Pour le consortium Eurofighter (Airbus, BAE Systems et Leonardo), un contrat semble en vue pour l'acquisition de 24 Typhoon par le Qatar. C'est ce qu'a expliqué mardi le directeur directeur général de BAE Systems Military Air & Information, Chris Boardman au Parlement britannique, selon le magazine américain Defense News. Interrogé, un porte-parole de BAE Systems a estimé qu'une signature pourrait avoir lieu à la mi-décembre, bien qu'il n'y ait actuellement aucun engagement sur une date.
En septembre, le Qatar avait signé un accord pour l'achat à la Grande-Bretagne de 24 avions de chasse Typhoon, le deuxième grand contrat conclu par Doha depuis le début en juin de la crise diplomatique qui l'oppose à ses voisins. Le ministre d'Etat à la Défense qatari Khaled ben Mohamed al-Attiya et son homologue britannique Michael Fallon ont signé à Doha une "déclaration d'intention" pour la vente de ces avions, selon un communiqué publié par le gouvernement britannique sur son site web.
L'ambassadeur britannique au Qatar, Ajay Sharma, a évoqué sur Twitter un "pas important" dans les relations bilatérales. Aucune annonce officielle n'avait été faite par Doha.
En juin, le Qatar avait signé avec les Etats-Unis un accord de 12 milliards de dollars (10 milliards d'euros) pour l'achat d'avions de combat F-15. Le Pentagone n'avait pas livré de détails sur la vente qui, selon Bloomberg, concernerait 36 appareils. Le Qatar avait également avait signé en 2016 pour l'achat à la France de 24 avions de combat Rafale (6,3 milliards d'euros).
À lire également
L'accord de juin avec la Grande-Bretagne arrivait à un moment crucial pour le Qatar. Le 5 juin, dix jours avant l'annonce du contrat avec Washington, l'Arabie saoudite, les Émirats Arabes Unis, Bahreïn et l'Égypte avaient rompu leurs relations avec Doha et lui ont imposé des sanctions économiques (arrêt des liaisons aériennes, maritimes et terrestres). Ils l'accusent de soutenir des groupes islamistes radicaux mais le Qatar rejette ces accusations et accuse ses détracteurs d'empiéter sur sa souveraineté.
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie