Banques : des frais en baisse de 2 euros en moyenne, le virement instantané payant

Frais bancaires 2019 par profil
Panorabanques

Frais bancaires 2019 par profil
Panorabanques
Bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat : la baisse des frais bancaires se confirme. Un mois après la publication de l'étude du Comité consultatif du secteur financier (CCSF) qui a montré que les banques ont tenu leur engagement de gel des tarifs pris en décembre à la demande de l'Elysée, une autre étude indique que la facture va s'alléger cette année, après trois années consécutives de hausse (+4,25% en cumulé). Selon les chiffres compilés par le comparateur Panorabanques, qui a passé au crible les grilles de 151 banques, les Français vont payer en moyenne 215 euros de frais bancaires cette année, soit 2 euros de moins que l'an dernier (-1%). La facture peut varier de 80 euros (pour les 18-25 ans) à 286 euros pour les inactifs de plus de 50 ans.
Ces chiffres ne sont pas directement comparables à ceux de la précédente étude de décembre 2017 et des années antérieures : le comparateur a décidé d'intégrer pour la première fois les frais facturés à l'étranger lors de retraits ou de paiements, l'un des produits d'appel des néobanques comme Revolut et N26. Sur la base de 1.000 euros dépensés, les frais atteignent en moyenne 40,70 euros par an.
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[Les banques les plus/les moins chères sur les frais à l'étranger. Crédit : Panorabanques]
Comme l'avait souligné l'étude du CCSF, la légère baisse de la facture moyenne annuelle tient à la stabilité des frais de tenue de compte (à 20 euros pour le CCSF) : le comparateur estime à 17 euros la moyenne mais en excluant les 22 banques qui n'en facturent pas (banques en ligne et dix caisses du Crédit Agricole), le montant s'élève à 23 euros. « C'est la toute première fois que les frais de tenue de compte n'augmentent pas ! » relève l'étude du site de comparaison. Certains établissements font payer plus de 70 euros par an de frais de tenue de compte (Banque Palatine, Dupuy de Parseval, Marze, tandis que Milleis ex-Barclays est à 60 euros).
Autre explication de la baisse : la disparition progressive des abonnements aux services d'accès des comptes à distance. Selon l'estimation de Panorabanques, « 97% des Français sont dans une banque qui ne facture pas l'abonnement de gestion de leur compte en ligne », contre 89% en 2018 et 82% en 2017. Seules 14 banques sur 151 font encore payer ces services sur Internet, contre 28 l'an dernier et 49 en 2015. Le Crédit Mutuel (Alliance Fédérale ex-CM11-CIC) a ainsi cessé de faire payer 12 euros par an. La Banque de Savoie (BPCE) est la plus chère avec un abonnement à plus de 51 euros.
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[Prix de l'abonnement des services de banque à distance. Crédit : Panorabanques]
Si des frais disparaissent, de nouveau apparaissent. C'est le cas cette année du service de virement instantané, inauguré en novembre dernier, à l'initiative de la Banque centrale européenne (BCE) : ce paiement exécuté en moins de 10 à 20 secondes (en euros, vers un pays de la zone Sepa) est d'ores et déjà proposé par une poignée de banques, notamment du groupe BPCE (Caisse d'Epargne Île-de-France, Banque Populaire Rives de Paris et la Bred suivra le 1er avril), le CIC, la Société Générale et sa filiale Boursorama, BNP et sa marque Hello bank! (dès le 15 avril).
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Ce service est facturé un euro par opération (et même 5 euros au guichet ou par téléphone chez BNP et l'Ecureil IdF), sauf à la Soc Gen où il est à 80 centimes d'euro et chez Boursorama où il est gratuit.
« En Espagne, cela coûte 1 euro » avait fait valoir Natixis (groupe BPCE) en annonçant le premier le lancement du virement temps réel l'été dernier.
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Des alternatives gratuites existent pourtant, pour le paiement instantané entre particuliers par mobile, que ce soit via l'application Lydia ou Paypal, ou la solution Paylib développée par les banques françaises. Mais de nombreux établissements continuent de facturer entre 6 et 15 euros un virement urgent en zone Sepa, voire plus. A noter : la réception d'un virement instantané est gratuite.
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