Ce qu'il faut retenir de la déclaration d'Emmanuel Macron

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Concernant le pouvoir d'achat, le président a rappelé que le fil rouge sur lequel il s'était engagé était le travail mais que cela prendrait du temps.
Concernant le pouvoir d'achat, le président a rappelé que le "fil rouge" sur lequel il s'était engagé était le travail mais que cela prendrait du temps. (Crédits : BENOIT TESSIER)
De l'Europe au nucléaire, du chômage au Brexit, le chef de l'Etat est revenu sur plusieurs points de l'actualité, mardi soir, lors d'une conférence de presse. Retour sur ses déclarations.

Emmanuel Macron s'est exprimé mardi à Paris devant les journalistes de l'Association de la presse présidentielle (APP) neuf mois après son arrivée à la tête du pays. Le chef de l'Etat est revenu sur plusieurs points. Revue de détail des déclarations à retenir :

■ Pouvoir d'achat

"Je ne suis pas obsédé par l'idée qu'à ce stade du quinquennat on me fasse confiance sur la question du pouvoir d'achat", a estimé Emmanuel Macron.

Le président a rappelé que le "fil rouge" sur lequel il s'était engagé était le travail mais que cela prendrait du temps. "Il faut continuer à expliquer", a-t-il ajouté.

"Il faut progressivement que les choses deviennent perceptibles pour qu'elles soient crues. Il y a une partie des gens légitimement qui veulent attendre de le voir et je le respecte profondément. C'est en 2020 qu'ils auront la totalité de ces mesures."

Lire aussi : Pouvoir d'achat : les Français déçus par Macron

■ Chômage et économie

Les plans sociaux "ne sont pas inquiétants quand ils traduisent des ajustements" économiques. "Le plus inquiétant aujourd'hui dans notre économie, c'est la dégradation du niveau de qualification. Les gens vous disent que (...) le taux de chômage structurel en France est de 9%, c'est ça le scandale", a note le président.

Lire aussi : Formation professionnelle : les chefs d'entreprise veulent plus de liberté

Il a ensuite rappelé qu'il ne suffisait pas de "juste" jouer sur le cycle économique pour baisser le chômage alors que près de 2 millions de chômeurs avaient des problèmes de qualification. Pour Macron, il est donc nécessaire de développer la formation, "ce que l'exécutif est décidé à faire" en investissant 15 milliards d'euros sur le quinquennat.

Lire aussi : Le chômage baisse très légèrement (-0,5%)

■ Nicolas Hulot et Gérald Darmanin

Emmanuel Macron a pris la défense de ses membres du gouvernement, soupçonnés dans deux affaires. D'un côté, Nicolas Hulot, ministre de l'Environnement, fait l'objet de soupçons de violences sexuelles après les révélations du nouveau média Ebdo à ce sujet. D'autre part, Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes public, est cité dans une enquête pour viol.

"Je n'ai pas demandé à celles et ceux que le Premier ministre m'a proposé de nommer ministres s'ils avaient fait l'objet de plaintes qui avaient été dûment regardées par des juges, classées sans suite parce que les faits n'étaient pas établis et parce qu'ils étaient prescrits", a défendu le président de la République.

"On veut que les dirigeants soient exemplaires, on s'est donné des règles, il y a des contre-pouvoirs qui sont légitimes et qui permettent que ces règles fonctionnent bien mais quand le but des contre-pouvoirs finit par être de détruire ceux qui exercent le pouvoir sans qu'il y ait de limites ni de principes, ce n'est plus une version équilibrée de la démocratie."

■ Réforme constitutionnelle

Concernant la réforme constitutionnelle, le chef de l'Etat a annoncé un calendrier : "C'est dans les semaines qui viennent que ce projet sera finalisé."

Il a ajouté que l'objectif était qu'au début du printemps, un projet de réforme constitutionnelle puisse être déposé "après des concertations avec l'ensemble des formations politiques". Plus précisément, une première lecture devrait avoir lieu avant le premier semestre ou, au retour de la pause estivale.

■ Elections européennes

C'était l'un des sujets clés d'Emmanuel Macron, lors de la présidentielle : l'Europe. Le chef de l'Etat a assuré qu'une recomposition politique permettrait à l'Europe de gagner démocratiquement. Il projette cette initiative au moment des européennes, c'est-à-dire en mai 2019, et, dans la continuité, juste après celles-ci.

Le président français a donc réaffirmé son souhait de faire émerger une nouvelle force au Parlement européen afin de faire exploser le duopole du Parti populaire européen et des socialistes européens.

