Rémunérations des patrons : le vote des Suisses inspire le gouvernement français

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Le "say on pay" existe aux Etats-Unis depuis 2011 mais il n'est que consultatif. Copyright Reuters
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault estime que l'initiative suisse visant à mieux encadrer les rémunérations des grands patrons est « une excellente expérience démocratique », dont il faut « s'inspirer. » Un projet de loi sur le sujet doit voir le jour en France d'ici à cet été.

Il n'y a pas que les citoyens suisses qui ont plébiscité l'initiative Minder, relative à un meilleur encadrement des rémunérations des grands patrons helvétiques. Lundi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a estimé que cette proposition de loi, émanant de l'entrepreneur et sénateur suisse Thomas Minder et qui a recueilli plus des deux tiers des suffrages lors du référendum de dimanche, constituait « une excellente expérience démocratique. » Et qu'il fallait, à son avis, « s'en inspirer. » La Commission européenne s'est elle aussi montrée enthousiaste, saluant « un vote important. » A l'heure où la Suisse s'apprête donc à donner aux actionnaires des sociétés cotées un droit de veto sur les rémunérations des grands patrons et à interdire leurs parachutes dorés (indemnités de départ), où en est la France, et plus largement l'Europe, sur cette thématique ?

Un projet de loi français d'ici à l'été

Le 20 février dernier, les députés français chargés « d'une mission sur la transparence de la gouvernance des grandes entreprises » ont présenté leur rapport devant la commission des lois de l'Assemblée nationale. Ce rapport, sur lequel le gouvernement s'appuiera pour présenter un projet de loi sur la rémunération des patrons d'ici à cet été, préconise notamment d'interdire les retraites chapeaux, ces retraites complémentaires allouées à certains dirigeants en récompense de leurs services. Et, surtout, d'instaurer la pratique du « say on pay » pour les rémunérations fixes et variables des patrons. Celles-ci sont pour l'heure déterminées par le conseil d'administration, les actionnaires des entreprises françaises n'ayant leur mot à dire qu'au sujet des stocks options et de l'attribution d'actions gratuites et de bons de souscription d'actions. En revanche, le rapport, présenté par les députés Jean-Michel Clément (socialiste) et Philippe Houillon (UMP) ne tranche pas sur le caractère consultatif ou contraignant du « say on pay. »

Un vote essentiellement consultatif

En raison de l'indignation croissante suscitée depuis la crise financière de 2008 par les rémunérations de certains dirigeants, comme, tout récemment, celle de Daniel Vasella, patron de Novartis, cette pratique du « say on pay » existe depuis plusieurs années déjà dans nombre de pays. C'est le cas aux Etats-Unis, depuis le 21 janvier 2011, en application de la loi Dodd-Franck de 2010. Elle a également été adoptée - ou est en cours d'adoption - dans 15 des 27 pays membres de l'Union européenne. Si le « say on pay » est uniquement consultatif outre-Atlantique, ainsi qu'au Royaume-Uni - premier pays européen à l'avoir instauré, en 2002 -, en Allemagne, en Belgique, en Suède, en Norvège, il est en revanche contraignant aux Pays-Bas. Ces derniers pourraient finalement être rejoints par le Royaume-Uni, où un projet de loi bientôt adopté par le Parlement prévoit de soumettre les grandes lignes de la politique de rémunération des dirigeants à un vote triennal et contraignant des actionnaires.

Vers un projet de loi européen

En France, l'Autorité des marchés financiers (AMF) est favorable à un vote consultatif. Une opinion partagée par les dirigeants adhérant à l'AFEP (Association française des entreprises privées). La société de conseil aux actionnaires Proxinvest recommande au contraire un vote contraignant. A noter que la Commission européenne déposera elle-même un projet de loi sur le « say on pay », d'ici à la fin 2013. Et que Michel Barnier, le commissaire européen en charge des services financiers, avait indiqué l'an dernier qu'il était favorable à un vote contraignant, a rappelé la société de conseil en communication Capitalcom le 14 février, lors d'une table-ronde sur les enjeux des assemblées générales 2013.
 

