Après une succession de hausses, les indices de Wall Street marquent un temps d’arrêt avant la réunion de la banque centrale américaine du 26 juillet prochain. L’indice Nasdaq doit changer sa pondération pour réduire le poids de ses 7 premières capitalisations, qui font l’essentiel de sa performance. Les investisseurs attendent le verdict des résultats trimestriels avant d’ajuster leurs prévisions.
Wall Street qui rit, l'Europe qui boude : rarement la tonalité des marchés aura été aussi différente d'un continent à l'autre. Les indices boursiers américains ont ainsi ouvert en hausse ce vendredi, mais le Dow Jones s'est finalement légèrement replié après neuf séances consécutives de hausse, proche de sa meilleure progression depuis 2017.
Les Big 7
Le Nasdaq, l'indice des valeurs technologiques, fait également une pause après son spectaculaire parcours de ces derniers mois (+16% en trois mois, + 35% depuis janvier), sa meilleure performance en vingt-cinq ans. Une performance cependant largement concentrée autour de quelques valeurs phares de l'indice, comme Nvidia (+65% en trois mois, +200% depuis janvier), Apple (+17% en trois mois, +50% depuis janvier) ou Tesla (+57% en trois mois, +110% depuis janvier).
D'ailleurs, le Nasdaq devrait ajuster la pondération de son indice la semaine prochaine, pour réduire le poids des 7 plus grosses capitalisations (les « big 7 »), de 56% actuellement à environ 44 %.
« La reprise de cette année semble reposer uniquement sur l'expansion des multiples prix/bénéfices du secteur (les cours ayant beaucoup baissé en 2022, ndlr), et non sur une quelconque augmentation des bénéfices. Nous doutons que les valorisations record actuelles survivent indemnes aux mois à venir si les États-Unis entrent en récession ou si les taux d'intérêt restent plus élevés que prévu », prévient cependant le gestionnaire d'actifs allemand DWS.
L'ampleur de la reprise des marchés américains est en effet à mettre en comparaison à une année 2022 catastrophique. Ce qui pousse également les marchés à la hausse c'est le retour des investisseurs, notamment les particuliers, craignant de « louper » le train de la hausse. Autoalimentant ainsi les cours.
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En Europe, le tableau est moins florissant avec des indices européens à la peine. Le CAC 40 perd 2% sur les trois derniers mois, par rapport il est vrai son pic historique, ce qui réduit son gain depuis le début de l'année à 15%. L'indice Stoxx 600 (600 plus grandes capitalisations européennes) cède près de 1% sur les trois mois et affiche une hausse de près de 10% depuis janvier.