Lire aussi : Ce que doit faire Macron s'il veut être un leader en Europe, selon Moscovici

■ Syrie

Concernant la politique étrangère, Emmanuel Macron a souhaité tenir un discours plutôt ferme quant à la Syrie.

"Sur les armes chimiques, j'ai fixé une ligne rouge, je la réaffirme très clairement. Si nous avons des preuves avérées que les armes chimiques proscrites par les traités (...) sont utilisées, nous frapperons l'endroit d'où ces envois sont faits ou sont organisés. La ligne rouge sera respectée par une réplique."

Il a cependant ajouté, avec prudence, juste après, qu'il n'y avait, pour l'heure aucun moyen "établi" d'obtenir la preuve que des "armes chimiques proscrites par les traités avaient été utilisées contre les populations civiles". Et d'ajouter :

"Evidemment nous sommes en surveillance extrême sur ce sujet."

De la même façon, Emmanuel Macron a formulé le souhait qu'une réunion prochaine ait lieu dans les prochaines semaines afin "d'éradiquer les activités balistiques depuis la Syrie qui mettent en danger l'ensemble des puissances de la région". Quant à l'Iran, il a poursuivi :

"Les activités balistiques iraniennes ou liées à l'Iran, nous avons vu que vraisemblablement, à la fois au Yémen et également dans la zone syrienne, elles étaient une source de déstabilisation, un problème pour la sécurité de plusieurs de nos alliés."

Lire aussi : Macron et la Syrie : faut-il renouer avec Bachar al-Assad ?

■ Djihadistes français détenus en Syrie et Irak

La question d'un retour, ou non, en France des détenus français partis faire le djihad et arrêtés en Syrie et Irak fait débat depuis quelques temps. Là-dessus, Emmanuel Macron a estimé que la France est resté ambigu. Il a déclaré, sans pour autant trancher clairement  :

"Si l'Irak venait à prononcer la peine de mort contre un de nos ressortissants, à ce moment-là, nous aurons des échanges pour commuer cette peine en ce qui est acceptable dans le droit français comme nous le faisons avec tous les Etats qui prononcent la peine de mort contre un de nos ressortissants."

"Pour ce qui est de la zone syrienne, et nos ressortissants capturés par les forces kurdes en Syrie (...), il est évident que d'une part nous sommes attachés à ce que les jugements puissent respecter le droit et ses règles et que des peines qui ne soient pas conformes à ce que nous avons prévu dans notre droit puissent être transformées en quelque chose de compatible."

■ Service national universel

Emmanuel Macron a confirmé mardi soir le caractère obligatoire  du service national universel de "trois à six mois" qu'il souhaite mettre en place, mettant un terme à une semaine de divergences d'interprétation au sein du gouvernement.

La ministre des Armées Florence Parly avait notamment parlé la semaine dernière d'un service non obligatoire avant de le qualifier lundi de non "facultatif".

"Je n'ai pas le sentiment qu'on ait voulu donner dans la clarté" sur ce sujet ces derniers jours, a plaisanté le chef de l'Etat.

"Ce service n'est pas un service militaire, même si j'ai souhaité qu'on puisse y prévoir l'ouverture à la chose militaire, c'est pour cela qu'il est national, et il est universel parce que je souhaite qu'il puisse être obligatoire. Sa forme pourra aussi être civique", a-t-il dit. "L'idée n'est pas que ça dure un an, je pense qu'aujourd'hui c'est autour du trimestre que les gens sont en train de réfléchir (...). La partie obligatoire elle-même n'est pas encore finalisée mais je pense que ce sera entre trois et six mois."

Le chef de l'Etat a également répondu aux inquiétudes émises sur le potentiel coût du dispositif, estimant qu'il ne s'agissait pas de rétablir un "service militaire à l'ancienne où il faut loger des gens pendant un temps donné loin de leur famille".

"Cela aura un coût, je ne pense pas qu'il soit prohibitif", a-t-il dit. Mais "en terme de cohésion nationale, ça sera un vrai élément de transformation".

Lire aussi : Service national universel de Macron : une folie qui coûterait jusqu'à 30 milliards d'euros

■ Nucléaire

Emmanuel Macron n'a pas exclu la construction de nouveaux réacteurs nucléaires en France, estimant qu'il n'y avait pas de tabou sur cette question.

"J'attends d'abord les délais finalisés pour (l'EPR de) Flamanville et aussi d'avoir les analyses de l'autorité de sûreté nucléaire, c'est dans ce contexte-là (...) qu'il conviendra de mettre en oeuvre une stratégie pour le groupe EDF", a dit le chef de l'Etat.

