faut un peu plus...

La démarche des MMA s'inscrit dans cette logique qui voit une clientèle jeune se détourner des assurances complémentaires pour des questions de coûts, jugé trop élevés, et surtout qu'elle estime peu en rapport avec ses besoins. Revenir au "juste prix", c'est aussi équiper et peut être fidéliser une clientèle dont les besoins ne cesseront de progresser en même temps que ses revenus. Bref, c'est faire un pari sur l'avenir. Même s'il demande de consentir à quelques efforts tarifaires...

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