Quel avenir pour l'Eurofighter après l'échec de la fusion EADS-BAE Systems ?

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Une fusion entre EADS et BAE Systems aurait pu permettre à l'Eurofighter de redécoller commercialement et technologiquement. Ce ne sera pas le cas avec l'échec de cette opération. Le problème de l'avion de combat germano-britannique demeure.

L'histoire de la fusion ratée entre BAE Systems et EADS a commencé par des premiers contacts pour évoquer l'avenir de l'avion de combat Eurofighter-Typhoon du consortium Eurofighter GmbH (détenu à 46 % d'EADS, 33 % de BAE Systems et 21 % du groupe italien Finmeccanica). L'échec du Typhoon en Inde était à l'origine des réflexions entre les deux partenaires pour améliorer le fonctionnement du consortium afin de rendre l'Eurofighter plus compétitif en termes de prix, de technologies et d'offre globale. Aujourd'hui, le problème demeure entier pour l'avion de combat germano-britannique. Car cet appareil arrive en bout de production. "Nous devons remettre ce sujet sur le tapis pour que cet avion se vende à nouveau", confirme-t-on chez EADS.

Seuls 472 appareils commandés sur les 620 espérés en 1998

Sur la cible initiale de 620 Eurofighter fixée en 1998 dans un contrat cadre de production par les quatre pays européens clients -Grande-Bretagne (232 exemplaires), Allemagne (180), Italie (121) et Espagne (87)-, seuls 472 ont été commandés dans le cadre de trois tranches, la dernière (tranche 3A) en juillet 2009: Grande-Bretagne (160), Allemagne (143), Italie (96) et Espagne (73). A cela, il faut également rajouter les deux commandes export obtenues par le Typhoon: 72 appareils pour l'Arabie saoudite (contrat Al Salam en 2007) et 15 pour l'Autriche en 2003. Soit au total 559 appareils commandés. Pas sûr que les 148 derniers exemplaires fassent un jour l'objet d'un contrat en bonne et due forme. Ce qui rend d'ailleurs très probable une annulation de la dernière tranche, la 3B (124 appareils).

La dernière tranche (3B) sera-t-elle commandée ?

"Nous n'avions commandé que 143 avions de chasse Eurofighter, nous n'avons pas pris les autres appareils, pour lesquels nous n'avions qu'une option", a expliqué début septembre à "LaTribune.fr", le secrétaire d'Etat à la Défense allemand, Stéphane Beemelmans, qui précisait que l'Allemagne adaptait "les besoins prévus dans le passé à la structure future de la Bundeswehr, ce qui correspond très souvent à une réduction". On imagine mal l'Espagne et l'Italie prendre également de nouvelles commandes vu l'état de leurs finances publiques. D'autant que les armées de l'air des quatre pays clients ont clairement revu le format de leur flotte Eurofighter à la baisse. Ainsi, la Grande-Bretagne a décidé en 2011 d'en rester à 160 appareils (au lieu des 232), l'Italie à 96 (au lieu de 121), l'Allemagne à 140 (au lieu de 180) et enfin l'Espagne à 72 (au lieu de 87).

Fin de la production en 2017 ?

S'agissant des livraisons, à la fin du premier trimestre 2012, 282 Eurofighter avaient été livrés aux quatre pays européens ainsi que 15 à l'armée de l'air autrichienne et 24 à l'Arabie Saoudite. Soit 321 appareils. Pour le consortium, il reste à ce jour, 238 avions à livrer à cinq armées, les quatre chaînes d'assemblage (Manching, Warton, Turin et Getafe) ayant une capacité cumulée de produire 60 avions par an. Avec la réduction des cibles initiales et l'absence de nouvelles commandes export, les quatre pays ont donc décidé en septembre 2011 de ralentir la production des Eurofighter. Alors que 51 et 53 appareils ont été respectivement livrés en 2010 et 2011, il n'est prévu que de livrer 43 Eurofighter en 2012 et 39 en 2013. Le ralentissement de la production fait ainsi gagner deux ans à la fermeture des chaînes d'assemblage. Au lieu d'achever les livraisons de la tranche 3A en 2015, cette décision leur permet de tenir jusqu'en 2017. Sauf si le consortium décroche un contrat significatif à l'export.