Dans cette stratégie, "aucune option ne doit être aujourd'hui a priori exclue".

"Il n'y a pas de tabou sur le sujet et donc je n'exclus pas l'option (d'ouverture de nouveaux réacteurs) mais je ne suis pas en situation - compte tenu en particulier de ce que l'Autorité de sûreté nucléaire(ASN) peut nous dire à ce stade - de vous dire si ce sera à court terme, à moyen terme, à long terme ou si c'est à exclure".

Le chef de l'Etat a également réaffirmé sa détermination à remplir les engagements internationaux pris par la France en matière de réduction des émissions de CO2 et d'en "finir avec les centrales thermiques et charbon". "Ce sera mis en œuvre dans le quinquennat", a-t-il assuré.

Lire aussi : Nucléaire : l'exécutif « découvre » que l'objectif arrêté pour 2025 est irréaliste

■ Renault-Nissan

Emmanuel Macron a souhaité que les équilibres stratégiques soient préservés dans le cadre de l'évolution de l'Alliance Renault-Nissan.

"Je n'ai pas à m'exprimer publiquement sur les intercessions que je peux avoir sur la gouvernance de Renault", a assuré le président de la République.

Les représentants de l'Etat au conseil d'administration ont fait valoir "la volonté d'avoir un plan de succession sur lequel je constate que (...) l'entreprise a avancé", a-t-il ajouté.

Il a parallèlement exprimé "la volonté d'avoir une feuille de route claire qui permette de défendre pleinement les intérêts du groupe, de l'Alliance et de l'ensemble des sites industriels français".

"Ce qui m'importe, c'est que Renault-Nissan (...) continue à être le plus compétitif possible parce que c'est bon pour le site de production France", a poursuivi Emmanuel Macron. "Et je souhaite que les équilibres stratégiques de l'Alliance soient bien préservés."

Le conseil d'administration de Renault, présidé par le Pdg Carlos Ghosn, doit se réunir jeudi, à la veille de la publication des résultats annuels du groupe et de l'annonce probable de la nomination d'un numéro deux, sans doute Thierry Bolloré. Pour rappel, l'Etat français détient 15% du capital de Renault.

Lire aussi : Alliance Renault-Nissan: vers un rééquilibrage en douceur ?

■ Télécoms

Emmanuel Macron a rappelé le rôle de régulateur de l'Etat alors qu'Altice- SFR connaît une forte restructuration ou encore que Orange mène un bras de fer avec TF1 concernant la distribution de chaînes télévisées.

"Sur Orange, SFR et la téléphonie mobile, je n'ai pas de jugement à porter sur les opportunités d'une consolidation ou autre. J'ai comme vous constaté les annonces qu'il y a pu y avoir sur des sujets financiers non français du groupe de tête détenteur de SFR, je constate aussi que les derniers chiffres publics de SFR sont plutôt de nature à traduire des améliorations. J'attends les prochains chiffres publics et ce sera à l'entreprise de dire comment elle entend évoluer. Pour ma part, je n'ai pas lieu d'avoir des inquiétudes particulières sur ce groupe."

Quant à la consolidation, le président a ajouté :

"Se prononcer sur une éventuelle consolidation de manière théorique n'a pas lieu d'être, il s'agit de savoir quelle est la nature de cette consolidation et quel impact elle aurait sur les différents éléments sur lesquels je viens de revenir et dont l'Etat a la charge en tant que régulateur. (...) Des engagements ont été pris très clairement par les opérateurs en matière de téléphonie mobile à la fin de l'année dernière pour des investissements supplémentaires, des engagements ont été contractés par ces opérateurs lors des dernières enchères, la loi en 2016 a accru les contraintes sur ces opérateurs."

Lire aussi : Pour Orange, la consolidation des télécoms n'est plus d'actualité

■Brexit

Emmanuel Macron s'est montré plutôt sévère avec le Royaume-Uni alors que les négociations du divorce sont encore en cours.

"Il n'y a pas de cherry-picking (de choix à la carte, Ndlr.) dans le marché unique, il y a des modèles, on les connaît, on peut définir de nouveaux modèles, mais on ne choisit pas une liberté parmi les quatre de l'Europe (libertés de circulation des biens, des capitaux, des personnes et des services, Ndrl.), on ne peut pas avoir un accès plein au marché unique si on n'a pas une contribution budgétaire et la reconnaissance des juridictions, il y a une grammaire qui ne bougera pas parce que c'est la condition de survie du marché unique."

