Fort de ses succès à Dubaï mais aussi d'un niveau d'annulations plus faible que prévu pendant la crise, Guillaume Faury est confiant vis-à-vis de la remontée en puissance d'Airbus annoncée au printemps dernier. Rencontré lors du salon, alors que la menace d'une cinquième vague épidémique forte n'était pas encore aussi marquée qu'aujourd'hui, le président exécutif du constructeur européen a déclaré être « dans un scénario de reprise qui n'est pas très différent de ce que nous avions imaginé et qui confirme que la valeur du carnet de commandes et la valeur de l'accès aux productions d'avions est très importante pour les grands acteurs de l'aérien. »
Après avoir subi le plus fort de la crise pendant 18 mois, Guillaume Faury estime qu'il est tant de repartir de l'avant et de se projeter à nouveau vers l'avenir. Un sentiment renforcé lors de ce salon, où les clients se sont engagés sur des commandes pour des livraisons à moyen terme. « Nous continuons à ajouter des avions à notre carnet de commandes pour la deuxième moitié de la décennie. C'est très bien, cela donne de la profondeur, de la visibilité. C'est exactement ce que nous recherchons dans la période actuelle », s'est-il ainsi réjouit.
Ce discours, également décliné par bribes au cours des différentes annonces du salon, vise clairement à apaiser les inquiétudes des sous-traitants. Celles-ci se sont multipliées depuis mai dernier et l'annonce par Airbus d'une remontée en cadence très rapide. L'avionneur européen vise 65 appareils par mois d'ici mi-2023 et veut aller plus loin : en dépit d'une crise encore prégnante, il a relancé ses études pour monter à la cadence 70 d'ici 2024, puis à la cadence 75 d'ici 2025. Soit, la production de 900 avions par an.