Le luxe profite de la faiblesse de l'euro

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Le secteur du luxe est l'un des gagnants de l'actuelle parité euro/dollar. Parmi les sociétés avantagées par le recul de l'euro, on retrouve LVMH, Luxottica et Remy-Cointreau selon les analystes.

Comme Eads, le luxe profite de la faiblesse de l'euro. Le label "made in France" ou "made in Europe" cher aux groupes de luxe européens se révèle payant à l'heure où la baisse de l'euro dope leurs revenus libellés en devises étrangères. Parmi les grands bénéficiaires de la parité euro/dollar : le français LVMH et l'italien Luxottica.

Quasiment tous les grands acteurs du secteur profitent du recul de la devise. Soucieux de préserver la réputation de leurs marques auprès de leur clientèle internationale, ils ont maintenu une large part de leur production en Europe. Dans le même temps, ils sont allés chercher la croissance à l'international, aux Etats-Unis d'abord, dans les pays émergents ensuite.

Ainsi, LVMH , géant mondial du luxe notamment propriétaire de Louis Vuitton, des parfums Dior et le fabricant de lunettes Luxottica ou la marque Gucci (groupe PPR ) sont, aux dires des analystes, les principaux bénéficiaires du recul de la devise européenne compte tenu de leur forte exposition à la zone dollar. Pour les analystes de HSBC, ce sont Luxottica (dont plus de 80% des ventes au détail se font aux Etats-Unis) et LVMH (grâce à ses ventes de cognac) qui sont les grands gagnants de leur présence sur le marché nord-américain.

Remy-Cointreau, lui aussi très présent sur le marché nord-américain grâce au cognac, est également l'un des grands bénéficiaires de ces variations des parités de changes. En perte de vitesse en France, le cognac reste en effet très apprécié aux Etats-Unis et en Chine.

A l'inverse, les suisses comme Swatch ou Richemont ne peuvent guère profiter de la situation. Les grands horlogers helvétiques fabriquent leurs produits en Suisse et la devise helvète a profité d'un important mouvement d'achats refuge depuis l'éclatement de la crise de la dette grecque.

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