L'avion doit évoluer pour gagner à l'export

Mais pour gagner un contrat à l'export, après les claques successives en Suisse (2011), au Japon (2011) et surtout en Inde (janvier 2012), l'avion doit évoluer technologiquement, notamment en devenant enfin un avion multirôle et se doter d'un radar à antennes actives (AESA). Ce qu'il n'est pas tout à fait encore avec une mission air-sol encore trop légère pour pouvoir exister à l'export. Le radar AESA devrait lui entrer en service en 2015. Soit trois ans après celui du Rafale. Mais certains observateurs considèrent cette date comme irréaliste. Pour son armement, l'Eurofighter attend les missiles de croisière Storm Shadow et Taurus en 2015, le missile air-air Meteor et le nouveau missile air-sol Dual Mode Brimstone en 2016. Ce qui semble aussi un calendrier ambitieux.

Quels succès à l'export ?

Avec des efforts sur le prix (notamment par rapport au Rafale) et une technologie plus ambitieuse, l'Eurofighter Typhoon pourrait devenir un concurrent sérieux en Malaisie, en Corée du sud (60 appareils), au Koweït, au Qatar... A Oman, le consortium Eurofighter est en négociations exclusives (12 à 18 appareils). Le contrat pourrait être signé à la fin de l'année mais... ce succès ne changera pas fondamentalement le problème de l'Eurofighter, qui arrive en bout de production.