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Commentaires
a écrit le 08/03/2013 à 8:58 :
Bravo M. Le Premier Ministre, La Suisse est un exemple. Le vote en fait rend le pouvoir aux actionnaires. En France ce vote passerai, et casserai l'organisation "noyaux durs" mis en place par le RPR puis le PS et enfin par l'UMPS.Je vous invite également à copier la Suisse concernant l'IRPP, L'IS et les impôts sur les plus valus, les revenus fonciers etc... Enfin si vous en avez le courage proposez au référendum les émoluments des élus. Cependant faire accepter à un chômeur, un smicard, un petit retraité les sommes que les élus touchent, ainsi que leur régime fiscal serait intéressant pour ne pas dire risqué.
a écrit le 05/03/2013 à 13:43 :
Le contrôle des rémunérations, c'est bien, mais la pratique de la "votation", exercice on ne peut plus démocratique, c'est encore mieux !
Quand est-ce que les gouvernants français vont avoir la maturité de demander au peuple de trancher certaines questions de société enfermées dans des débats sans fin ? Quand est-ce que nous pourrons introduire un peu plus de démocratie dans ce monde de technocrates timorés.
Quand est-ce que la légitimité de la majorité pourra s'imposer aux institutions conservatrices qui nous dirigent (syndicats, partis, lobbies, etc.) ?
Le 21° siècle permet la démocratie directe. Ce vieux rêve peut devenir réalité , alors tout le monde l'oublie soudain !
a écrit le 05/03/2013 à 13:28 :
Oui enfin, en espérant que çà ne se termine pas comme d'habitude : par une taxe ! (Je sais, çà n'a aucun rapport, mais tout se termine par une taxe en France actuellement, alors ...).
a écrit le 05/03/2013 à 11:36 :
Une bonne idée§ Que le gouvernement commence par balayer devant sa porte et supprimant le cumul des mandats des parlementaires, en supprimant les avantages en natures des membres du gouvernement y compris le président avec sa favorite, en supprimant les avantages en nature que se sont octroyés les parlementaires, en limitant les salaires des très haut fonctionnaires qui pantouflent dans des entreprises semi-publiques.......avant de venir faire la loi dans le privé.
Réponse de le 08/03/2013 à 8:46 :
+ 1
a écrit le 05/03/2013 à 9:51 :
Pourquoi notre premier ministre ne va-t-il pas chercher l'inspiration auprès du modèle suédois qui lui... a réduit fortement ses dépenses ? apparemment il manque d'inspiration ou alors il est intellectuellement limité ?
Réponse de le 05/03/2013 à 10:40 :
Oui, mais quel rapport avec la limitation des parachutes dorées?
a écrit le 05/03/2013 à 7:59 :
le vote suisse ne bloque pas ni ne limite le salaire des patrons .Il le soumet à l'assemblée générale des actionnaires .Il reduit aussi le mandat des administrateurs à un an , et donc le rend plus précaire . Enfin il supprime les indemnités de départ et les clauses de non concurrence . Et pourtant un patron licencié a peut être bien droit à des indemnités s'il n'a pas démérité et une clause de non concurrence peut tout à fait être dans l'intérêt de l'entreprise .Donc à suivre ...
a écrit le 05/03/2013 à 6:33 :
@ enjoy : bravo ! J'ai le droit de me fixer mon salaire, mon golden hello et mon parachute dorée ! Ce n'est pas de ma faute si j'ai des amis complaisants au conseil d'administration. Les actionnaires n'ont rien à dire ! Si je plante ma boîte, c'est d'ailleurs de la faute de ces communistes d'actionnaires (Franchement, faut être communiste pour me confier son argent) si la boîte se plante, pas de la mienne. Et j'espère bien qu'on me versera mes émoluments dans un paradis fiscal ! Manquerait plus qu'un dieu vivant comme moi, qui crée des richesses pour ma gueule, paye des impôts ! Les impôts c'est fait pour les salariés et les actionnaires, pas pour les génies comme moi !