Le chef de l'Etat n'a pas manqué de rappeler les difficultés des négociations :

"Il y a beaucoup de fébrilité parce qu'il y a beaucoup d'intérêts en jeu, beaucoup de lobbies, beaucoup de désinformation de toutes part mais il faut dans ces cas-là garder les esprits clairs."

| Lire aussi : Brexit : un an après le référendum, où en sommes-nous ?

(A.F. avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 17/02/2018 à 4:54 :
En 2022, françaises et français seront dévalisés.
a écrit le 17/02/2018 à 4:47 :
Macron ruine la France et les français.
a écrit le 15/02/2018 à 15:11 :
Un chef d'œuvre de communication pour ne rien dire tout en faisant croire à l'activisme du gouvernement.
A aucun moment il ne parle de la poction fiscale via la CSG et des taxes ou contributions annexes aux impots et taxes pricnipaus, ni de la réduction de la dette , ni d'une cure d'amaigrissement de l'Etat ni des collectivités territoriales.
D'ici quelque temps, ca se rapproche, les taux d'intérêt vont remonter, et l'on va demander aux contribuable de verser encore plus pour éviter la faillite dans laquelle nous mène tous les gouvernements succesifs depuis 1978.
a écrit le 15/02/2018 à 11:48 :
Et voilà les sondages de macron un nul ils faits plus de précarité que hollande macron autoritaire de macron profiteur manipulateur menteur ont a crue ? A paris une femme meur de froid macron même le president des riches ont plus que macron sont cœur monsieur macron des missionnaires svp un retraite pauvre ? Un gagnant le femme de macron la seule ?
a écrit le 15/02/2018 à 11:30 :
Macron comme Unai Emery:de plus en plus de moyens,de moins en moins de résultats.
a écrit le 15/02/2018 à 10:19 :
une politique de ( com )avec effets d annonces reportées a plus tard. mais.les rumeurs des affaires de ferrand a hulot entachent la moralité
a écrit le 15/02/2018 à 8:50 :
L'essentiel,nous avons gagné les jeux olympiques sur Paris en 2024 preuve que nous sommes encore un grand pays de plus en plus endetté....à la différence de l"Allemagne!
a écrit le 15/02/2018 à 0:15 :
Citation de M. macron « Les plans sociaux "ne sont pas inquiétants quand ils traduisent des ajustements" économiques. "Le plus inquiétant aujourd'hui dans notre économie, c'est la dégradation du niveau de qualification. Les gens vous disent que (...) le taux de chômage structurel en France est de 9%, c'est ça le scandale", a noté le président. »

Il sous-estime le problème des plans sociaux et l’importance de la désindustrialisation. Quand des entreprises dans une logique de rentabilité et de compétitivité délocalisent en Pologne, en Allemagne, en Espagne, au Portugal ou ailleurs (on délocalise de plus en plus aussi dans les services maintenant) il y a une perte de la capacité industrielle de la France,; des compétences qui se perdent dans des emplois essentiels pour l’économie, des difficultés à traiter les problèmes budgétaires car la base des prélèvements fiscaux et sociaux de l’État se rétrécit. S’il croit que le chômage structurel tient à des problèmes de formation ou d’organisation du travail c’est sans doute vrai mais seulement en partie. Le problème n°1 est que la France n’était pas adaptée au système hyperconcurrentiel dans laquelle elle s'est mise avec à sa triple appartenance à la zone euro, à l’union européenne et au reste de la mondialisation. Et aujourd’hui ses handicaps constitués sur de nombreuses années deviennent difficilement rattrapables dans ce contexte.

Le déficit commercial énorme de la France est en partie lié aux plans sociaux effectués sur une longue période de temps que Macron juge peu inquiétants,il se trompe, et ce déficit devrait l’alarmer car à long terme la France risque la survenue d’une crise économique de la balance des paiements.
Réponse de le 15/02/2018 à 9:23 :
Uns fois qu' on a constaté ça, et votre analyse rejoint le constat de l' UPR, on comprend que Macron s' est fait élire pour faire avancer l' Union européenne, et ..anecdotiquement par l' Union européenne qui finance les médias, pour détruire l' état-nation..
https://www.youtube.com/watch?v=WhuJobb5UQw
Réponse de le 15/02/2018 à 9:58 :
Idéologiquement l’Europe est une «  belle idée «  mais ceux qui construisent l’Europe ont des «  empreintes «  du passé et de ce «  fait « 
L’idée devient «  fermé »

