Avec l'A330neo et l'A320neo, Airbus fait le show à Farnborough

 |   |  1142  mots
(Crédits : reuters.com)
Après un lundi déjà riche en commandes, Airbus a frappé fort au deuxième jour du salon aéronautique de Farnborough en plaçant 80 A330neo et plus de 150 A320neo.

Les commandes d'avions pleuvent au salon aéronautique de Farnborough, près de Londres, qui a ouvert ses portes ce lundi. Airbus a reçu un grand nombre de commandes ce mardi, notamment des A330neo et A320neo.

105 A330neo pour Airbus

Les ventes d'A330neo démarrent sur des chapeaux de roues. Après avoir lancé la remotorisation de l'A330 ce lundi, Airbus a signé dans la foulée avec la société de location américaine Air Lease Corporation (ALC) un protocole d'accord pour la vente de 25 A330 remotorisés. Ce mardi, les loueurs CIT et Avolon se sont engagés sur 15 exemplaires chacun tandis qu'Air Asia X, la filiale long-courrier de la low-cost malaisienne Air Asia (Richard Branson est également actionnaire) a signé une lettre d'intention pour acheter 50 A330-900neo d'une valeur de 13,75 milliards de dollars au prix catalogue. CIT a également commandé 4 A321.

Plus de 3.000 A320neo

Toujours ce mardi, BOC Aviation, filiale de leasing de Bank of China, a annoncé avoir commandé 43 Airbus de la famille A320, un contrat de plus de 4,1 milliards de dollars au prix catalogue. Dans le détail, BOC a acheté sept A320neo (version remotorisée) et 36 Airbus A320 et A321 non remotorisés.

La société de location SMBC Aviation Capital, filiale de la banque japonaise Sumitomo Mitsui, a elle aussi annoncé une grosse commande : 115 Airbus, dont 110 A320neo et 5 A320, pour une valeur catalogue de 11,7 milliards de dollars.

Lundi, ALC avait commandé 60 A321neo d'une valeur de 7,2 milliards de dollars, tandis qu'AerCap avait confirmé une commande pour 50 avions de la famille A320neo. IAG (British Airways, Iberia, Vueling) en a commandé 20 exemplaires supplémentaires.

Avec ces commandes, Airbus totalise plus de 3.000 commandes fermes pour l'A320neo, lancé fin 2010. A deux mois de son premier vol d'essai (pour une mise en service en 2015), la performance est exceptionnelle.

Des 787-9 pour Boeing

 Boieng n'est pas en reste. Ce mardi la société de location d'avions, CIT, a commandé dix long-courriers 787-9 Dreamliner d'une valeur de 2,5 milliards de dollars au prix catalogue. Air Lease Corporation (ALC) a, de son côté, commandé six long-courriers 777-300ER et levé des options et confirmé des commandes pour 20 moyen-courriers remotorisés 737 Max 8. Le contrat atteint un total de 3,9 milliards de dollars au prix catalogue purement indicatif.

La société de leasing Intrepid Aviation a quant à elle commandé six Boeing 777-300ER pour un prix catalogue de 1,9 milliard de dollars et pris des options pour quatre appareils supplémentaires. La commande atteindrait plus de 3,2 milliards de dollars au prcatalogue en cas d'exercice des options.

Après avoir finalisé la semaine dernière une énorme commande de 150 B777X avec Emirates, le constructeur américain a signé lundi un protocole d'accord avec la compagnie à bas coûts britannique Monarch Airlines portant sur l'acquisition de 30 moyen-courriers remotorisés 737 MAX 8 d'une valeur totale de 3,1 milliards de dollars au prix catalogue. Un contrat assorti de 15 options.

Le B737-8 MAX a également séduit la compagnie privée chinoise Okay Airways qui en a commandé six exemplaires et quatre 737-800 dans leur version classique. Le prix catalogue indicatif pour cette commande atteint 980 millions de dollars, a précisé Boeing. La compagnie chinoise va également convertir cinq 737-800 d'une commande précédente en 737-900ER ("extended range").

De son côté, le loueur d'avions irlandais Avolon a annoncé une intention d'achat pour six long-courriers Boeing 787-9 Dreamliners ainsi que pour cinq moyen-courriers 737 Max 9 supplémentaires. Le tout pour un prix catalogue dépassant les 2 milliards de dollars, selon Boeing.

Bombardier, les contrats de l'espoir pour le C-Series

Le constructeur canadien Bombardier a annoncé lundi, au salon de Farnborough, une série de contrats et d'engagements de commandes portant sur son futur moyen-courrier CSeries d'une valeur potentielle de près de deux milliards de dollars. C'est une bonne nouvelle pour cet appareil, qui doit entrer en service fin 2015 mais dont les essais en vol sont suspendus depuis fin mai après un incident sur un moteur.

Falcon Aviation Services LLC, d'Abou Dhabi, a signé un contrat ferme pour l'achat de deux avions de ligne CS300, d'une valeur de quelque 153,6 millions de dollars au prix catalogue. De son côté, la compagnie jordanienne Petra Airlines a signé une lettre d'intention en vue d'acquérir jusqu'à quatre avions de ligne CS100 et CS300, soit un potentiel de commandes de 298,4 millions de dollars. Bombardier a en outre signé avec la compagnie chinoise Loong Airlines une lettre d'intention d'achat de 20 avions CS100, d'une valeur, au prix catalogue, d'environ 1,28 milliard de dollars.

