"L’Homme aura besoin de l'IA pour réagir de manière éclairée" (Florence Parly)

La ministre des Armées Florence Parly.
GONZALO FUENTES

La ministre des Armées Florence Parly.
GONZALO FUENTES
La Défense est plus que jamais touchée par les transitions numériques, et la course à l'armement se fait désormais également du côté de l'intelligence artificielle. La ministre des Armées Florence Parly en a fait un de ses principaux cheval de bataille, avec la création l'an dernier d'une Agence de l'innovation dotée d'un budget de 100 millions d'euros par an. A l'occasion de sa prise de parole au Paris Air Forum, la ministre a précisé qu'elle annoncerait le futur plan de l'armée française dès lundi prochain.
Les technologies poussent l'armement à de nouvelles limites : on parle de cyberdéfense, de cyberoffensive, de drones ou encore d'équipements toujours plus connectés.
Thales ou Atos se sont positionnés sur ce nouveau marché. Et la ministre se projette déjà dans l'avenir : "Demain nous engageront des systèmes d'armes connectées dans un combat collaboratif." Mais qui dit intelligence artificielle dit données. Plus les données récoltées sont qualitatives et nombreuses, plus l'IA a de chances d'exceller dans ses tâche. C'est pourquoi la ministre encourage les acteurs de la Défense à collaborer. C'est par exemple le cas de l'initiative Man Machine Teaming, financé par la Direction Générale de l'Armement (DGA) mais animé par Dassault aviation et Thales. Ce projet s'inscrit dans le programme de système de combat aérien futur (SCAF). Il a pour objectif de développer un système aérien cognitif, dans lesquels tous les appareils généreraient et partageraient leurs données pour optimiser diverses tâches.
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Pour y parvenir, la France va également s'appuyer sur une stratégie d'intelligence artificielle commune avec l'Allemagne et l'Espagne, dont les détails seront également communiqué à l'ouverture du salon du Bourget. La ministre appelle ainsi à l'ouverture aux autres acteurs, aux autres pays, mais aussi au civil. "L'innovation est tirée par le secteur civil et marchand. Notre industrie de défense doit donc s'y adapter et capter les technologies les plus prometteuses", a-t-elle conclu.