Bien que la date de publication reste encore incertaine, la Stratégie nationale biodiversité (SNB) ne devrait désormais plus trop tarder. Le gouvernement, aux prises avec les derniers arbitrages, est en train de la finaliser.
En attendant, le travail de persuasion des entreprises, face à un enjeu encore beaucoup moins investi que celui climatique, a déjà commencé. Le ministère de la Transition écologique en est en effet conscient : leur mobilisation sera essentielle pour que les objectifs fixés soient atteints.
Afin d'identifier les principaux freins à lever et leviers à activer, une première réunion avec une dizaine de représentants d'associations professionnelles et d'acteurs publics directement concernés était donc organisée le jeudi 16 novembre autour de la secrétaire d'Etat à la Biodiversité, Sarah El Haïry. Elle sera suivie d'une nouvelle rencontre le 29 novembre, puis d'un travail par groupes sectoriels (agroalimentaire, construction, énergie, finance, textile, cosmétique, chimie). Deux autres groupes seront chargés de questions transversales: le financement des actions menées et l'intégration de l'enjeu de la biodiversité dans la gouvernance des entreprises. Un premier bilan de leurs réflexions sera rendu en février. La secrétaire d'Etat à la Biodiversité a toutefois déjà identifié les axes d'action qu'elle souhaite prioriser, partagés par les entreprises lors de la réunion du 16 novembre.
Le premier est celui de la sensibilisation, voire de la formation, la biodiversité constituant encore souvent « l'angle mort » de l'engagement environnemental, regrette le gouvernement. La mobilisation en faveur du climat, dont les enjeux sont mieux compris, se fait en effet encore trop souvent au détriment de la biodiversité, reconnaît la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).