Quoi qu’on fasse on se retrouve toujours dans les conflits des «  autres »

L’Europe «  enferme » ça ne rend pas libre.
a écrit le 14/02/2018 à 22:04 :
Problème de qualification :
Ce que le Président «  ignore » que dans les années 2005 à 2007 ... les chambres de métiers proposaient justement une qualification ( soit disant bac +2) sans langue étrangère payé en partie par l’entreprise et une partie par le fond européen (7000 euros le tout par an et c’est sur 3 ans)
Le produit était annoncé ainsi ...
Arrive en fin de parcours , la région a décidé de ne pas qualifier le diplôme adulte par un bac + 2 pour ne pas bloquer l’emploi pour les jeunes
Et les «  adultes » qui se sont fait «  avoir par cette affaire »
Ont le droit de passer une VAE qui est a payé en partie par le poche avec un mémoire et repasser des «  examens »
Conclusion et morale :
La qualification en France : c’est du foutage de «  gueule »
Surtout quand vous avez des adultes qui ont dépassé le cap des 50 ans
A qui le «  gouvernement »
N’a aucun plan mis à part le revenu minimum ..
Un minimum d’emploi actuellement c’est
Maitrise de l’anglais ou l’allemand , l’informatique et minimum un bac + 2 et minimum 2 a 5 ans d’experiences

non MMacron , ce n’est pas les chômeurs qui ne sont pas qualifiés : ce sont les entreprises face aux pressions mondialistes qui ont des «  critères exigeants » pour survivre

La réalité c’est ça .
Réponse de le 15/02/2018 à 11:06 :
exat ???
a écrit le 14/02/2018 à 16:40 :
Rien tout est à jeter, le bébé avec l' eau saumâtre du bain de pieds....

La servilité aux puissants qui nous plument, à l' Union qui lui dicte sa loi, à sa dépendance atlantiste, nous avons élu un vulgum pecus marketté par les médias des riches comme un vulgaire baril de lessive.
a écrit le 14/02/2018 à 14:46 :
Macron ne fait que poursuivre la politique de ses prédécesseurs : réformes à tout va dans le privé, alignement des salaires dans les TPE, PME, ETI à la sauce Roumaine, Bulgare ou Polonais pour être compétitif, flexibilité au maximum pour lutter contre la mondialisation, licenciement facilité... Plus facile de réformer la société civile alors que la fonction publique et territoriale continuent à vivre au-dessus de ses moyens et à conserver des avantages et privilèges qui ruinent les finances de notre pays !
a écrit le 14/02/2018 à 14:28 :
Le service obligatoire "universel" me fait bien rire, ce ne sera rien d'autre qu'un bourrage de crâne inutile et au coût monstrueux, et bien sur les plus riches n'auront qu'à payer pour y échapper.
Programme débile.
a écrit le 14/02/2018 à 12:59 :
Encore une opération de communication, Macron joue avec les mots comme un gosse avec ses petites voitures qu'il déplace au gré de son imagination. Au final une affirmation d'un parcours rectiligne fait en réalité de zigzags opportunistes, avec malheureusement pour lui, et surtout pour les Français, en toile de fond, l'irréfutable augmentation de la pression fiscale et une absence de réduction des dépenses. En somme il est bidon, le petite arrogant postmoderne.
a écrit le 14/02/2018 à 10:55 :
"Cela aura un coût, je ne pense pas qu'il soit prohibitif". Dans un pays déchu car ruiné comme l'est la France, tout coût nouveau doit être observé à la loupe. Je ne crois pas le moins du monde au vertus intégratrices du service national. D'ailleurs dès les années 80 où sont arrivées au service national les premières générations contenant des jeunes incontrôlables et dépourvus de la moindre conscience civique, l'armée les a tout simplement... réformés, n'étant pas plus armée que les autres institutions (famille-éducation nationale- police- justice) pour les gérer. Ce qu'en 15-20 ans les familles et le système éducatif n'ont pas réussi à faire (inculquer un minimum de sens civique), faut pas croire que 2 ou 3 mois de préchi-précha supplémentaire y arriveront. Cette lubie macronienne est une ineptie de plus.
Réponse de le 14/02/2018 à 12:07 :
Pays ruiné comme toute l' Europe du sud, par qui, depuis quand et surtout pourquoi ...?
Conférence de Charles-Henri Gallois, responsable national de l'UPR pour les questions économiques, Dans cette conférence qui met en évidence les illusions économiques de l'Union européenne, Charles-Henri Gallois démonte, toutes preuves à l'appui, les pseudo-arguments européistes sur les bénéfices de l'UE et de l'euro: - "L'UE finance des projets en France" - "L'UE a encore des marges de manœuvre économique" - "L'UE protège des marchés concurrents du reste du monde" - "L'euro nous amène plus de croissance" - "L'euro nous protège du chômage" - "L'euro amène une gestion saine des finances publiques" - Les peurs des conséquences de la sortie de l'euro - "Les grands bénéfices attendus du TAFTA" - "Le TAFTA est une chance pour notre agriculture et notre industrie" - "Le TAFTA ne remettra pas en cause la puissance étatique et les services publics" - "Le libre-échange apporte une prospérité mutuelle - La mondialisation heureuse"

