Rafale : Paris accroît l'attractivité à l'export de l'avion de combat de Dassault

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La Direction générale de l'armement a notifié à Thales un contrat de levée de risques pour le développement du Pod de désignation laser de nouvelle génération (PDL-NG) du Rafale. Une capacité clé pour l'avion de combat de Dassault Aviation.

Le Rafale s'offre une nouvelle technologie de pointe. A la fin de l'année 2012, la Direction générale de l'armement (DGA) a notifié à Thales "un contrat de levée de risques pour le développement du Pod de désignation laser de nouvelle génération (PDL-NG) du Rafale", a-t-elle annoncé lundi soir. Une technologie clé pour l'avion de combat de Dassault Aviation. D'un montant de 55 millions d'euros, ce contrat permet "de maintenir les compétences critiques nécessaires à la préparation de cette capacité", a précisé la DGA. Selon le site des echos.fr, qui a révélé lundi ce contrat, la DGA doit notifier, fin 2013 une tranche supplémentaire de 115 millions d'euros.

Selon le magazine "Air et Cosmos", ce premier contrat couvre un peu plus de 10 % de la valeur totale prévue pour le programme PDL NG ; celui-ci prévoit en effet le développement et l'achat de 45 nacelles, pour un montant total qui devrait avoisiner les 450 millions d'euros. Le système ne doit pas être opérationnel avant 2018 sur les Rafale au standard F3-R et Mirage 2000D ; les livraisons pourraient s'étaler jusqu'en 2022. Successeur de la nacelle de désignation de cibles "Damocles" actuellement en service, le PDL-NG vise à doter les armées françaises d'une capacité clé d'ici à cinq ans et à renforcer l'attractivité de l'offre française dans le domaine des systèmes aéronautiques militaires. Plusieurs pays sont intéressés par le Rafale. A commencer par l'Inde qui est en négociations exclusives depuis le début 2012, les Emirats Arabes Unis, qui ont engagé une nouvelle séance de discussions avec Paris.

Le radar AESA, un plus pour le Rafale

Progressivement, le Rafale arrive à maturité. En septembre, Dassault Aviation et Thales avaient livré à la DGA, le Rafale C137, le premier chasseur européen doté d'un radar à antenne active, le fameux RBE2 AESA. Ce radar est censé lui aussi accroître les chances de l'avion de combat à l'export. Car  le radar RBE2 est ce qui se fait de mieux en Europe, selon les spécialistes. Hormis les Etats-Unis qui ont équipé de radars à antenne active le F-22, le F-18 et le F-15C Eagle, la France est seul autre le pays à savoir développer ce type de radar. En combat aérien, le RBE2 est capable de poursuivre 40 avions et d'en engager 8 en même temps. Le balayage électronique permet d'assurer simultanément le suivi du terrain et la détection de cibles terrestres ou navales.

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a écrit le 01/02/2013 à 12:58 :
Sans ce radar AESA , impossible de reperer les Taliban et les Moujahedins dans leur Pick up Toyota !
Réponse de le 01/02/2013 à 13:29 :
James a répondu le 29/01/2013 à 19:39:
a écrit le 30/01/2013 à 7:05 :
"Hormis les Etats-Unis qui ont équipé de radars à antenne active le F-22, le F-18 et le F-15C Eagle, la France est seul autre le pays à savoir développer ce type de radar."

le japon aussi (et depuis 2000) et pour la technologie AESA (autre qu'embarqué sur chasseur), je pense qu'on peut inclure Selex, la Chine, la Russie...

l'eurpoe n'est pas en avance... même plutôt en retard... merci les politiques.
Réponse de le 31/01/2013 à 11:09 :
Seuls le américains et maintenant la FRANCE maitrisent la technologie AESA antenne active en conditions opérationnelles. Si les autres pays n'en font pas état c'est qu'ils ne la possèdent pas. Sinon reste les effets d'annonce.
a écrit le 29/01/2013 à 13:32 :
c'est faux. EADS à Ulm est bien capable de développer un radar AESA. Avec Thales Cassidian et Marconi sont à la pointe de la technologie radar en Europe. les premiers prototypes chez Cassidian ont déjà été testés. juste pour votre onfo. vous êtes le journaliste.
Mr. Cabirol, d'où sortez-vous ces désinformations? et dans quel interêt?
Réponse de le 29/01/2013 à 13:50 :
Le Rafale a un radar AESA, l'Eurofighter attend le développement d'un radar AESA. C'est un peu différent, non ? Attendons de voir si les Etats partenaires du programme Eurofighter paieront ce développement. A suivre
Réponse de le 29/01/2013 à 14:38 :
la différence c'est que le radar Aesa de thales est livré au client. De plus, Cassidian n'a pas de radar Aesa "air" puisque pour l'eurofighter comme pour le gripen celui ci est fabriqué par Selex.... Et il vient à peine de rentrer en test. Bref Thales et le Rafale sont bein plus en avance!
Réponse de le 29/01/2013 à 17:16 :
C'est vous qui de la désinformation en prétendant que l'Eurofighter a un radar aussi évolué que le Rafale...Dans quel intérêt?
Réponse de le 29/01/2013 à 19:51 :
Le radar actuel de l'Eurofighter est à antenne mécanique comme un M2000-9 et ne possède que le mode air-air, et effectivement il "voit" plus loin que le PESA du Rafale, la raison est que ce dernier a été conçu avec 2 modes air-air et air-sol (suivi de terrain) et malgré qu'il ait une antenne à balayage électronique (pas de pièces mobiles), la techno à l'époque ne permettait pas d'obtenir un niveau excellent en mode air-air. C'est désormais corrigé avec l'AESA.
Réponse de le 10/04/2013 à 12:36 :
un anglo saxon( menteur on le savait ) frustre , votre coucou c est un belle merde que l on refourgue a coups de pot de vin ( mais pas de bordeaux) ^^ . les duel ont parlées
a écrit le 29/01/2013 à 13:26 :
"En combat aérien, le RBE2 est capable de poursuivre 40 avions et d'en engager 8 en même temps." Et combien de pickup Toyota ?
Réponse de le 29/01/2013 à 19:39 :
Il ne faut pas confondre cible volante et terrestre. La fonction air/sol d'un radar d'avion de chasse permet le suivi de terrain quand l'avion fait du TBA (Très Basse Altitude) mais pas pour suivre une cible, c'est le rôle des pods (Damoclès ou Sniper).
a écrit le 29/01/2013 à 12:12 :
Allez, il faut maintenant transformer l'essai.
a écrit le 29/01/2013 à 11:43 :
Exporter cette technologie ok, mais j'espère qu'on ne va pas la brader et faire un transfert de technologie juste pour quelques contrats. Faut être ferme comme les Américains: oui à la vente de matériel mais non au transfert de technologie.
Réponse de le 29/01/2013 à 12:39 :
Donc il y a de la concurrence.

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