Les banques ressuscitent en Bourse

BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole figurent parmi les dix plus fortes hausses de l'indice CAC 40, depuis janvier.
L'action BNP Paribas s'envole de 33% depuis le 1er janvier 2012. Copyright Reuters
L'action BNP Paribas s'envole de 33% depuis le 1er janvier 2012. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

Il y a un an, le mot « banque » donnait de l'urticaire aux gérants de portefeuilles boursiers. Pensez donc, nous étions en septembre 2011, au plus fort de la crise de la dette dans la zone euro, avec des banques qui avaient les poches pleines à craquer d'obligations souveraines grecques, espagnoles et italiennes. Laminés durant tout l'été, les cours de Bourse des banques avaient atteint en septembre 2011 des planchers jamais vus depuis des années.

Aujourd'hui, les banques sont revenues en odeur de sainteté auprès des investisseurs. Les titres BNP Paribas, Société Générale et Crédit agricole figurent parmi les dix plus fortes hausses de l'indice CAC depuis janvier, avec des bonds respectifs de 33%, 45% et 37%. Alors que l'indice phare de la Bourse de Paris ne gagne, lui, que 12,6% depuis janvier.

La baisse des tensions dans la zone euro profite aux banques

Comment expliquer ce revirement de tendance ? Par l'apaisement des tensions liées à la crise de la zone euro, d'abord. Non seulement la Banque centrale européenne (BCE) a récemment indiqué qu'elle rachèterait de la dette publique de pays en difficultés, mais l'Allemagne a de plus donné son feu vert au MES, le nouveau fonds de secours européen. Des initiatives qui ont calmé la spéculation sur la dette de l'Espagne et de l'Italie, entraînant une baisse des taux des obligations de ces pays et, partant, une remontée de leurs cours (lesquels évoluent à l'inverse des rendements). Les banques détentrices d'obligations souveraines espagnoles et italiennes ont donc bénéficié d'une revalorisation de ces dernières.

Autre explication au retour en grâce des banques : elles ont réduit la taille de leurs bilans, comme l'exigeaient leurs régulateurs et les investisseurs un an auparavant, afin d'éviter une contagion de la crise de la zone euro. Résultat, plusieurs d'entre elles sont en avance sur la future réglementation dite de Bâle III, qui leur impose d'afficher un ratio de fonds propres durs de 9%, au moins.

Un rebond durable ?

Mais ce rebond des valeurs bancaires est-il durable ? Oui, si l'on en juge par la faible valorisation boursière des banques. L'indice Bloomberg des 500 premières sociétés de services financiers se paie 0,7 fois seulement les bénéfices estimés pour 2012, alors que le CAC 40 se traite sur la base d'un multiple de 1,16. Reste que la santé des banques dépend étroitement de celle de l'économie. Une conjoncture économique morose, des ménages frileux en matière de dépenses, ce sont en effet des crédits bancaires en moins et un risque de remboursement plus important.
 

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