La Nasa envoie une sonde à 800 millions de dollars près d'un astéroïde

La Nasa a envoyé sa sonde Osiris-Rex vers l'astéroïde Bennu pour une mission de sept ans. Elle devrait ramener une quantité record d'échantillons sur Terre.
Grégoire Normand
La sonde Osiris-Rex à l'approche de l'astéroïde Bennu devrai revenir sur terre dans sept ans pour rapporter des échantillons afin d'aider à la compréhension du système solaire.
La sonde Osiris-Rex à l'approche de l'astéroïde Bennu devrai revenir sur terre dans sept ans pour rapporter des échantillons afin d'aider à la compréhension du système solaire. (Crédits : NASA/GSFC/ Wikimédia Commons/ CC)

Une fusée Atlas a décollé dans la nuit de jeudi à vendredi à Cap Canaveral en Floride avec à son bord la sonde robotisée Osiris-Rex*. Selon la Nasa qui a publié un communiqué à cette occasion, cette mission pourrait "révolutionner notre compréhension du système solaire entier."

Après deux ans de voyage, l'objectif est que la sonde se mette en orbite autour de l'astéroïde Bennu qui fait 500 mètres de diamètre. Si l'opération se passe bien, elle devrait aspirer des échantillons et faire son retour sur terre en 2023. Les scientifiques espèrent récolter au moins 60 grammes de matière. La mission Osiris-Rex sera la première mission américaine à ramener des prélèvements depuis un astéroïde sur la terre et la plus importante quantité depuis les missions lunaires de l'ère Apollo.

D'après les chercheurs qui ont travaillé sur le projet, on devrait retrouver du carbone aussi vieux que le système solaire, soit 4,5 milliards d'années. Ce type d'astéroïde contient également des molécules organiques, des acides aminés qui pourraient être des signes précurseurs de la vie sur terre. Le corps céleste suscite également l'intérêt des scientifiques en raison d'une hypothèse : vérifier si l'eau de la Terre n'aurait pas été apportée par des astéroïdes et non par des comètes comme le rappelle Sciences et avenir. Depuis la mission Rosetta, les chercheurs savent que des comètes telles que Tchouri n'ont pas apporté d'eau sur notre planète.

Cet astéroïde intéresse également les chercheurs en raison des risques de collision avec la terre. Selon la Nasa, Bennu s'approche de la Terre tous les six ans et serait considéré comme "potentiellement dangereux".

De nombreux instruments

La sonde est équipée de nombreux outils pour accomplir sa mission. L'un des plus importants est le collecteur d'échantillons nommé Tagsam, qui sera fixé au bout d'un bras articulé de trois mètres. L'appareil est également doté d'une caméra thermique qui devrait mesurer la chaleur émise par l'astéroïde. Enfin, la sonde est équipée d'un altimètre canadien financé par l'agence spatiale canadienne (ASC). Ce système de haute technologie compte environ 4000 pièces mécaniques, 3000 composants électriques et consomme moins d'énergie électrique qu'une ampoule de 75 watts selon un communiqué de l'agence. Cet instrument produit des cartes en 3D de toute la surface de l'astéroïde pour aider les scientifiques à choisir l'endroit idéal où sera recueilli les échantillons. En échange de cette contribution, le Canada disposera d'une partie du prélèvement. Du côté de la France, quatre chercheurs sont membres de l'équipe scientifique et sont soutenus par le Cnes.

Avant de pouvoir examiner les échantillons sur terre, la Nasa espère faire mieux que la sonde japonaise Hayabusa qui avait ramené moins d'un milligramme de matière à examiner en 2010.

Note*: OSIRIS-REx est l'abréviation d' "Origins-Spectral Interpretation-Resource Identification-Security-Regolith Explorer » (origines, interprétation des spectres, détermination des ressources, sécurité, explorateur de régolithe).

Grégoire Normand

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Commentaires 4
à écrit le 09/09/2016 à 20:42
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Qui m'étonne ils ne savent rien ce qui se passe sur terre , ils veulent savoir l'origine de la vie sur terre , c'est l'arnaque de lobby primates qui avalent d'argent des autres pays , ils volent en toutes impunité ce primates stériles .

le 10/09/2016 à 9:32
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Ce jargon tente certainement de dire quelque chose, mais quoi?

à écrit le 09/09/2016 à 14:26
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Heureusement qu'il reste encore un peu d'argent pour les investissements publics sinon ça fait belle lurette que la recherche fondamentale serait morte et enterrée mais qu'est-ce que nous perdons comme temps et argent à tout confier au privé quand mê...

le 10/09/2016 à 18:41
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le privé n'a pas envie de faire de la recherche fondamentale, c'est pas valorisable en tant que tel, trop vaste, trop éthéré. D'aucuns croient que si on besoin d'une brique fondamentale, on va y travailler, de façon ciblée (pour dépenser moins), sauf...

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