https://www.youtube.com/watch?v=W1GR1QWplUM
Réponse de le 14/02/2018 à 21:22 :
L'Espagne et le Portugal se redressent car ils ont fait les ajustements nécessaires. Encore une fois il n'y a pas de fatalité européenne. Il n'y a aucune raison que quand la France a 1,9% de croissance elle ait encore un déficit budgétaire frisant les 3% du PIB. Si ce n'est le manque de courage politique de ses exécutifs successifs qui préfèrent mettre sur le dos de l'UE ce qui n'est qu'une règle simple de bonne gestion, on ne peut pas dans la durée dépenser plus que ce qu'on prélève. La contribution nette française au budget de l'UE est de 22,6 milliards soit 1% du PIB, elle est loin, à elle seule, d'expliquer nos déficits permanents depuis 40 ans.
Réponse de le 15/02/2018 à 9:31 :
@bruno-bd Le Portugal se redresse, comment ? Parce que les retraités français et les riches d' Europe du Nord vont s' y installer pour les uns et les autres y trouver un niveau de vie qui les ruine ici et là et y prendre le soleil..
D' ailleurs mes amis qui s' y sont installé disent là-bas, on dit au nouvel arrivant merci de venir nous aider...

Quant à l' Espagne avec une cure d ' austérité quia fait gagner 4 point à un chômage à 18 % et le plein de mini jobs, vous devriez vous taire !

CH Gallois de l' UPR a raison, la ruine de la France prend sa source à la génèse de l' UE et sa démonstration est plus qu' explicite...
a écrit le 14/02/2018 à 10:40 :
"Emmanuel Macron a confirmé mardi soir le caractère obligatoire du service national universel de "trois à six mois" qu'il souhaite mettre en place".

Je sens que les gosses de l'electorat CSP+ d'LREM vont y échapper, un bon médecin et hop,comme avant.
Réponse de le 14/02/2018 à 14:15 :
Et si au lieu de nous renfermer dans notre tanière, ce service national était plutôt un service européen ? 3 ou 6 mois d'activités "ludiques" dans d'autres pays... dans 20 ans, tout le monde aura un peu mieux compris nos voisins... les activités de culture européennes sont vastes.. du gardiennage aux frontières jusqu'au support multi-linguistique dans tous les pays... chacun selon ses compétences, envies, attirances ...
Réponse de le 14/02/2018 à 19:53 :
Nos voisins ont les connait trop bien, nous sommes passés à l' épreuve de l' Allemagne en 39 45 et aujourd' hui nous subissons les effets des lois Haartz qui dévastent l' Europe du sud et son économie.

Aussi, non à l' UE, oui au FREXIT.
Réponse de le 14/02/2018 à 21:23 :
Aux frais de qui, les activités ludiques en Europe ? On a déjà Erasmus pour ça.
a écrit le 14/02/2018 à 10:35 :
Macron se garde bien de dire les conséquences pour l' emploi pour l' UE en cas de BREXIT, à titre de comparaison, les conséquences sur l'emploi seraient dix fois plus fortes en Allemagne, où 18.000 emplois de la branche automobile seraient en danger, toujours selon Deloitte. Les constructeurs allemands représentaient plus d'une immatriculation sur trois au Royaume-Uni (34%) en 2016, leur premier marché d'exportation dans le monde. L'étude prend en compte les conséquences à la fois pour les constructeurs et pour les équipementiers automobiles."
AFP.
Le dogme de la pensée unique a du bon pour Macron qui ne préfère pas s' exposer à un débat et encore moins à un référendum sur le sujet du FREXIT, en même temps force est d' observer qu' il est là pour signer les GOPE ..

