Exportations, les armes de la discorde entre Paris et Berlin
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MBDA Meteor Eurofighter Arabie Saoudite Allemagne exportation
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Entre la France et l'Allemagne, il y a un problème. Et un gros, qui est en outre très difficile à résoudre rapidement et sans entraver la souveraineté des deux pays : le dossier des exportations d'armements. Car Paris et Berlin ont décidé de se lancer dans deux très grands programmes majeurs en coopération - le SCAF (Système de combat aérien du futur) et MGCS (Main ground combat system) - qui ont vocation à être exportés, y compris dans les pays du Golfe. "Tout le monde sait que ce n'est pas possible de s'engager dans des programmes aussi importants et ambitieux si c'est pour la seule satisfaction de nos armées nationales", a répondu à La Tribune la ministre des Armées, Florence Parly, lors d'une visite du site de Safran à Gennevilliers. Soit mais à ses côtés, son homologue Ursula von der Leyen est restée mutique. Ce sujet "mérite d'être clarifié", a pourtant souligné à La Tribune le député LREM, Thomas Gassilloud, également rapporteur du budget de l'armée de Terre.
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Depuis plusieurs années, l'Allemagne bloque de temps en temps au gré des humeurs des coalitions au pouvoir, des licences d'exportation de composants civils et militaires faisant partie de programmes franco-allemands à destination de certains pays du Golfe. Notamment vers l'Arabie Saoudite. Mais depuis l'affaire du journaliste Jamal Khashoggi assassiné dans un consulat saoudien en Turquie par des officiels du Royaume wahhabite, l'Allemagne a passé un nouveau cap. Elle a décidé d'arrêter de manière unilatérale et sans consultation les exportations d'armements vers l'Arabie Saoudite... tout en continuant pourtant à livrer les armes déjà achetées par Ryad. Et ce contrairement à la France qui a décidé de poursuivre son commerce avec l'Arabie Saoudite. "C'est de la pure démagogie de dire "il faut arrêter de vendre des armes", ça n'a rien à voir avec l'affaire Khashoggi", avait expliqué Emmanuel Macron, taclant ainsi la décision d'Angela Merkel. Une position courageuse qui a beaucoup fait couler d'encre. Au final, la France et l'Allemagne n'ont aujourd'hui pas la même vision sur ce dossier éminemment politique.
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