L'aviation peut-elle encore susciter des vocations ?

Florine Galéron
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"J'ai choisi de devenir pilote parce que les avions m'ont toujours fait rêver. Et puis, je crois énormément en la richesse qu'apportent les voyages. Mais depuis trois ans, je me pose pas mal de questions par rapport à l'impact environnemental du trafic aérien. Cela a créé une dichotomie entre mon envie de devenir pilote d'avion et l'envie de me tourner vers du tourisme plus écoresponsable, plus durable pour essayer de réduire mon empreinte", lance Morgane Maillet, venue témoigner au Paris Air Forum, organisé par La Tribune, en partenariat avec ADP. Le tiraillement exposé par cette étudiante à l'Enac (École nationale de l'aviation civile) à Toulouse est emblématique des questionnements de la nouvelle génération d'étudiants dans les filières aéronautiques.
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Dans le sillage du mouvement flygskam (honte de prendre l'avion en suédois) initié par Greta Thunberg, le débat enfle autour de l'empreinte environnementale du trafic aérien. Et ce même si ce dernier n'est responsable que de 2 à 3% des émissions de CO2 dans le monde. Alors forcément, les jeunes engagés dans les filières aéronautiques s'interrogent.
Florine Galéron
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