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a écrit le 14/10/2012 à 14:26 :
L'Eurofighter est mort, et c'est paradoxalement une bonne nouvelle pour l'Europe. Car BAe Systems et EADS, les deux principaux porteurs de ce projet (Finmeccanica y étant un invité), apparaissent pour ce qu'ils sont en matière d'aviation de chasse : un cheval de troie des US pour l'un (l'Eurofigher ne servira plus de paravent au F35) et un mauvais assembleur pour l'autre (l'Eurofighter ne servira plus de cache-misère). Au moins, les choses seront claires : il n'y a qu'un seul opérateur capable de faire des avions de chasse de dernière génération en Europe, et il s'appelle Dassault Aviation. Désormais, l'Europe devrait peut-être lui confier ses programmes si elle veut des outils sérieux, au lieu de les attribuer à des groupes dont le savoir-faire est plus fort en termes de lobbying que d'ingénierie et conception. Mais il faudrait que Dassault en prenne conscience aussi, et ne laisse pas passer l'opportunité d'allier Thales et Finmeccanica... Serge en aura-t-il l'intuition, le courage et l'intelligence ? Car Edelstenne partant, ils sont capables de passer à côté...
Réponse de le 15/10/2012 à 6:47 :
Bonne analyse, Mais dans une interview, Laurent Dassault se disait prêt à coopérer avec Thales, quitte à perdre le leadership du groupe !
Réponse de le 15/10/2012 à 8:24 :
Bonne analyse, dans cette catégorie le Rafale de Dassault est le seul européen encore en lice et son avion est excellent (dans cette catégorie). Mais pour les nouvelles générations de chasseurs, type F35 , les Européens n'ont pas encore d'avion à proposer (les Américains ont une génération d'avance) et on voit mal Dassault y aller seul...
Réponse de le 01/03/2013 à 14:26 :
@YANKEE, sans pour autant être irréaliste. Peut-être que Dassault a déjà pensé à ces générations. Mais on a vu ce que ces avions 5ème géne ont donné. Le Raptor a été un avion hyper-spécialisé. Qui a été peut-être gagnant face au YF23 à cause de pots de vins versés à je ne sais qui, par je ne sais qui. Le F35 un avion qui coûte de plus en plus cher dans son développement. Je ne me fais pas d'idée la dessus. Si Dassault s'était lancé dans un programme tel que le JSF, il ne s'en serait pas mieux sorti que Lockheed! Vu que l'Europe à d'autres choses à faire que de jeter son argent par les fenêtres. Il Fallait mieux une solution raisonnable pour la France. En construisant le Rafale, un avion qui coûtera ben moins cher que le F35 ou que l'Eurofighter. Les industriels français assurent un avenir à l'aéronautique Européenne. En 2040, Dassault, Sagem, Thales auront assez d'argents pour développer un autre avion. "révolutionnaire". Les Américains auront peut-être gâché beaucoup d'argent pour un projet pas très rentable, et trop en avance sur son temps.
a écrit le 13/10/2012 à 18:36 :
Techniquement Eurofighter est dit en plan "canard", il en va de même pour sa gestion et par là de sa rentabilité de fabrication à 4 sites. Mais, cela a été dit plus bas, la question aéronautique et militaire est surtout une histoire de cartel. Les américains ont fournis la technologie -qui n'était pas toujours exactement la leur- aux français, aux anglais en leur temps, aux allemands qui recyclaient leurs ingénieurs Messerschmitt qui n'avaient plus le droit de fabriquer en Allemagne. Pour rester efficacement le gendarme ou plus exactement le capo du monde les Etats-Unis avaient besoin de domination, que nous leur permettions. Il faut comprendre que c'est une affaire "occidentale" avant tout. Ce faisant ils étaient les meilleurs propagateurs de la bulle financière militaire qui nous permettait de vendre autre chose de ce domaine à prix d'or tout en réformant par absorbtion tout l'attirail européen. Encore une fois : Gagnant/gagnant. Ce trend est terminé depuis 2004. Chacun pour soi mais en cartel de partage cette fois. Et l'on sait que l'avion de chasse dont le coût exorbitant est surtout lié à la survie du pilote, n'est plus d'actualité sauf pour le défilé du 14 Juillet ou encore dans quelques pays sous équipés auxquels il permettrait une action mixte. En fait pour ne pas leur vendre d'information satellite militarisée, nous leur vendons des avions à prix réduit. Eurofighter dans sa phase actuelle est d'ailleurs avant tout un passage pour intégrer de futurs programmes militaires. Espagnols et italiens sont en faillite et devront intégrer leur division militaire dans EADS plus encore. Les anglais se retrouvent donc arbitres et voteraient français si... nous leur donnions d'autres avantages en dehors du deal proprement dit. D'ou l'alliance en perspective RR avec Safran et Thalès. Dassault deviendrait le leader technologique et EADS cesserait de fabriquer des avions de combat... le passage vers autre chose se refermerait pour les allemands. C'est pourquoi la fusion en question se fera probablement, elle n'est que reportée de 6 mois qui est le délai de la règlementation anglaise avant de reprendre langue. Berlin voit ce mouvement large avec inquiétude mais sait devoir se plier à l'évidence. Les allemands sont têtus jusqu'au suicidaire et longs dans la prise de décision mais vont vite lorsque c'est fait. Certainement après leurs élections. Ils savent que le temps qui passe ne leur profite pas.
Réponse de le 13/10/2012 à 20:17 :
L'avion de chasse coûte cher, certes, mais tous les pays qui peuvent s'en offrir le font au vu des tensions internationales actuelles. Le Proche-Orient est un poudrière, l'Asie du sud-est et l'Amérique latine s'arment massivement... Gouverner, c'est prévoir !
