Microsoft pourrait être à nouveau poursuivi par Bruxelles
La Tribune
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Les autorités de Bruxelles n'en ont pas fini avec le cas Microsoft. La Commission a admis aujourd'hui envisager d'ouvrir une nouvelle enquête sur les pratiques du géant informatique. Cette fois-ci, le groupe de Redmond est soupçonné d'abuser de sa position dominante sur le marché des logiciels informatiques de bureau. Ces solutions regroupent Word (traitement de texte), Excel (tableur), Powerpoint (présentation) ou encore la messagerie électronique Outlook. C'est ce qu'a déclaré le commissaire à la Concurrence Neelie Kroes, en déplacement au Japon.
Cette annonce fait suite à la plainte déposée le mois dernier par des poids lourds de l'informatique et des télécoms réunis dans le cadre de l'ECIS. L'association a fondé sa plainte sur "une série de pratiques commerciales de Microsoft qui menacent de priver les entreprises et les particuliers d'un choix réel parmi les logiciels concurrents".
Microsoft, qui n'a encore rien reçu de la part de la Commission, a d'ores et déjà déclaré qu'il répondrait "rapidement et clairement". Pour le géant informatique, les logiciels de bureau représentent la deuxième source de revenus après ceux générés par le système d'exploitation Windows. Le groupe détient d'ailleurs 95% de ce marché, sur lequel il est notamment en concurrence avec Sun Microsytems, qui édite StarOffice et OpenOffice, distribué gratuitement.
Une nouvelle enquête jetterait un peu plus l'opprobre sur les pratiques de Microsoft. L'éditeur est déjà menacé d'une amende quotidienne de 2 millions d'euros s'il ne se soumet pas aux injonctions de Bruxelles. Il a été condamné en avril 2004 à une amende de 497 millions d'euros, et à une série de "remèdes" destinés à rétablir la concurrence. Il doit notamment largement ouvrir le code source de Windows afin que les éditeurs de logiciels puissent proposer des produits concurrents. Ce qu'il rechigne aujourd'hui à faire complètement.
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