https://www.upr.fr/actualite/europe/les-gope-grandes-orientations-politique-economique-feuille-route-economique-matignon
Réponse de le 14/02/2018 à 11:09 :
Vous parlez des conséquences en UE du brexit en prenant l'exemple du secteur automobile MAIS vous vous gardez bien de préciser qu'un brexit sans accord sur le secteur automobile (peu probable parce que May a pris des engagements sur ce sujet auprès du PDG de Renault Nissan : il y aura très certainement au minimum un accord de libre échange sur l'automobile) serait surtout fatal aux usines automobiles britanniques, dont l'usine Nissan de Sunderland (7000 salariés directs + les équipementiers) où sont actuellement produits les Qashqaï et dont la production rejoindrait très certainement l'usine Renault de Séville où est produit le proche cousin du Qashqaï, le Kadjar), l'usine Vauxhall dont PSA n'attend qu'un prétexte pour la fermer et rapatrier sa production en Allemagne, ou même les usines Mini (BMW) et Land Rover dont il deviendra difficile d'exporter vers l'UE. Bref, le Royaume-Uni n'étant pas complètement suicidaire, il y aura certainement accord de libre échange sur l'automobile et les sous-traitants.
Réponse de le 14/02/2018 à 12:04 :
@bruno-bd Vous ne savez que reproduire le dogme européiste que vous venez nous vendre. Il y aura accord entre l' Ue ou ce qui va en rester après décomposition et la GB car l' UE allemande ne peut pas se passer du marché anglais qui est son premier marché européen au niveau des ventes automobiles !


Et ce qui est vrai pour l' automobile est vrai pour l' ensemble des échanges.

Les accords sont d' ailleurs déjà pris entre Goshn et T. May pour la poursuite des activités et assurer la pérennité de Nissan et chaque autre constructeur - Tavares y était la semaine dernière pour Opel- fera pareil, détendez-vous tout va bien se passer BREXIT puis FREXIT, cessez d' agiter les peurs en attisant le Project Fear ...
Réponse de le 14/02/2018 à 13:43 :
@bergson
Mais bruno_bd a raison.
La production automobile au RU vient des sociétés étrangères, qui sont là pour le marché européen et non pour le marché domestique.
Ce n'est pas du dogme, c'est la réalité.
Réponse de le 14/02/2018 à 16:49 :
@johmmckagan Vous n' avez toujours pas compris que la GB reçoit le gros du contingent des autos de Mme Merkel et que c' est inacceptable pour elle de perdre ce marché et regarder les chinois vendre à la GB à sa place avec, horreur suprême, les russes avec un V. Poutine en tête courtisant Thérésa et installant une tête de pont à domicile.

C' est une affaire hautement géopolitique qui achève de faire trembler le déjà vacillant Juncker dans ses socquettes car l' effet domino est bel et bien derrière.

La première secousse sismique du reste de l' UE en devenir.
Réponse de le 14/02/2018 à 21:39 :
@Bergson : il n'y aura évidemment d'accord entre les constructeurs et l'UK pour le maintien de capacités de production sur le sol britannique que s'il y a accord global de libre échange pour l'ensemble du secteur (incluant les équipementiers). Sinon, si les voitures importées en UE depuis le UK subissent les mêmes droits de douane que celles venant des USA, ce sera un surcoût de 10% et à part les Rolls Royce, Bentley, Aston Martin dont le prix a peu d'imprtance et (éventuellement) Jaguar, plus grand public, c'en sera fini des usines Nissan, Vauxhall, Honda ou Toyota dont les productions deviendront invendables à lexport, sauf si le pays opte délibérément pour une stratégie low cost en écrabouillant les coûts salariaux et environnementaux.
Réponse de le 14/02/2018 à 21:43 :
@Bergson : il n'y aura évidemment d'accord entre les constructeurs et l'UK pour le maintien de capacités de production sur le sol britannique que s'il y a accord global de libre échange pour l'ensemble du secteur (incluant les équipementiers). Sinon, si les voitures importées en UE depuis le UK subissent les mêmes droits de douane que celles venant des USA, ce sera un surcoût de 10% et à part les Rolls Royce, Bentley, Aston Martin dont le prix a peu d'imprtance et (éventuellement) Jaguar, plus grand public, c'en sera fini des usines Nissan, Vauxhall, Honda ou Toyota dont les productions deviendront invendables à lexport, sauf si le pays opte délibérément pour une stratégie low cost en écrabouillant les coûts salariaux et environnementaux. Dans le cas contraire, les pays continentaux de l'UE, France, Espagne, Slovaquie notamment se feront un plaisir d'offrir d'excellentes conditions pour accueillir les capacités de production transplantées du Royaume-Uni.
Réponse de le 15/02/2018 à 9:41 :
@bruno-bd 20.43 Les accords sont déjà pris, par Goshn pour Nissan cessez d' agiter les peurs, vous craignez avec justesse l' effet domino et vous avez raison, aussi dites-le ..