Réponse de le 14/10/2012 à 20:03 :
Pourquoi faire une fusion avec une société qui pèse 10% de votre chiffre d'affaire.
Pourquoi les français et de surcroit les allemands permettraient une fusion avec une société qui pèse si peu pour leur donner 40% des actions(soit le plus gros actionnaire) et être obligé de ne plus être dans la société.
Pourquoi fusionner avec une société qui doublonne à plus de 80% avec vos propres produits.
Je vois mal l'Allemagne fermer plusieurs entreprises de pointe en échange d'un gros chèque.
Enfin, ce n'est pas parce que les deux plus gros actionnaires Daimler et Lagardère veulent sortire d'EADS que l'on va refiler le bébé aux anglais.
Réponse de le 15/10/2012 à 10:54 :
L'analyse de Corso est assez fouillée. Pour ce que je comprends, tout à fait d'accord sur les 4 sites d'assemblages, c'est absurde, d'autant plus qu'assemblage et technologie ne sont pas nécessairement liés! Tout à fait d'accord sur le fait que espagnols et italiens sont probablement hors course pour un paquet de temps. L'Italie ayant eu la fine idée de s'engager (sans les fonds) sur le F35... Bref, certains schémas vont évoluer. Sur le plan technique jusqu'où peut on dire :"l'avion de chasse dont le coût exorbitant est surtout lié à la survie du pilote"?. Je ne suis pas sur que l'on puisse se passer de pilotes, car un pays doté d'avions modernes est aussi capable de se doter de puissants moyens de brouillage...
a écrit le 13/10/2012 à 15:19 :
Les jeux sont fait, après des années de railleries sur le rafale de la part d'eurofighter et des pays partenaire, le rafale est en train de l'écraser sur tous les points, l'eurofighter est maintenant obsolète et 30% plus cher que le rafale pour des capacités nettement inférieures.
le rafale suit son programme, pas vite, mais de facon continu, ca ouvre la porte de l'export, l'aesa est maintenant livré sur les rafale de production, l'exocet vient d'être qualifié, l'inde achete les 126 rafale, les partenariats franco/indien ont commencés. 69 supplementaires en option, mais ce n'est que l'arbre qui cache la fôret, face à la menace de la chine au tibet, il y en aura bien 600 produit en inde. Hors de question de faire machine arrière, ils n'ont plus le temps pour ca face à une chine qui a multiplier par 3 son aviation militaire face à l'inde.
le T50 ne sera pas prêt avant une quinzaine d'années, les russes vendent aussi bien aux chinois qu'aux indiens, les USA financent et vendent des armes (F16...)) au Pakistan allié de la Chine. La France est le seul pays qui peut assurer un appui d'alliance sur le plan technologique et defense, on a la technologie mais pas d'argent, ils veulent la technologie pour rattraper leur retard et ils ont de l'argent. ca va avoir un apport d'emploi de 40% en France et de 60% en Inde. Les indiens étaient les premier a acheter le M2000, ils sont les premiers à acheter le rafale. la France ne leur a jamais fait faut bon quand ils en ont eu besoin et ils s'en souviennent.
On est sur d'avoir deux contrats export. L'eurofighter, le rafale, le f35 ont besoin de 20 ans de realisation avant d'etre mature. il en sera de meme pour le T50 PAK FA, J20 J21
Réponse de le 13/10/2012 à 16:38 :
+1 !
Par contre, je vous trouve optimiste pour que le F35 arrive à maturité . Tel que le programme est partie, ce ne sera pas 20 ans mais plutôt 30 ans pour que le programme arrive au bout. C'est vrai que cela fait bien 15 ans qu'ils travaillent dessus, donc ils leur restent au moins bien 15 ans pour que nos amis américains finissent par le mettre au point, du moins si ils y arrivent sans qu'il finissent pas couter le prix d'un F22 car d'après le patron de Dassault, les choses sérieuses commencent pour eux...
Réponse de le 15/10/2012 à 8:28 :
Oui, et en en plus, le marché international de l'aviation de chasse militaire est clair: les pays (émergents) veulent de bons avions mais n'ont pas forcément envie de payer trop cher pour avoir le tout dernier cri de la technologie.
Réponse de le 15/10/2012 à 10:56 :
Le F35 arrivera à maturité assez vite, les américains ont pour le moment les budgets et aucun autre programme de secours, donc c'est dit. En revanche, quand, pour quel prix et quelles quantités, c'est une autre affaire...
Réponse de le 15/10/2012 à 18:59 :
tsss ! tsss! les USA estiment la maturité du F35 vers 2023, moi je rajoute 5 ans, c'est maintenant que les ennuis commencent.
c'est assez logique. il entre en phase de deverminage et ca va durer très longtemps vu la complexité du système.
ils n'ont pas regler les problème de fuite et de température, ils en sont encore la. sans compter tous bugs et les faiblesses de structure non résolus. ca promet. :-), le premier F35A prod livre a du revenir prématurement à sa base au bout de quelque minutes de vol pour un problème de fuite de carburant.
Réponse de le 16/10/2012 à 8:57 :
Vu qu'ils travaillent sur le démonstrateur du nouveau rafale depuis 2009 (projet DEDIRA) et INCAS, dans 2 ans, le rafale F4/F5 n'aura rien à envier au F35, ca inquiete considerablement les USA. ca pas qu'on a une tete de brique carré, qu'on est furtif, la furtivité s'exprime de differente facon (reflexion), passive (F35,F22,Rafale,T50,J20), active Rafale, T50, J20 ( neutralisation des ondes em), le successeur du F22 fait les même choix que le rafale, la maitrise de l'environnement électromagnetique pour une neutralisation ciblée, avec les nouveau radar equipe de capteur plus sensible et de l'intelligence, l'avantage de la furtivité passive va disparaitre vers 2020-2025.

