Coopérations dans la défense : comment l'Allemagne s'éloigne de la France
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Prononcé lundi à Prague, le discours du chancelier allemand est doublement important pour la défense européenne. Important pour ce qu'Olaf Scholz propose mais aussi tout aussi important - sinon plus - sur ce qu'il ne dit pas (volontairement ?). Le chancelier appelle à une rationalisation des acquisitions d'armement en Europe. « Nous avons besoin d'une meilleure synergie en Europe en ce qui concerne nos capacités de défense. Nous devons renforcer notre interopérabilité », a-t-il expliqué à Prague. Pourquoi ? « Par rapport aux États-Unis, il y a beaucoup plus de systèmes d'armes différents dans l'UE. C'est inefficace, car cela signifie que nos troupes doivent s'entraîner sur des systèmes différents. L'entretien et les réparations sont également plus coûteux et difficiles », a-t-il précisé.
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Les outils pour mettre en musique cette rationalisation existent déjà comme l'Agence européenne de défense (AED), le Fonds de défense (FED), qui a pris son envol cette année, et surtout l'OCCAr (Organisation conjointe de coopération en matière d'armement) appelé, selon les vœux d'Olaf Scholz à « devenir le noyau d'une Europe de la défense et de l'armement communs ». Mais le chancelier allemand souhaite également aller plus loin dans la coordination de la politique de défense des États membres. « Nous avons besoin d'un Conseil des ministres de la défense » pour développer et mettre en œuvre « une coordination encore plus étroite au niveau européen ». Ce vœu englobe aussi le niveau opérationnel. Ce qui est une vraie évolution de Berlin, qui depuis la guerre en Ukraine fait tomber les tabous.
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