Prix du nucléaire : la course contre la montre d'EDF et de l'Etat français
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STEPHANE MAHE
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... e quelle condition au motif de la protection du pouvoir d'achat des consommateurs.
C'est une course contre la montre qui s'est engagée, à Paris comme à Bruxelles, sur le futur schéma de régulation des prix du nucléaire. Car ce sujet crucial pour la France devra être tranché, sur le principe, dans moins de trois mois, alors qu'EDF compte sur un cadre clair pour prolonger son parc et assurer un modèle économique viable à ses futurs réacteurs. « La volonté, c'est qu'un modèle soit défini et partagé d'ici à la fin de l'année », a ainsi affirmé Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), ce jeudi 14 septembre. Un calendrier confirmé par de nombreuses sources informées, chez EDF comme ailleurs.
Si ce dossier s'avère très technique, il n'en reste pas moins concret, puisqu'il déterminera le prix de l'électricité payé par les consommateurs, alors que les cours restent très élevés sur les marchés. Mais aussi le coût de financement pour la construction des prochaines centrales, lequel affectera forcément la facture des citoyens.
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Et pour cause, ceux-ci sont aujourd'hui préservés de la volatilité du marché, en partie du moins, par l'ARENH (accès régulé à l'électricité nucléaire historique). Ce mécanisme a été mis au point il y a une dizaine d'années, dans le cadre de l'ouverture à la concurrence voulue par l'Union européenne, pour faire profiter chacun de la « rente » du nucléaire français, étant donné que les coûts de construction du parc avaient été amortis. Avec cet outil, l'Etat impose ainsi à EDF de vendre une partie de sa production (100 térawattheures) à ses concurrents au prix fixe de 42 euros le mégawattheure (MWh), ce qui l'empêche de dégager des marges sur ces volumes en cas d'augmentation des prix de vente sur les marchés. Un prix qui ne reflète plus ses coûts de production, et a largement contribué à sa dégradation financière.
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