Face à la crise : l'effondrement de l'économie (1/3)

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SÉRIE D'ÉTÉ - ÉPISODE 1. Alors que la tension monte depuis plusieurs semaines, l'OMS qualifie le 11 mars 2020 le Covid-19 de pandémie. Le monde entier est frappé par cette crise sanitaire qui déclenche avec elle une crise économique vertigineuse. L'économie mondiale doit faire face à ce choc brutal et sans précédent. #Replay

24 MARS

Coronavirus: la récession mondiale pourrait être pire que pendant la crise financière

La récession mondiale consécutive à la pandémie de coronavirus pourrait être pire que celle qui a suivi la crise financière de 2008, a mis en garde lundi la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva au cours d'une téléconférence avec le G20.

Dans un communiqué, elle souligne avoir prévenu les ministres des finances et les banquiers centraux que les perspectives de croissance mondiale étaient "négatives" pour 2020 et indiqué qu'il fallait s'attendre à "une récession au moins aussi grave que pendant la crise financière mondiale sinon pire".

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24 MARS

Le coronavirus provoque un effondrement brutal de l'économie française

La multiplication des signaux d'alerte s'amplifie. Selon le dernier communiqué de l'indice PMI Markit publié ce mardi 24 mars, l'activité du secteur privé a connu sa plus forte chute depuis la première enquête réalisée il y a 22 ans. L'indice composite (services et industrie) est ainsi passé de 51,9 au mois de février, à 30,2 au mois de mars. La mise en oeuvre des mesures de confinement la semaine dernière pour limiter la propagation du coronavirus a provoqué un coup d'arrêt brutal pour de nombreux secteurs. Le tourisme, la restauration, l'événementiel ont connu des pertes de chiffres d'affaires faramineuses durant les premières semaines du mois de mars avec des annulations de réservations ou des reports. Lors d'un point presse ce mardi matin, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a fait part de ses inquiétudes sur les perspectives économiques à venir.

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25 MARS

Le spectre de la récession, un cauchemar pour le gouvernement

Les conséquences économiques du coronavirus pourraient être encore pires que prévu. Lors d'un point presse ce mardi 24, le ministre de l'Economie n'a pas caché ses inquiétudes sur l'état actuel de l'économie tricolore et dans les mois à venir. "Nous faisons face à un choc violent, global et durable. L'économie réelle est touchée en France. Tous les secteurs sont touchés, certains plus que d'autres comme la restauration, le tourisme ont des baisses de chiffres d'affaires de 90 à 100%. La production industrielle a baissé de 25%. Dans le projet de loi de finances rectificative (PLFR), j'ai fixé le PIB pour la France à -1% pour 2020. Chaque semaine d'épidémie et de confinement aggrave cette estimation. Le chiffre de croissance sera bien inférieur au chiffre qui a été présenté dans le PLFR. C'est un choc comparable à la grande récession de 1929" a déclaré sur un ton grave le locataire de Bercy.

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16 AVRIL

Finances publiques : cinq chiffres vertigineux qui montrent l'ampleur de la crise

Déficit, dette, dépenses... les finances publiques vont être mises à rude épreuve cette année. Face à la récession, le gouvernement a annoncé des mesures de soutien aux entreprises et aux salariés pour tenter de limiter la casse économique et sociale. Ce premier éventail de dispositifs a été enrichi de nouvelles mesures ces derniers jours pour affronter une crise qui s'installe dans la durée. Le programme de stabilité présenté mercredi 16 avril en conseil des ministres et qui doit être envoyé dans quelques jours aux institutions européennes traduit les efforts pour tenter de surmonter l'impact du confinement. Le coup d'arrêt violent et brutal de l'économie devrait nécessiter la mise en oeuvre d'un plan de relance encore à définir. Ce qui signifie que les chiffres présentés dans le document pourraient être fortement revus à la hausse. Les dépenses actuelles servent surtout à combler les pertes entraînées par la crise en plaçant l'Etat comme assureur. La reprise va obliger le gouvernement à mettre en oeuvre une stratégie de relance complexe avec des choix à opérer. A l'issue du conseil, le Premier ministre Edouard Philippe s'est montré pessimiste.