Je viens de vous expliquer que Merkel ne veut pas voir se fermer la GB aux voitures allemandes car celle-ci représente son premier marché !

Et l' Allemagne pilote l" Ue ou Macron fait de la figuration donc les accords globaux seront trouvés, pour l' instant on joue la pièce théâtrale du Project Fear ..

Vous ne lisez jamais Charles GAVE sur Institut des libertés ..? Dommage, je vous livre un avant -goût, juste pour vous aider ..

http://institutdeslibertes.org/lettre-dun-ami-anglais-sur-le-brexit/
Réponse de le 15/02/2018 à 21:03 :
@bergson : il ne peut y avoir d'accord pour le seul Nissan Renault, s'il doit y avoir un accord de libre échange c'est pour l'ensemble du secteur automobile y compris les équipementiers. Certes May s'est engagée à ce qu'il y en ait un, mais bien évidemment il reste à négocier avec l'UE... et encore faut-il qu'il soit aussi accepté par le parlement britannique parce que pour l'obtenir le Royaume-Uni devra faire d'autres concessions, par exemple financières sous la forme d'une contribution au budget de l'UE, certes pas aussi élevée que si le Royaume-Uni voulait rester dans le marché unique (ça, si on se réfère à l'exemple norvégien ça lui coûterait quasiment autant que sa contribution actuelle au budget de l'UE).
a écrit le 14/02/2018 à 10:31 :
On peut retenir surtout que personne ne l'a écouté, d'ailleurs je ne savais même pas qu'il allait une nouvelle fois parler. Enfin non c'est pas ça c'est qu'il parle tellement tout le temps et partout que du coup il est impossible de différencier une conférence ou une déclaration publique de la promotion médiatique habituelle du mac.

Trop de médiatisation tue la manipulation, c'est vieux comme le monde mais bon les propriétaires d'outil de production sont tellement contents de posséder les médias pour ça qu'ils ne peuvent pas s'en empêcher, du coup ils cassent la crédibilité de leur champion et de leurs médias en une pierre deux coups, chapeau bas !

"“Presque tous les hommes, frappés par l'attrait d'un faux bien ou d'une vaine gloire, se laissent séduire, volontairement ou par ignorance, à l'éclat trompeur de ceux qui méritent le mépris plutôt que la louange.”" Nicolas Machiavel
a écrit le 14/02/2018 à 10:30 :
On peut retenir surtout que personne ne l'a écouté, d'ailleurs je ne savais même pas qu'il allait une nouvelle fois parler. Enfin non c'est pas ça c'est qu'il parle tellement tout le temps et partout que du coup il est impossible de différencier une conférence ou une déclaration publique de la promotion médiatique habituelle du mac.

Trop de médiatisation tue la manipulation, c'est vieux comme le monde mais bon les propriétaires d'outil de production sont tellement contents de posséder les médias pour ça qu'ils ne peuvent pas s'en empêcher, du coup ils cassent la crédibilité de leur champion et de leurs médias en une pierre deux coups, chapeau bas !

"“Presque tous les hommes, frappés par l'attrait d'un faux bien ou d'une vaine gloire, se laissent séduire, volontairement ou par ignorance, à l'éclat trompeur de ceux qui méritent le mépris plutôt que la louange.”" Nicolas Machiavel
a écrit le 14/02/2018 à 10:29 :
"C'est en 2020 qu'ils auront la totalité de ces mesures."

Tiens, son gouvernement nous matraquait que ce serait dès 2018 ,maintenant on passe direct à 2020.Bien joué.
a écrit le 14/02/2018 à 10:18 :
"Les plans sociaux "ne sont pas inquiétants quand ils traduisent des ajustements" économiques".

Ils vont être content de l'apprendre les salariés de Solocal.
a écrit le 14/02/2018 à 10:11 :
" il est donc nécessaire de développer la formation, "ce que l'exécutif est décidé à faire" en investissant 15 milliards d'euros sur le quinquennat".

Donc , 15 milliards sur 5 ans .On peut rappeler que le budget de la formation professionnelle est de 32 milliards par ...an soit 160 milliards sur 5 ans .Ou vont passer les 145 milliards restants ?

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