Les salaires bridés d'AIG font fuir l'une de ses dirigeantes

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
L'assureur américain AIG a confirmé mercredi la démission d'Anastasia Kelly, directrice juridique, des ressources humaines et de la communication. Selon la presse américaine, quatre autres cadres dirigeants de la société d'assurance ont menacé de démissionner en décembre pour protester contre les limites de rémunération fixée par l'Etat, actionnaire majoritaire du groupe.

L'assureur américain AIG a confirmé mercredi la démission de sa directrice juridique, des ressources humaines et de la communication, Anastasia Kelly, qui devrait toucher 3,8 millions de dollars d'indemnités de départ. "Mme Kelly a démissionné pour une raison valable selon les termes du plan de départ des dirigeants d'AIG, étant donné la réduction de son salaire ordonnée par le représentant spécial du Trésor" explique le communiqué officiel. 

C'est le Wall Street Journal qui avait annoncé ce départ avant sa confirmation. Cinq dirigeants d'AIG, dont Anastasia Kelly, auraient indiqué à leur employeur qu'ils pourraient quitter l'entreprise si leur rémunération était significativement réduite. Le chargé de la rémunération des dirigeants des entreprises aidées par l'Etat, Kenneth Feinberg, dit "le tsar des rémunérations" avait assuré dans la foulée, le 8 décembre, que la limitation légale à 500.000 dollars annuels pourrait ne pas s'appliquer pour une poignée de salariés d'AIG.

L'assureur a été nationalisé à 80% et sauvé de la faillite grâce à des aides fédérales d'un montant d'environ 180 milliards de dollars. Ceci ne l'avait pas empêché de verser en mars dernier quelques 165 millions de dollars en primes à certains de ses cadres, et en décembre d'accorder un supplément de rémunération à l'un de ses dirigeants de 4,3 millions de dollars, accepté par le fameux Kenneth Feinberg.

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