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20 AVRIL

Covid-19 : des pertes abyssales pour l'économie française

Les conséquences économiques et sociales du coronavirus s'amplifient. Selon une note de l'observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) publiée ce lundi 20 avril, l'impact de deux mois de confinement est estimé à environ 120 milliards d'euros, soit 5 points de produit intérieur brut (PIB) annuel en moins. Ce chiffre corrobore les premières estimations du laboratoire de recherches rattaché à Sciences-Po Paris publiées à la fin du mois de mars. Les économistes rappellent "qu'une telle chute de l'activité est inédite à part peut être en temps de guerre" et redoutent une récession profonde à la fin du confinement.

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29 MAI

L'économie française connaît sa pire récession depuis 1968

La pandémie a fait vaciller l'économie française. Selon la dernière estimation de l'Insee publiée ce vendredi 29 mai, le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 5,3% au premier trimestre. Lors de leur précédente évaluation, les économistes de l'organisme de statistiques avaient tablé sur un repli de 5,8%. Cette importante révision de 0,5 point s'explique "par le remplacement de certaines estimations et extrapolations pour le mois de mars, très affecté par les mesures de confinement, par les indicateurs habituels, notamment dans les services de transports et l'investissement en services". Compte tenu des difficultés à mesurer l'ampleur des conséquences économiques et sociales de la pandémie à ce stade, ces chiffres sont susceptibles d'être encore révisés dans les prochains mois.

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Rendez-vous lundi 17 août, pour un nouvel épisode de la série d'été «Face à la crise».

EPISODE 2 : Face à la crise : quels plans de soutien pour éviter la catastrophe ? (2/3)

>> Retrouvez toutes nos séries d'été sur les secteurs stratégiques bousculés par le Covid-19, la politique-fiction...

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Commentaires
a écrit le 26/08/2020 à 20:33 :
La crise économique conséquence du confinement, censé combattre la propagation du virus, est surtout la conséquence de décisions des différents gouvernements successifs. Désindustrialisation massive, au profit de pays comme la Chine notamment, augmentation des impôts et prélèvements, mauvais choix de gestion dans les hôpitaux publics, d'où incapacité de gérer la crise sanitaire qui conduit à bloquer le pays, et son économie. Je ne parlerai même pas des hauts fonctionnaires de l'État, des maires et responsables de collectivités qui ne sont même en capacité d'assurer la reprise du travail, trop peureux face à cette crise. Un confinement de nos têtes est plus que nécessaire pour remettre le pays en ordre de marche et de redressement.
Réponse de le 30/08/2020 à 16:07 :
Tout était écrit ! ( super titre d’un best-seller)
Regardons le résultat «  ici et maintenant « qui sont en positif là , qui sont en bas ? »
Tout est clair comme de l’eau de roche !
Une nouvelle économie ( société , technique , numérique, automatisée la 4 version depuis la dernière guerre mondiale )
Nous ne sommes que des pions.
Réponse de le 22/09/2020 à 19:07 :
Et il va étre urgent pour ces "Tétes" de masquer tout cela sous une immense couche communication cimenté par la non-vérification journalistique.
a écrit le 25/08/2020 à 13:57 :
Commençons par supprimer le statut du publique et tous ces privilèges qui ruinent la France et son prétendu modèle social , tout entier dédie à protéger les nantis . Le crash est inévitable .
a écrit le 22/08/2020 à 9:27 :
La France n a pas su valoriser ses travailleurs et ses licornes, a la place tjrs plus de taxes, d assistanat, de fonctionnaires, de petit chefs incompétents.
Vu le niveau incroyablement faible des 3 dernières générations nous allons droits dans le mure.
Réponse de le 01/09/2020 à 7:41 :
@ Glaive.
Un vieux mur est souvent recouvert de ronces qui donnent de tres bonnes mures.
La France est couverte de mures, helas elles sont vertes......
a écrit le 17/08/2020 à 14:44 :
L'économie française se fonde de plus en plus sur la consommation des ménages, financés de plus en plus directement (emplois publics) ou indirectement (aides publiques) par l'état. Le tout tenant fragilement sur le dos d'entreprises industrielles ou internationales de moins en moins nombreuses. Pour que l'illusion tienne, ces dernières étaient de plus en plus taxées (ce qui accélère leur déclin) et l'endettement s'envolait. Et voila que patatra, l'économie privée réelle s’effondre. Le château de cartes s’effondre aussi, les cartes sont encore dans les airs mais vont débuter leur descente. Et là, on réapprendra que le secteur privé ce n'est pas le mal incarné, que d'aider les entreprises à croître en France ce n'est pas illogique parce que l'amélioration de la société ne peut pas se faire sans l'amélioration de sa santé économique et industrielle.
Réponse de le 22/08/2020 à 3:34 :
Euh mais personne n'a dit que le secteur privé était le mal incarné, mais c'est bien dans le secteur privé ( startups et grandes entreprises, presse privée) que vont les subventions publiques. Et ces même gros acteurs du privé ne paient pas leur part du gâteau tout en continuant à vivre sous perfusion. C'est bien pour cela que ça va s'effondrer. Aider les PME à croître oui ! Faire vivre la presse de Bolloré ou faire vivre Disney sous perfusion non ! Mais les patrons de PME sont rarement potes avec les ministres et leur promettent rarement des retraites dorées. En fait c'est logique quand on comprend comment ça marche.
Réponse de le 22/09/2020 à 19:13 :
+1 mila
"L'économie française se fonde de plus en plus sur la consommation des ménages, financés de plus en plus directement (emplois publics) ou indirectement (aides publiques) par l'état" financé par la dette qui l'étranger veut bien nous donner.

