Bourse : le secteur bancaire surperforme le CAC 40

Maxime Heuze
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L'action Société Générale a gagné 40% depuis la fin septembre après avoir consolidé durant la première moitié de 2022.
SG

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L'action Société Générale a gagné 40% depuis la fin septembre après avoir consolidé durant la première moitié de 2022.
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Les banques françaises ont publié des résultats 2022 contrastées, avec des revenus mitigés au Crédit Agricole SA ou une politique de distribution aux actionnaires décevante à la Société Générale. BNP Paribas fait carton plein, avec des résultats supérieurs aux attentes, une révision à la hausse de ses objectifs et un retour aux actionnaires plus que généreux. Toutes ont en revanche souffert de la brusque remontée des taux sur leurs activités de banque de détail en France, n'ayant pu répercuter rapidement la hausse du coût de leur passif (épargne réglementée) sur la rémunération de leur actif (crédits).
Certes, la hausse des taux directeurs de la banque centrale européenne permet en théorie aux banques d'augmenter leurs revenus, mais en échange, les banques n'ont pas accès à des programmes de refinancement avantageux. De plus, la courbe des taux reste relativement plate, ce qui nuit à la marge d'intermédiation.
Reste que les valeurs bancaires ont surperformé le CAC 40 depuis le début de l'année, avec un bond notable de BNP Paribas, qui gagne plus de 20% sur la période. Ces mêmes valeurs, comme d'ailleurs leurs pairs européens, ont montré une certaine résilience l'an dernier, profitant à plein de la rotation sectorielle en faveur des valeurs cycliques.
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L'année 2023 s'annonce sans doute plus compliquée pour les banques toujours confrontées au choc des taux mais aussi au ralentissement (ou récession) de l'économie et à l'inévitable hausse du coût du risque. D'ailleurs, les dirigeants des banques n'ont pas caché leur prudence durant la présentation des résultats. Motif rassurant : les banques ont constitué depuis la crise sanitaire un solide matelas de provisions sur créances saines qui pourrait lisser les éventuels chocs sur les crédits.
Maxime Heuze