Bombardier Aéronautique a par ailleurs révélé que la compagnie lettone Air était le client non identifié de la commande qui avait converti trois options en commandes fermes sur le contrat initial signé en février 2014.

ATR, record de ventes au premier semestre

Coentreprise d'Airbus et de l'italien Finmeccanica, ATR a quant à lui enregistré une commande ferme du loueur danois Nordic Aviation Capital (NAC) pour 25 ATR 42-600 assortie de 50 options supplémentaires. Le tout représentant une valeur totale de 1,55 milliard de dollars. Avec cette nouvelle commande, NAC demeure le plus grand client d'ATR. Le constructeur européen d'avions régionaux à turbopropulseurs a par ailleurs annoncé avoir reçu 144 commandes fermes depuis le début de l'année. Ce chiffre représente un "nouveau record de ventes" sur un premier semestre pour le constructeur, 

Azul commande des Embraer

Le constructeur brésilien Embraer a, quant à lui, annoncé avoir conclu avec le groupe américain Trans States Holdings une commande ferme de 50 jets régionaux remotorisés E175-E2 d'une valeur totale de 2,4 milliards de dollars. Le contrat est assorti d'une option d'achat de 50 exemplaires supplémentaires. Trans States est la maison mère des compagnies américaines de transport régional Trans States Airlines, Compass Airlines and GoJet Airlines. Les premières livraisons débuteront en juin 2020, a précisé Embraer    

Ce mardi, la compagnie brésilienne Azul a signé une lettre d'intention portant sur une commande ferme de 30 jets régionaux E195-E2 et a pris une option sur vingt exemplaires supplémentaires. Le contrat doit être finalisé au dernier trimestre. Il est estimé à 3,1 milliards de dollars, options comprises. Azul devient la compagnie de lancement pour cet avion.

Six MRJ90 vendus pour Mitsubishi

Enfin, Mitsubishi a annoncé avoir reçu mercredi une commande de six avions régionaux MRJ90 (et 4 options) de la part de la compagnie birmane Air Mandalay Limited (AML). Le groupe japonais avait signé lundi une lettre d'intention avec la compagnie américaine Eastern Air Lines portant sur une commande ferme de 20 avions MRJ90 avec 20 options supplémentaires. Jusqu'à présent, 325 MRJ ont été commandés, options incluses : 25 par All Nippon Airways, 100 par Trans States Holdings et 200 par SkyWest.

Mitsubishi prévoit d'effectuer le premier vol à l'été 2015, avec deux ans de retard sur le calendrier initial.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 16/07/2014 à 6:59 :
@pape001001 3000 commandes fermes d'A320 neo ce ne sont ni des MOU ni des LOI.
Réponse de le 16/07/2014 à 8:57 :
Je ne comprends pas ce que tu veux dire, si tu veux dire quelque chose par ailleurs...
a écrit le 16/07/2014 à 3:24 :
Un petit coup sur le pare brise, deux nouveaux moteurs et hop airbus nous sort un avion tout neuf.... Comme quoi faire du neuf avec du vieux, ça semble être la seule R&D qui fonctionne en France.
Réponse de le 16/07/2014 à 8:58 :
Non, il n'y a pas que cela qui fonctionne en France, les commentaires French bashing comme le tient marchent très bien aussi....sans apporter grand chose
Réponse de le 16/07/2014 à 10:05 :
Il serait parfaitement idiot de faire un trait sur d'excellents appareils qui une fois modernisés retrouvent une nouvelle jeunesse et répondent aux besoins du marché. Boeing a fait pareil avec son long courrier le B 777. Comme quoi il n'y a pas qu'en France....
Réponse de le 16/07/2014 à 13:49 :
De nouvelles ailes aussi ;)
Réponse de le 17/07/2014 à 3:40 :
Lachcor, apportez au moins quelque chose dans vos commentaires avant de critiquer. Ici, vous passez pour un pauvre petit pleurnichard. Peut être une petite main d'Airbus qui se rend compte que son entreprise est sur la mauvaise pente.
a écrit le 15/07/2014 à 23:23 :
Pour Boeing, on parle de commande. Pour Airbus, on parle de protocole d'accord et de lettre d'intention. Protocole d'accord n'est pas une commande mais un ensemble de données en vue d'un accord éventuel. En clair, les clients disent à Airbus, faites et on en reparlera.
Réponse de le 16/07/2014 à 8:55 :
relis bien l'article.....Une fois il est dit lettre d'intention pour le reste on parle de commande. Qu'est ce qui motive cet anti Airbus primaire?
Réponse de le 16/07/2014 à 10:45 :
Arretez votre éternelle pleurnicherie que le petit adorable Airbus est une pauvre victime des méchants lecteurs qui n'aiment pas le gentil mignon Airbus... bouh.
Réponse de le 16/07/2014 à 13:51 :
Fabrique des longs courriers pleins de problèmes, allé un eu d'anti boeing ;)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :