Aéronautique civile : les cinq grands défis d'Airbus pour réussir 2022 et au-delà
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Airbus doit concrétiser en 2022 après une année 2021 de transition.
REGIS DUVIGNAU
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Airbus doit concrétiser en 2022 après une année 2021 de transition.
REGIS DUVIGNAU
Après avoir subi la crise, brutale, de 2020, Airbus va mieux au terme d'une "année de transition" avec "des signes forts de reprise post-pandémie", des mots même de son directeur commercial Christian Scherer. La signature de 771 commandes brutes sur l'année, malgré un contexte encore incertain pour le transport aérien, illustre ainsi une véritable dynamique avec deux fois plus de ventes qu'en 2020. Si cela reste encore loin des niveaux d'avant crise et que 264 annulations sont quelque peu venues ternir le bilan, ces résultats viennent tout de même appuyer la stratégie de remontée en cadence impulsée par Guillaume Faury, président exécutif du constructeur européen. Si tout n'a pas été facile avec un travail intense jusqu'à la dernière minute, l'objectif de 600 livraisons fixé en juillet a été atteint et même dépassé avec 611 appareils. La partie n'est pas gagnée pour autant pour Airbus, qui doit désormais confirmer sa remontée en puissance au cours d'une année 2022 encore très exigeante.
Le principal objectif d'Airbus sera sans aucun doute de poursuivre la hausse de cadence de production impulsée l'an dernier, après avoir coupé sa production d'un tiers en 2020 pour faire face à la crise. Fort d'un carnet de commandes de plus de 5.800 exemplaires, la famille A320 NEO est bien sûr au cœur de cet enjeu. Lors de l'annonce des résultats de livraisons et de commandes, Guillaume Faury a confirmé l'objectif d'atteindre 65 appareils produits par mois d'ici mi-2023.
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Cela correspond à peu près au niveau prévu en 2020, si la crise n'avait pas eu lieu, avec une chaîne d'approvisionnement et un outil industriel déjà dimensionnés pour y arriver. Pour autant, l'accélération ne se fait pas sans heurts, comme ce fut le cas à la sortie de l'été dernier. S'il a été déçu par les livraisons à cette période, Guillaume Faury insiste sur le fait que le retard a été rattrapé sur la fin de l'année : "les problèmes que nous avions à l'époque, au début de la montée en puissance, sont pour la plupart derrière nous."
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