65% des Français prêts à consommer de l'assurance à la demande

Selon une étude réalisée par le cabinet Mazars et OpinionWay, l'attente d'un nouveau mode de consommation de l'assurance est encore plus forte chez les jeunes : 73% des 25-34 ans plébiscitent les contrats à l'usage. Les initiatives en la matière commencent à voir le jour, aussi bien du côté des acteurs institutionnels que des startups.
65% des Français déclarent être prêts à faire appel un assureur pour une durée limitée ou pour des usages ponctuels, selon l'étude réalisée par le cabinet Mazars et OpinionWay.
65% des Français déclarent être prêts à faire appel un assureur pour une durée limitée ou pour des usages ponctuels, selon l'étude réalisée par le cabinet Mazars et OpinionWay. (Crédits : Mazars)

Bénéficier d'une assurance de manière ponctuelle pour protéger un bien à un moment précis et pouvoir y mettre un terme en quelques clics. Voilà ce à quoi aspire une grande majorité de Français selon l'étude « Les Français et l'assurance de demain », réalisée par le cabinet Mazars et OpinionWay. D'après le sondage, mené auprès d'un échantillon de 1.042 personnes en janvier dernier, 65% des Français disent être prêts à utiliser des solutions qui correspondent mieux à leur rythme de vie et de consommation et ainsi faire appel un assureur pour une durée limitée ou pour des usages ponctuels.

Cette attente est encore plus forte chez les 25-34 ans : 73% d'entre eux plébiscitent l'assurance à la demande.

« Cette génération est porteuse d'un mouvement de fond. Elle exprime en effet à la fois des attentes traditionnelles, mais aussi un besoin d'innovations et de nouveaux services digitalisés. Face à ces profonds changements, le secteur de l'assurance doit accélérer sa transformation et repenser totalement l'expérience client en alliant à la fois physique et digital. L'agilité et la coopétition avec les startups, issues de l'Insurtech notamment, est primordiale », analyse Vincent Morez, associé chez Mazars, en charge du secteur assurance, dans un communiqué de presse.

La Maif et Société Générale Assurances précurseurs

Certains acteurs institutionnels se sont déjà emparés du sujet. Altima, filiale dédiée à l'innovation de la Maif, s'est associée à la startup Valoo pour lancer une offre d'assurance à la demande. Elle permet par exemple d'assurer son appareil photo le temps d'un voyage en quelques clics depuis son smartphone, puis de désactiver l'assurance à son retour.

De son côté, Société Générale Assurances a créé Moonshot-Internet, sa propre startup Assurtech maison. La structure, indépendante, mais dont le seul actionnaire est la filiale assurance du groupe Société Générale, veut faire émerger en France l'assurance contextuelle. Il s'agit de contrats à la demande, que l'on souscrit lors d'un achat sur Internet, comme un voyage par exemple. Moonshot-Internet vise 400.000 clients d'ici fin 2019 en misant sur des partenariats avec des acteurs du commerce en ligne et de la distribution pour grossir.

Les Assurtech encore méconnues du public

Les  startups de l'assurance ou Assurtech (lnsurtech en anglais) veulent, elles aussi, surfer sur ces nouvelles attentes. Les entreprises Tulip et Aio, toutes les deux accompagnées par le nouvel incubateur lillois spécialisé dans la finance et l'assurance, en ont fait leur credo. Tulip cible les biens coûteux dont l'usage est peu fréquent. Son premier produit permet de protéger le kitesurf contre la casse et le vol. De son côté, Aio veut créer un seul et unique contrat pour protéger à la demande différents produits électroménagers.

A la différence des acteurs établis, ces jeunes pousses devront redoubler d'efforts pour faire connaître leurs offres. Selon la même étude, seuls 12% des Français ont déjà entendu parler des Fintech et Assurtech. Et parmi eux, une infime partie (4%) sait précisément de quoi il s'agit. Aux États-Unis, l'Assurtech Trov, pionnière dans l'assurance d'objets à la demande, revendiquait en juillet dernier avoir déjà signé un million de contrats.

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Commentaires 4
à écrit le 28/02/2019 à 13:33
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. C'est une excellente idée que d'assurer en doublon avec son téléphone un truc qui est déjà assuré , comme ça il est assuré deux fois ! . Les startup qui font ce type de prestation ( aux US y compris ) ne sont pas des assureurs mais disons des 'd...

à écrit le 28/02/2019 à 10:45
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Pour des cas ponctuels ça se pratique depuis l'antiquité mais ce ne peut être que pour les cas ponctuels où extrèmement limité. La définition de l'assurance est la garantie du risque par des cotisations étalées dans le temps, le nombre et la diversit...

à écrit le 28/02/2019 à 9:25
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mmmmmmmmouais le diable est dans le detail.... les gens ne veulent pas de voiture, ils preferent juste louer, sauf que tres rapidement ca coute bcp plus cher de louer que d'avoir sa voiture les assurances voiture ' a la demande', ca existe deja/ ki...

à écrit le 28/02/2019 à 8:37
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"Face à ces profonds changements," Faut pas exagérer les mecs hein, c'est juste un service d'assurance à la demande ! C'est pas le bouleversement général, alors certes étant des établissements financiers vous êtes habitués à ne jamais évoluer...

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