Bruxelles donne son accord au plan français de soutien aux banques, leurs actions s'envolent

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La Commission européenne a cédé aux pressions des Etats. Elle lève ses réticences face aux projets nationaux, notamment français, de soutien aux banques fragilisée par la crise financière. L'argent prêté par les gouvernements à ces dernières devra être rémunéré à un niveau acceptable par la Commission européenne mais revu à la baisse. Les titres des banques à la Bourse de Paris ont du coup connu de fortes hausses.

Les réserves de la Commission européenne face au plan de soutien aux banques en Europe, notamment de Paris et Berlin, se lèvent sous la pression des Etats. Bruxelles a même annoncé ce lundi,  comme l'avait indiqué la commissaire européenne à la concurrence Neelie Kroes, peu susceptible de francophilie, son feu vert au plan français.

La question bloquante du taux de rémunération de l'argent prêté par l'Etat français aux banques a été résolue avec un taux de 8%, en dessous des 10% au moins que demandait Bruxelles. Un mécanisme de "sur-remboursement" du capital a toutefois été instauré.

Nicolas Sarkozy s'est aussitôt félicité ce lundi de ce feu vert de Bruxelles. Il a indiqué que les banques françaises toucheront "dans les prochains jours" les 10,5 milliards d'euros de financements promis. Une deuxième tranche de 10,5 milliards est prévue par Paris si les circonstances le nécessitent.

La Bourse de Paris a applaudi l'annonce de ce feu vert européen. Les titres des banques françaises se sont envolés. Société Générale bondit de 14,29% à 36,56 euros. BNP Paribas de 13,43% à 44,35 euros et Crédit Agricole de 10,39% à 9,50 euros. Dexia prend 4,42% à 3,57 euros et sur le SRD, Natixis affiche un gain de 7,43% à 1,59 euro. Le rapprochement des deux actionnaires principaux de la banque (Caisses d'Epargne et Banques Populaires) se précise.

La Commission doit rendre une décision similaire concernant le plan bancaire du gouvernement autrichien. Quant à l'Allemagne à laquelle Bruxelles réclamait là aussi pour donner son aval un taux de rémunération satisfaisant à ses yeux de l'argent prêté à la  Commerzbank, les discussions sont "en bonne voie" selon Bruxelles.


 

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