Réponse de le 05/03/2013 à 14:41 :
hi hi! vous avez un humour...!! vous m'avez bien fait marrer ! faut bien de temps/temps, avec la morosité ambiante..
a écrit le 05/03/2013 à 6:16 :
Ce gouvernement fait TOUT pour augmenter le chômage en France, et il y parvient admirablement. Les patrons sont les seuls qui pourraient embaucher, mais on les décourage en les déconsidérant, en limitant leurs rémunérations, et donc en les dissuadant de prendre des risques. Pourquoi donc embaucheraient-ils? Pour les beaux yeux d'Hollande et de sa bande de pieds nickelés?
a écrit le 05/03/2013 à 6:08 :
Entièrement d'accord. Les actionnaires sont en fin de compte les propriétaires et ont tout naturellement leur mot à dire.
Mais peut-être faudrait il étendre cette mesure à nos hommes politiques. Ils sont également nos fonctionnaires et nous avons également notre mot à dire quand à leur rémunération.
a écrit le 05/03/2013 à 4:50 :
Oui, S'il s'agît de secteurs publics avec fonds publics ou semi publics !
Non, s'il s'agit d'entreprises privées avec des fonds exclusivement privés !
a écrit le 04/03/2013 à 23:49 :
C'est moins le fond accessoire que la forme démocratique qui devrait inspirer les politiciens français. Mais question forme, l'espoir est extrêmement ténu, le pouvoir de nos politiciens et hauts fonctionnaires comptant plus que tout.
a écrit le 04/03/2013 à 22:50 :
Tient, M. Ayrault découvre le référendum? Je le croyais plus instruit que ça!
Réponse de le 05/03/2013 à 10:31 :
Surtout le référendum d'initiative populaire, pas le référendum à la française !
Réponse de le 05/03/2013 à 17:27 :
Il faut être en 2e année pour qu'il comprenne ce terme... Vous brulez les étapes... Attention à la surchauffe!
a écrit le 04/03/2013 à 21:03 :
je ne vois ce qu'il y a de démocratique à ce qu'un gouvernement payé par le contribuable décide du montant des salaires ou primes à verser à ce même contribuable ... bref la suisse file un mauvais coton et donne de sales idées à leurs voisins collectivistes comme la france rouge ..
Réponse de le 04/03/2013 à 23:11 :
Vous avez juste rien compris à l'histoire
a écrit le 04/03/2013 à 20:42 :
Quelle magnifique blague. Un dirigeant qui sait se vendre fera comme tout footballeur : il prendra le club qui paiera le plus cher, et, surtout, pour ceux qui ne connaissent pas les "ficelles" du métier, il suffit d'avoir un compte discret dans n'importe quel paradis pour "s'arranger"... Le nombre d'enveloppes que l'on m'a proposé, si vous saviez. Et ce n'était que de la petite monnaie.
a écrit le 04/03/2013 à 20:42 :
Quelle magnifique blague. Un dirigeant qui sait se vendre fera comme tout footballeur : il prendra le club qui paiera le plus cher, et, surtout, pour ceux qui ne connaissent pas les "ficelles" du métier, il suffit d'avoir un compte discret dans n'importe quel paradis pour "s'arranger"... Le nombre d'enveloppes que l'on m'a proposé, si vous saviez. Et ce n'était que de la petite monnaie.
Réponse de le 06/08/2015 à 13:02 :
Retenez bien que Jean Pisany-Ferry bosse pour des institutions financières pro-européennes et que son point de vue est nécessairement dicté par ses intérêts et ceux de ses employeurs.

