Bank of America en perte en 2010 à cause de lourdes dépréciations
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Bank of America est le mauvais élève de la finance américaine cette année. Alors que ses principales concurrentes (JP Morgan Chase, Citigroup, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Wells Fargo) ont toutes présenté des bénéfices substantiels, Bank of America a publié ce vendredi un résultat net négatif de 3,6 milliards de dollars (2,66 milliards d'euros) au titre de l'année 2010. Ces mauvaises performances s'expliquent par le passage de lourdes dépréciations d'actifs, à hauteur de 12,4 milliards. La valeur de son activité « card services » avait été dépréciée de 10,4 milliards de dollars au troisième trimestre en anticipation d'une loi limitant les commissions perçues sur le juteux marché des cartes de crédit. Au quatrième trimestre, sa perte s'élèvait à 1,6 milliard. Son produit net bancaire a encore reculé (-8%) au cours de l'exercice écoulé, à 110,2 milliards de dollars.
Frais juridiques
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En 2009, la banque avait perdu 2,2 milliards de dollars. En excluant ces charges exceptionnelles, Bank of America aurait dégagé des bénéfices de 10,2 milliards. En outre, la banque, qui a absorbé Merrill Lynch pendant la crise, a passé 2,6 milliards de dollars de charges de frais juridiques sur l'année, alors qu'elle fait face à de nombreux procès dans le cadre de procédures de saisies immobilières douteuses ou de ventes de titres adossés à de l'hypothécaire américain à risque avant la crise.
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