Nouveau projet français d'avion de patrouille maritime, avis de décès du programme franco-allemand MAWS
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Enfin ! Après le coup de poignard de l'Allemagne donné à la France sur le programme franco-allemand MAWS (Maritime Airborne Warfare System), Paris s'est décidé à lancer son propre programme. La Direction Générale de l'Armement (DGA) a notifié le 22 décembre à Airbus Defence and Space et Dassault Aviation deux études d'architecture de système de patrouille maritime futur (Patmar) sur la base d'un de leurs avions : A320neo pour Airbus Defence and Space et Falcon 10X pour Dassault Aviation, pour un montant de 10,9 millions d'euros attribués par étude à chaque industriel.
Comment en est-on arrivé là ? Après le lâchage de Berlin sur le missile tactique MAST-F, les Allemands avaient également torpillé quelques années plus tard le programme en coopération d'avions de patrouille maritime, pourtant lui aussi validé en juillet 2017 par la Chancelière Angela Merkel et Emmanuel Macron. C'est le Bundestag en approuvant en juin 2021 l'acquisition pour 1,43 milliard d'euros de cinq avions américains P-8A Poseidon, qui avait dynamité ce programme franco-allemand. Pour autant, a souligné la DGA, les solutions proposées par Airbus et Dassault Aviation « devront rester ouvertes à la coopération avec d'autres partenaires européens potentiellement intéressés ».
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A partir de 2030, ces nouveaux appareils remplaceront la flotte de 22 Atlantique 2 (ATL2) opérés par la Marine nationale depuis la base aéronavale de Lann-Bihoué. Airbus et Dassault Aviation devront proposer « une solution économiquement intéressante » répondant au besoin opérationnel de la Marine nationale à l'horizon post-2030. Les innovations étudiées pendant ces études pourront porter sur l'amélioration des capteurs, des moyens de communication, sur l'introduction de logiques basées sur de l'intelligence artificielle ou sur l'intégration de l'armement, notamment le futur missile anti navire. On est loin, très loin des premières études de ce programme, étudié à partir de 1977 et dont l'entrée en service opérationnel a eu lieu en 1991. Il a connu des réductions de cibles successives, passant de 42 à 28, puis 22 appareils.