Voltaire disait : "la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit"

Ça c'est fait.
Réponse de le 06/08/2015 à 23:53 :
Le principal problème de l'euro est politique et non economique
Tant qu' il y aura en son sein des pays idéologiquement de gauche keynésien et etatistes comme la France, la Grèce et même l'Italie et des pays idéologiquement liberaux comme l'Allemagne et que l'on laissera les décisions à des idéologues déconnectés des réalités qui en viennent à se battre pour des mots comme austérité dans des pays comme la France où il n'y en a techniquement pas...la guerre est effectivement à nos portes une fois de plus...
a écrit le 04/03/2013 à 20:30 :
Tiens donc, le référendum est l?expression populaire et démocratique dans ce cas pour nos archeo socialistes par contre par pour le mariage homosexuel.
a écrit le 04/03/2013 à 20:13 :
Je suis patron de PME et me fiche éperdument de cette limitation. la rémunération de certains patrons est sûrement scandaleuse mais : 1) Cela concerne très très peu de patrons 2) Surtout ne pas faire d'amalgames (comme le souhaite les gens de gauche) entre ces patrons et les autres dont je fais parti 3) Se pose t-on la question dans notre pays de tous nos hommes politiques (députés ...) qui se goinfrent sur la bête et cela personne n'en parle !!!!!!!! En tant que patron je suis d'accord mais dans ce cas on enlève 20% de fonctionnaires, on aligne tous les régimes de retraites entre-eux, les politiques perdent leurs biens s'ils ne réussissent pas (comme les patrons de PME) ...
Réponse de le 04/03/2013 à 21:12 :
Cher confrère, la rémunération de ces gens m'importent peu, seulement il se trouve que certains des plus cupides sont aussi des plus nuisibles ! Je me souvient par exemple des pauvres salariés, retraités et actionnaires de Enron qui ont tout perdu à cause de sinistres personnages qui n'avaient rien d'entrepreneurs et de patrons !
Réponse de le 04/03/2013 à 21:14 :
Même si je suis d'accord avec l'essentiel de vos arguments, votre dernière phrase est un peu démagogique.Le politique est une personne élue. Sa sanction est donc de plus être élue. Or c'est le peuple qui détient cette décision à chaque élection. Qu'il l'exerce. Le peuple n'a que les représentant qu'il mérite.
Réponse de le 05/03/2013 à 10:07 :
ouais, mais CHACUN met son bulletin dans l'urne, et même si l'on est pas d'accord, on est bien obligé d'accepter la "majorité" sortante, non ? !
a écrit le 04/03/2013 à 19:39 :
Moi, j'ai confiance, l'homme a toujours beaucoup d'imagination et je suis persuadé que, malgré la votation des Suisses et une éventuelle loi qui suivra "ils", les "patrons" vont trouver un autre truc. L'homme est très inventif lorsqu'il s'agit de ses sous.
a écrit le 04/03/2013 à 18:19 :
Bonne idée qu'elle est bonne. Je n'y connais rien, mais il me semble qu'une expérience démocratique à suivre serait de faire un référendum (en France) pour fixer les montants, sur les retraites ainsi que les années de cotisations, les salaires, les enveloppes, les indemnités, les énnooooormes avantages que se parfument nos polititocards, les reversions pour Madame, tout cela avec les impôts infligés au peuple. Et M. le Ministre qui se sent inspiré se fout du tiers états non ?
Réponse de le 04/03/2013 à 19:16 :
vous savez ce qu'ils en font, des résultats des référendums?? vous n'en avez plus souvenance? ! le Français et sa mémoire de poisson rouge!
Réponse de le 04/03/2013 à 19:55 :
@Aucune Mémoire. Sais pas moi je cherche, faut faire quoi alors tirer ?
Réponse de le 05/03/2013 à 14:46 :
si ça peut vous soulager....mais je vous préviens , ce n'est pas la meilleure solution! c'est vous qui serez encore em..rdé ! aucun échappatoire , dur !
a écrit le 04/03/2013 à 17:57 :
La France n'étant pas une démocratie ou chacun est représenté je ne vois pas trop en quoi ce VOTE POPULAIRE pourrait l'inspirer ? Que les Français continuent surtout à ce foutre des Suisses quand il s'agit des minarets et qu'ils se taissent, Bravo à la Suisse le seul pays capable de demander très souvent aux peuples ce qu'il souhaite avec une assemblé proportionnel ! Belle leçon ! Au fait pour l'Europe ils ont dit non et aujourd'hui ils respectent carrément les cantons dit "primitifs" qui ont sentis la mascarade Européenne, à méditer.
Réponse de le 04/03/2013 à 19:14 :
+1
a écrit le 04/03/2013 à 17:37 :
Le résultat de ce vote en Suisse représente un sévère camouflet au grouvernement fédéral car il faut savoir qu'il s'était précédement opposé à la mesure elle même. Une majorité à l'ampleur sans précédent (67,9%) a interdit les parachutes dorés, un détail soigneusement passé sous silence par la Commission et les gouvernements européens qui rivalisent aujourd'hui de déclarations. Bruxelles salue "un vote important", Berlin juge "intéressant"son résultat et Paris que c'est "une excellente expérience démocratique" dont "il faut s'inspirer". On ne pouvait moins dire, mais on pourrait moins faire! Le bal des hypocrites aurait'il débuté?

