La Smart lancée aux Etats-Unis en 2008

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DaimlerChrysler va tenter de convaincre les Américains d'acheter son véhicule miniature, à la faible consommation. Un pari lancé dans un contexte de pertes durables de la marque.

Toujours aux prises avec les pertes récurrentes de la Smart, le constructeur automobile DaimlerChrysler a décidé de commercialiser son petit véhicule sur le marché américain. Objectif: profiter de l'impact des prix record de l'essence pour familiariser les Américains avec un concept automobile à l'opposé de leurs habitudes.

Le groupe allemand a annoncé aujourd'hui qu'il lancera la Smart sur le marché américain au début de 2008. Il s'agira du modèle à deux places - le constructeur a abandonné récemment la version à quatre places -, adapté aux normes en vigueur aux Etats-Unis. Pour DaimlerChrysler, il s'agit là d'un véritable défi, tant la Smart est à l'opposé des critères des Américains en matière d'automobile. Cette voiture "miniature" pèse moins de la moitié du poids moyen des véhicules neufs vendus aux Etats-Unis... Autant dire qu'au pays des 4X4 triomphants, le succès de la Smart ne va pas de soi.

Le constructeur, qui commercialisera la Smart par l'intermédiaire du réseau de distribution automobile United Auto Group, table en fait sur le choc suscité chez les Américains par l'envolée des prix de l'essence. La flambée du gallon aux environs de 3 dollars a quelque peu traumatisé les Américains, qui pourraient du coup se montrer intéressés par un modèle à la consommation particulièrement économique. Le groupe pourrait jouer également sur un certain snobisme de la clientèle sophistiquée des deux côtes du pays.

DaimlerChrysler veut y croire, en tout cas: "le moment n'a jamais été aussi propice, et je suis convaincu que la Smart ForTwo, un véhicule urbain innovant, écologique et agile, sera bientôt aussi familière dans les rues de New York, Miami et Seattle qu'elle l'est déjà à Rome, Berlin ou Paris", a affirmé aujourd'hui le directeur général de DaimlerChrysler, Dieter Zetsche.

Reste que le succès n'est pas garanti et que les professionnels se montrent sceptiques sur les chances de DaimlerChrysler de vendre la Smart en grand nombre aux Etats-Unis. Mais le groupe cherche par tous les moyens à développer les ventes de la voiture. Car la division Smart a toujours été déficitaire depuis sa création, voici huit ans. Le groupe a d'ailleurs lancé une restructuration significative de sa filiale, avec à la clé licenciements et abandon de différents modèles ou projets. Ce qui n'a pas empêché que, sur les cinq premiers mois de 2006, les ventes de Smart ont reculé de 21,5%, à 49.400 véhicules.

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