Donc comme rien n'est fait pour corriger cette structure économique, le gouvernement l'ensemble des programmes Keynesiens qui partent directement dans les caisses à l'étranger suivant tous les déséquilibres connus, des paiements, de la balances commerciales etc etc.

Bref cela me porte a penser que tout va repasser par des Droits de Douanes... comme pour le covid une Zone tampon n'aurait pas été de trop !


Il est lisible dans divers papiers que les grands Groupes sont créditeurs du reste de l'économie, allaient comprendre ils ne paient pas d'impot, n'augmente pas les salaires ou recrure pas etc etc par contre ils reçoivent
des garanties de l'état.
"Dette publique recette privée"

Réindustrialiser c'est déjà pointer vers la solution !
a écrit le 12/08/2020 à 11:16 :
le plus important en économie
Réponse de le 12/08/2020 à 22:45 :
L’effondrement est important en économie car les nations ont compris que vider les caisses et emprunter remportent plus de richesses aux nations .
L’endettement des nations enrichissent , pour cela que depuis M. Mitterand les caisses sont systématiquement vidées.
C’est la base de l’économie actuelle.
Les rachats de dettes enrichissent les acheteurs .
a écrit le 11/08/2020 à 13:31 :
La crise mondiale était là avant le covid 19 , ce phénomène anxiogène a permis une transformation de cette crise d’avant en quelques chose de plus profond qui va modifier tous les fondements réels de nos sociétés.
J’ignore si les humains pourront contenir ces mouvements violents provoquent par ces changements brutaux , je crains que vu l’ampleur provoqué dans le monde , même le vaccin sera comme une mouche qui passera ..
a écrit le 10/08/2020 à 14:51 :
Techniquement notre système économique est voué, par son mode fonctionnement, à s'effondrer tôt ou tard. Au lieu de publier des communiqués de ce type, on devrait encourager sa transformation pour limiter les impacts destructeurs et mortels à moyen/long terme (pour le court terme c'est trop tard).
Réponse de le 18/08/2020 à 4:48 :
@ Truc.
En France on ne change pas une equipe qui perd, c'est meme tout le contraire.

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