a écrit le 04/03/2013 à 17:22 :
je préfère les gros dividendes aux actionnaires que les gros salaires et parachutes dorés aux dirigeants trop gourmands..mais en ce qui concerne l'état, les dividendes sont taxés "raisonnablement" (surtout partout sauf en France), mais les gros salaires le sont beaucoup plus..autrement dit; aller dans le sens des suisses impacte négativement les recettes fiscales de l'état, mais fait plaisir au bon peuple qui n'aime pas les riches.. une simple opération de com. pour le gouvernement français donc..
a écrit le 04/03/2013 à 17:19 :
Un bon effet d'annonce pour récupérer quelques points dans les sondages et au final, ça finira comme la réforme bancaire : un texte vide qui ne remet rien en cause, en tout cas pas l'essentiel, grâce au lobbying des plus fortunés.
Réponse de le 04/03/2013 à 17:59 :
+10000000
a écrit le 04/03/2013 à 17:19 :
Un bon effet d'annonce pour récupérer quelques points dans les sondages et au final, ça finira comme la réforme bancaire : un texte vide qui ne remet rien en cause, en tout cas pas l'essentiel, grâce au lobbying des plus fortunés.
a écrit le 04/03/2013 à 17:13 :
Très exactement, les suisses ont voté pour que LES ACTIONNAIRES puissent contrôler plus facilement la rémunération des patrons, ce qui est tout a fait normal et dans le sens de plus de libéralisme !!! C'est celui qui paye qui doit décider du salaire, pas l'état ou les électeurs ou autres !!
Réponse de le 04/03/2013 à 19:13 :
"clap! clap! clap!!! J.G ! toujours en liste !
Réponse de le 04/03/2013 à 20:51 :
Effectivement ce sont aux propriétaires de l'entreprise de décider et les propriétaires sont les actionnaires.Donc si vous voulez décider soyez actionnaires et prenez possession des outils industriels de la France au lieu de mettre votre épargne dans la pierre, et ensuite de pleurer quand les centres de décisions vous échappent - voir la sidérurgie dite française mais qui appartient au fait à un Indien!
Réponse de le 04/03/2013 à 20:52 :
Quel "patron" et quel "actionnaire" dans sa tête, le jojo : très fort pour aller copier des liens sur internet, nous sortir trois tirades hors contexte de son prophète Bastiat mort et enterré depuis 1850, et super bon pour "gérer" son entreprise virtuelle et ses employés tout autant fictifs... je ne sais pas si vous avez remarqué dans quels horaires il poste ses commentaires sur la Tribune : ceux de l'employé de bureau oisif...
a écrit le 04/03/2013 à 17:10 :
Les retraites [et avantages associés] des présidents et premiers ministres sont la même chose (en général: une prime à l'échec). La fin d'un emploi doit faire l'objet d'une indemnité ponctuelle, jamais d'une rente à vie. Nous verrons si notre brillant Jean-Marc ira au bout de la logique (quel suspens !).
a écrit le 04/03/2013 à 17:04 :
Contre les saccages du système libéral?
Il y a des citoyen(ne)s dignes qui se révoltent et manifestent massivement (Grèce, Espagne, Portugal?) et il y en a d?autres qui ne s?indignent même pas.
Il y a des forces démocratiques qui prennent leur part dans le combat pour le changement et il y en a d?autres qui se font élire sur des promesses de changement et une fois élu(e)s retournent leur veste complètement.
Il y a des femmes et des hommes qui savent par expérience que les acquis sociaux et les droits nouveaux ne peuvent être arrachés que grâce à une détermination sans concession et il y en a d?autres qui croient et/ou laissent croire qu?on peut obtenir quelque chose en jouant le jeu des concessions et de la modération et vont de compromis en compromis jusqu?à la compromission.
Il y a des Hommes de foi qui font de leur croyance une véritable théologie de la libération et il y en d?autres qui se servent de la religion et de leur statut pour profiter confortablement de leur situation.
Il y a des journalistes qui honorent leur profession avec courage et abnégation et il y en a d?autres qui se contentent d?alimenter la propagande libérale avec de la communication et en faisant de la figuration.
Il y a des citoyen(ne)s qui mettent l?accent sur les crimes et saccages des patrons qui n?hésitent à arracher des vies humaines afin d?augmenter leurs profits et d?améliorer leurs indécentes rémunérations et il y en a d?autres qui prennent le parti de leurs maîtres en mettant à l?index les « cassages » des salariés poussés à bout pour faire valoir leurs revendications légitimes et dire stop à la dégradation de leur situation.
Alors que les Suisses se prononcent massivement pour la plafonnement des salaires indécents des grands patrons et contre les parachutes dorés?, les « socialistes » de France s?apprêtent à repousser l?âge de la retraite, à revoir les taux de TVA, à taxer le gasoil et à chercher à nous convaincre des bienfaits de sacro-sainte compétitivité? Après « la compétitivité c?est la solidarité », Monsieur le Premier Ministre J.M. Ayrault découvre que « La compétitivité c?est l?emploi » slogan repris sans être compris du rapport de Monsieur Louis René Gallois? Dans la bouche de ce parton, le slogan signifie que pour être compétitifs il faut supprimer des emplois ; c?est ce qu?il a fait en tant que patron et c?est ce à quoi nous assistons face à la dégradation des conditions de vie des classes moyennes et modestes et à la destruction des emplois.
Et alors que la situation se dégrade à l?intérieur ? un chômage en augmentation, de plus en plus de scandales dans les industries pharmaceutique et alimentaire, notamment : médicaments dangereux pour la santé, étiquetage falsifié et produits avariés??, Monsieur « MOI PRESIDENT?» joue à la guerre en sauveur du monde à l?extérieur.