On a qu'un très petit apercu de ce qui est en cours. L'inde va booster le programme. Après avoir écraser le fanfaron eurofighter, on va s'occuper du cas du prétentieux F35 qui n'est même pas fichu de voler en dehors des zones d'essai sans avoir de pannes en rafale. Mais le rafale est déjà passer par la, ca a pris 20 ans avant d'arriver enfin à la version d'integration en 2009 qui est le rafale F3. Maintenant, les chose intéressantes vont arriver.

from Air & Cosmos source,
More details about the RCS reduction program, now officialy named DEDIRA (Descreet Rafale Demonstrator), are also revealed by Air and Cosmos : in addition to the INCAS program to improved the SPECTRA suite, the air intake shape could be modified and conformal weapon containers could be used to hide weapons. New RAM technology is also considered. All in all, this looks very much like the "silent Hornet" pack developed by Boeing for the F/A-18E and presented as an operational less expensive alternative to the F-35 full stealth approach.
Réponse de le 01/03/2013 à 14:31 :
Très intéressant comme point de vue.
a écrit le 13/10/2012 à 13:41 :
Bonjour,
Il est important de voir que s?il y a eu échec de la fusion-acquisition de BEA système par EADS, cela vient du fait de la volonté de la GB de diminuer l?influence de l?état Français et Allemand au conseil d?administration de cette entreprise stratégique. Quel devenir pour BEA système, surement un démantèlement par les géants Américain (voulus pas les anglais).
A moins qu?il y ait un constructeur Européen pour acheter cette entreprise quant cela sera à un prix convenable. Ensuit pour EDAS cela ne pause de problème, elle a des commandes et il lui reste à produit des produits vendable à l?exportation. (Drone, Avion de transport de grande capacité). Reste que pour les industries de défense Européenne cela est un nouvelle échec, que se soit dans sont fonctionnement et dans une sanctuarisation des moyens de production.
A méditer comme toujours.
a écrit le 13/10/2012 à 13:27 :
Technologiquement parlant, je ne suis pas persuadé que le rapprochement aurait amélioré beaucoup les problèmes de cet avion. La fusion aurait elle modifiée le comportement des pays du consortium dans leurs volontés de mettre de 'argent dans le pot pour financer les futures évolutions ? Ce n'est pas certain du tout
Le problème de l'eurofighter est aussi purement de conception, qui ne facilite en rien le multi-rôle et l'usage qu'en font les différentes armées (interception et supériorité aérienne) qui ne pousse pas a développer d'autres standards.
a écrit le 13/10/2012 à 12:19 :
au fait c'est pour faire la guerre à qui? tous ces armements....juste pour me dire que le monde est belliqueux alors?
Réponse de le 13/10/2012 à 13:47 :
C'est vrai que nous sommes dans un monde angélique... Je préfère avoir ces armements que ne pas les avoir, cher "jpol normal". Et puis cela contribue à notre diplomatie...
Réponse de le 13/10/2012 à 13:58 :
Bien sur par ce que si les USA n´avaient pas leur arsenbal ( de defense ) , ca fait belle lurette que le Canada ou le Mexique aurait envahi et reconqui les US !!!
Reveillez vous ! on est au 21. eme siecle !!
Réponse de le 13/10/2012 à 19:13 :
pour assurer le train de vie de nos bobos, les 35 heure et la retraite a 60 an mieux vaut une bonne armee quand la chine ou les masses affamées réclameront leur part du gateau ......
Réponse de le 13/10/2012 à 20:22 :
Le Proche-Orient est suffisamment proche de nous pour voir que c'est une poudrière : la Syrie, la Turquie et ses 80 millions d'habitants, l'Egypte et ses coptes chrétiens qui se font massacrer. Et la Tunisie qui roule sur une route incertaine...
Réponse de le 14/10/2012 à 19:44 :
La prochaine guerre arrive à grand pas et plus vite que vous ne le pensez.
Lorsque vous serez au front vous vous rendrez compte de ce que peut faire un Rafale.
a écrit le 13/10/2012 à 11:58 :
Quand on évoque un " Echec" Typhon/Eurofighter malgré tout developpé et fabriqué dans 4 pays Europeens. il serait bon er fairplay de comparer les chiffres avec le "succès" du Rafale ... actuellement vendu a personne hors de la France.
470 Eurofighters commandés contre une centaine de Rafales ( actuellement livrés) je ne vois pas tres bien ou est l´echec .
D´autant plus que - comme chacun le sait - ce type d´armement n´est meme plus necessaire et une depense inutile, a par le fait de faire travailler les gens.
Quand a la superiorté technique du Rafale, c´est avant tout de la propagande commerciale pour essayer de le vendre. De nombreux pilotes ne partagent pas cet avis et affirme le contraire.






Réponse de le 13/10/2012 à 12:14 :
Qui parle d'échec ? En tout cas pas dans cet article où il est question d'interrogations sur l'avenir de l'Eurofighter. C'est un point factuel sur cet avion de combat, point barre. Et il est vrai que l'échec en Inde a fait réfléchir EADS et BAE Systems pour en faire un appareil compétitif. Ni plus, ni moins. Donc pourquoi voulez-vous comparer avec le Rafale ? Factuellement cet avion a gagné tous ses duels face à l'Eurofighter dans les compétitions où ils se sont présentés ensemble. Ce n'est pas un secret de polichinelle...
Réponse de le 13/10/2012 à 12:38 :
Il va falloir mieux vous renseigner avant de donner votre avis sur un sujet que vous ne maitrisez pas. Si le Rafale ne s'est jamais vendue, c'est avant tout pour des raisons politiques car le Rafale a toujours fait face aux avions US dans des marchés verrouillés par les USA (Corée et Singapour), excepté le Maroc mais là on n'a pas voulu vendre à crédit . Sinon pour vous expliquer l'échec du Typhoon, il suffit juste de parler du rapport qualité/prix par rapport au Rafale : le contribuable anglais a payé 66 % plus chère son Typhoon que le contribuable français vis à vis du Rafale alors que le Typhoon est encore loin d'être multi-rôle ! C'est un chiffre donné par la cour des comptes brittaniques ! Quand à la "légendaire" supériorité technique du rafale d'après vous, dans ce cas, vous insinuez que tout les militaires suisses, indiens, brésiliens, coréens ont été corrompus par Dassault car toute ces nations ont mis le Rafale devant le Typhoon lors des évaluations techniques !
Réponse de le 01/03/2013 à 14:40 :
@Ventrachoux. "470 Eurofighters commandés contre une centaine de Rafales ( actuellement livrés)je ne vois pas tres bien où est l´echec"... Vous l'avez dit vous même! L'Eurofighter a été développé par 4 Pays différents! Il semble évident, que l'Eurofighter a été commandé par ces 4 pays! N'essayez pas de faire le "pragmatique". Car vous avez omis nombre de détails. Des omissions que j'accorde aussi bien à l'ignorance technique qu'à la mauvaise foi.
a écrit le 13/10/2012 à 10:20 :
Nous payons les erreurs stratégiques du passé. Il n'y avait clairement pas la place pour 2 avions de combats européens Rafale + Eurofighter, ni sur le marché intérieur européen, ni à l'export. Les protagonistes ont eu à choisir entre une stratégie gagnant/gagnant et une autre perdant/perdant. Ce qui paraissait évident aux yeux de tous s'est simplement réalisé, concrétisé dans les faits. Tôt où tard, ce type d'erreur se paye cash ...
Réponse de le 13/10/2012 à 13:16 :
Si les européens avait fait un seul avion de combat, cela n'aurait nullement fait une garantie qu'il se vende à l?étranger.
Dans ce cas, les indiens auraient surement acheté autre chose chez les américains ou russes au lieu du rafale.
Réponse de le 01/03/2013 à 14:44 :
Il fallait choisir entre le Rafale ou l'Eurofighter. Mais pas les deux en même temps. Regardez l'exemple du YF23 et du YF22. L'un s'est "sacrifié" pour ne pas gêner le développement de l'autre.
a écrit le 13/10/2012 à 9:37 :
En bout de production en 2017, avec les dernières améliorations techniques indispensables pour l'export qui arriveront en 2015, 2016 selon un programme très ambitieux et il faut espérer avec un budget déjà validé car en valider de nouveaux avec l'Espagne et l'Italie cela va être très très très dur , (a moins que l'Allemagne ne compense ce qu'elle ne fait jamais) . Avec un peu de chance il arrivera en fin de développement (identique au Rafale) après que la chaine de production se soit arrêtée ...
Réponse de le 15/10/2012 à 10:59 :
ces améliorations sont indispensables autant pour les pays membres, que pour l'export! Les pays européens n'en commanderont pas plus pour les raisons que vous évoquez et le RU est partie prenante au F35 et manque aussi de budget... Bien sur, on peut brader les fins de série sur la marché export (cela à aider le Rafale)!

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