Hamid Benzekri
Réponse de le 04/03/2013 à 17:35 :
Cela ressemble à une litanie assez marquée politiquement, mais Hamid est content de son texte et c'est le principal pour lui. Une remarque c'est long .
a écrit le 04/03/2013 à 17:03 :
le modèle suisse est un excellent modèle démocratique,voila ce dont il faudrait s'inspirer
Réponse de le 04/03/2013 à 19:11 :
nous en sommes loin !!
a écrit le 04/03/2013 à 17:01 :
Oui le vote Suisse est légitimé par le peuple et la nuance est grande. On a tout le temps peur que le peuple à raison avant les politiques . Si on avait fait confiance au peuple , notre pays ce porterait mieux.
Réponse de le 04/03/2013 à 21:09 :
C'est une vieille rengaine populiste, le peuple qui sait tout. Voyez vous, dans une entreprise quand il faut acheter une machine, on va consulter l'ingénieur mécanicien, qu'on veuille faire un investissement, on va voir le financier , le comptable etc. En aucun cas il ne viendrait à l'esprit de quelqu'un de sensé de faire voter la femme de ménage, la secrétaire ou le jardinier sur une décision hors de leurs compétences. Soyons clair, il n'y a pas de sots métiers, chacun a une compétence dans ce qu'il pratique. Je voudrais bien vous voir malade à l'hôpital et voir le médecin demander un vote à tous les employés à propos d'un remède à votre maladie. Qu'en pensez-vous? Donc le peuple qui sait tout, mettons y un bémol.
Réponse de le 04/03/2013 à 23:14 :
En Suisse, le peuple ne sait pas tout, mais il sait tout autant que la classe politique (surtout composée d'avocats et de juristes). En Suisse, la règle est simple: Le peuple paye donc le peuple décide. Autre énorme avantage, une classe politique, cela se corrompt, le peuple non.
Réponse de le 05/03/2013 à 20:45 :
Vous avez raison, le peuple ne corrompt pas, mais il se fait manipuler facilement, surtout quand on lui flatte ses bas instincts. L'histoire récente en abonde. Et les politiciens de tout poil excelle dans dans cet art.
Réponse de le 05/03/2013 à 23:36 :
Le peuple se fait manipuler lorsqu'il n'a pas la maturité requise pour voter. Dans la majorité des démocraties, on demande l'avis au peuple tous les 4 à 5 ans: un beau parleur à la "MOI Président" et effectivement le peuple se fait mener en bateau. En Suisse, le peuple vote 4 fois/an. Sachant que son avis est pris en compte, le peuple s'intéresse aux affaires du pays, il en parle au boulot, au bistrot, entre amis, il forge son avis avant de le mettre dans l'urne. En Suisse, en fonction de l'intérêt des objets à traiter, seuls 45 à 60% des électeurs votent, mais ceux qui votent savent de quoi il en retourne et décide en connaissance de cause. Voilà pourquoi les décisions suisses sont terre-à-terre et laisse peut la place à la démagogie (la Suisse est chrétienne = les mosquées sont acceptées mais doivent être discrètes et sans minarets ostentatoires / certains veulent 6 semaines de vacance = le peuple refuse parce qu'il sait que 2 semaines travaillés de moins = 2 semaines de salaire de moins / etc.). La France est depuis trop longtemps dans la théorie, cela parle beaucoup, mais cela agit peu. Résultat: on paye notre indolence cash et la France n'a pas fini de couler.
a écrit le 04/03/2013 à 16:59 :
Ah! parce qu'il faut "qu'un pays les inspire"...pour faire quelque chose d'important?.....
a écrit le 04/03/2013 à 16:48 :
Je pensais qu'il allait s'inspirer du modèle suisse pour donner la possibilité aux citoyens de demander un référendum
Réponse de le 04/03/2013 à 17:09 :
Trop risqué, il y aurait un référendum sur les indemnités des élus et le cumul des mandats ! Nous sommes d'accord du Front de Gauche au FN...
a écrit le 04/03/2013 à 16:45 :
Si la politique sécuritaire et immigrationiste des suisses pouvait également nous inspirer ce
serait PARFAIT .

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